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 As time passes. | KAIRI, XION

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Princess of Heart
MessageSujet: As time passes. | KAIRI, XION   Mer 06 Juil 2011, 3:39 am

Les temps étaient interminables. Les pensées massacrantes, la vie ici, difficile. Combien de jours, déjà, avaient passé ? Elle ne pouvait en être certaine. Ici, le temps filait sans crier gare. Elle ne jugeait plus que par sa fatigue et son sommeil. Les heures semblaient si interminables. Et déjà, ayant dormi deux fois de longues heures, peut-être pouvait-elle oser croire que déjà deux jours étaient passés, écoulés si lentement et si péniblement. Déjà, elle n’y voyait que cette couleur mauve qui l’aveuglait, ne mangeait que la même chose, était prise à tourner en rond sans espoir d’avoir quelqu’un à qui parler, sans espoir que quelqu’un puisse la sortir d’ici dans un temps qui serait rapide. Pas que l’ennui la prenait. Celle-ci était plutôt mêlée à une peur incertaine de ce qui pourrait venir, une inquiétude qui durait peut-être même trop pour qu’elle ne puisse réellement l’endurer comme il le fallait. Et puis, il y avait gens étranges qui lui donnaient la chair de poule avec leurs manteaux d’un noir de jais profond. Les murs immaculés contrastaient toujours avec eux quand ils venaient, croisaient son regard et repartaient silencieusement. Personne ne lui avait encore adressé la parole depuis l’homme en rose. Les pétales restaient au sol, comme un souvenir vague de ce qui s’était déroulé il y a tout au plus quarante-huit heures. Déjà, elles s’asséchaient, donnant à l’atmosphère cette odeur prenante dont la fleur était capable, un effluve souvent prise comme rassurante, mais maintenant prenante et douloureusement macabre.

Ces étincelles rougeâtres étaient bien sa seule compagnie.

Quelle ironie. Douce ironie du sort qui la prenait dans ces moments de totale délinquance de l’esprit. Il rôdait, rôdait toujours plus loin sans plus revenir, alors qu’elle, elle restait là, dans un coin de la cellule, à regarder le mur de ses yeux azurés, sans pour autant le voir. De ses souvenirs ressortaient les yeux turquoise de Riku et les yeux clairs du jeune homme qu’elle avait croisé à Destiny Islands. Son regard perturbé. Cet air si familier et pourtant si lointain. Celui que son esprit ne daignait reconnaître plus que son cœur. Une onde désagréable passait en elle à ce souvenir plus qu’étrange. Avant que tout ne chamboule. Qu’elle soit prisonnière de cet endroit entre les mains de persécuteurs plus effrayants les uns des autres. Comme elle voulait rentrer. Retourner chez elle, retrouver son père et sa famille, ses amis. La chaleur rassurante de Destiny Islands et le si beau son de la brise et de la mer s’échouant sur la plage d’un sable tout aussi doux que du velours. Ici, même les odeurs étaient fades, les sons presque inexistants. Que des bruits de pas. Des pas souvent constants et moroses qui passaient sans même dire un seul mot. Et comment pouvait-elle même penser se sortir d’un tel cauchemar ? Si un lui avait fait comprendre qu’elle ne risquait pas de se faire tuer en sa compagnie, les autres, eux, ne pouvaient être tous du même avis que celui-ci. En plus, ses intentions semblaient mauvaises. Cet endroit en tant que tel sentait le mal, les ténèbres rôdaient comme un mince filet de fumée perceptible. Comme elle aurait aimé que cette sensation de malaise cesse. C’était bien impossible dans une telle situation.

Pas dans cet endroit.

    « I want to get out of here… »
      v.f. : Je veux sortir d'ici...


Son air déjà attristé prit une soudaine teinte de ce qui pouvait sembler être un air plus morose et boudeur. Trouver un moyen de sortir était quasi impossible. Déjà, les barrières la retenant étaient animées d’un champ de force invisible qui l’empêchait d’avancer. Alors, comment s’en sortir ? Elle n’avait aucun pouvoir contre eux, aucun pouvoir en tant que tel. Prise au piège comme une souris en cage. Ce qu’ils attendaient d’elle était justement ça. Qu’il croit qu’elle reste là. Pour se servir de lui. Elle était l’élément clé d’un piège qu’elle ne comprenait qu’à peine. Et comme elle aurait aimé le savoir. Au moins pouvoir l’avertir. Ce pauvre garçon. La détermination qui brûlait dans ses yeux avaient été si dramatique à voir. Elle soupira alors, se levant et marchant une nouvelle fois autour de cette cage, regardant chaque petit recoin et tentant désespérément de trouver une quelconque issue. Truc parfaitement impossible, quand on y pensait. Il fallait bien qu’elle s’occupe d’une quelconque manière. Des minutes entières passèrent encore dans un silence troublant et poignant. Ce qu’elle détestait ce silence. Cette solitude incertaine qui ne cessait de l’envahir. Son regard se tournait doucement vers le porte-bonheur en coquillages. Elle le regardait longuement, de cet air mélancolique, avant de le reprendre de l’endroit où elle l’avait laissé, l’inspectant longuement. Ce visage. Ce visage qu’elle y avait dessiné. De qui pouvait-il réellement s’agir ? Tant de questions, sans jamais aucune réponse. Ce personnage lui souriait doucement. Amicalement. Et elle ne pouvait se souvenir.

    « If only I could know… who… »
      v.f. : Si seulement je pouvais savoir... Qui...


Des pas la sortirent alors de sa rêverie. Des pas venant vers elle d’une manière constante et étrange. Qu’en était-il, cette fois ? Seulement l’heure du repas ? Seulement qu’un passant qui ne s’arrêterait pas ? Les pas, réguliers, approchaient de plus en plus de l’endroit où elle se trouvait. Et alors, elle serrait le Wayfinder au creux de sa paume et attendait, observait ce qui pouvait bien se passer de plus que l’habituel non-sens qu’elle vivait depuis son exil de son île natale. Ces gens étaient étranges. Étranges dans tous les sens. Ils semblaient réagir que par instinct. Semblaient dotés d’intelligence et pourtant n’avaient aucune pitié. Jamais elle n’avait vu de personnes dans le genre. C’était tout simplement insensé. Et alors que les pas rapprochaient et étaient à portée, la Princesse de Cœur avança vers les barreaux la retenant fermement dans cette pièce mauve, remarquant une silhouette s’approcher doucement. Ses yeux s’écarquillèrent alors devant la venue de cette silhouette, son cœur semblant même sauter un battement vers ce qui, pour elle, revenait du ridicule, totalement. Ça ne pouvait être possible ! Prise d’horreur, elle s’entendit émettre ce qui avait pu sembler être une exclamation étouffée.

Cet habit noir était certes familier. Cependant, le visage de cette personne l’était tout au plus. C’était… C’était Sora. Ce garçon des îles qui était venu avec la certitude qu’il la connaissait, tandis qu’elle ne l’avait jamais vu. Kairi, hébétée, regardait avec stupeur cette personne approchant, peut-être intriguée.


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MessageSujet: Re: As time passes. | KAIRI, XION   Lun 11 Juil 2011, 6:33 am

Xion :

Ce matin là, Xion n'avait pas trainé pour sortir du lit. Enfin, en même temps, il était rare qu'elle fasse la grasse matinée, étant donné que chaque journée était toujours plus remplie que la précédente, il ne fallait donc pas perdre de temps et se mettre immédiatement au travail, ainsi, le Kingdom Hearts serait rapidement complété. Ce qui voulait dire qu'elle aurait un cœur... Tout comme Roxas et certainement Axel aussi d'ailleurs. Même si elle n'avait pas encore fait la connaissance du simili à la chevelure flamboyante, la brune était sûre que c'était quelqu'un de bien, puisqu'il était un ami de Roxas... À cette pensée, la jeune fille ne put empêcher un large sourire d'étirer ses lèvres: même si elle avait vraiment très envie de posséder un cœur, d'enfin connaître la sensation que cela faisait d'en avoir un, elle désirait encore plus rendre ses amis heureux, et il lui semblait que leur offrir ''cela'' était la meilleure des solutions. Après tout, ils étaient ses amis, il était tout à fait normal, selon elle, de faire ça pour eux... Lentement, la demoiselle prit une grande goulée d'air, gonflant ses poumons au maximum. Ses paupières recouvrirent temporairement ses pupilles azurées, alors que, vêtue de son éternel uniforme noir de l'Organisation XIII, elle essayait de se remémorer ses débuts au sein de cet étrange groupuscule, rassemblant uniquement des êtres que l'on nommait simili... Mais elle abandonna bien vite ses tâches, rouvrant ses yeux et se mettant debout, ses pieds fermement ancrés sur le sol blanc de sa chambre. Machinalement, l'une de ses mains gantées de noir mit quelques unes de ses mèches derrière son oreille. Il était inutile de s'interroger sur un passé qui ne serait pas utile pour construire le futur. C'était ce qu'elle se répétait à chaque fois qu'elle essayait de se souvenir de son arrivée en tant que simili, de sa vie d'avant... Mais à chaque fois, rien ne venait... Ou les images qui dansaient dans son esprit étaient des plus floues... Trop floues pour pouvoir en tirer quelque chose. Un soupir las réussit à s'échapper d'entre ses lèvres, dont le sourire s'était fané. Ce n'était pas le moment de s'encombrer l'esprit avec de telles pensées; une longue journée l'attendait et peut-être, qu'avec un peu de chance, aujourd'hui encore elle serait envoyée en mission avec Roxas, comme il était de coutume ces derniers temps. Oui, elle avait vraiment envie de repartir avec le blond,

Un quart de seconde plus tard, Xion ouvrit la porte de sa chambre, puis la referma soigneusement derrière elle. Une fois cela fait, elle s'engouffra sans aucune hésitation dans ce couloir qu'elle connaissait par cœur. Elle le parcourait chaque matin, quand elle devait se rendre dans la salle commune pour recevoir sa mission quotidienne, et chaque soir, quand elle rentrait de ladite mission, pour bénéficier d'un repos bien mérité. Et aujourd'hui ne faisait pas exception: d'un pas décidé et calme, la N°XIV se dirigea vers la salle où tous les simili(ou presque) se réunissaient. La routine quoi...

La voilà maintenant dans ladite pièce, maintenant vide, ou tout du moins presque, puisque seul Saïx était encore là, au fond de la salle, probablement en train d'attendre les probables retardataires. Ses sourcils sombres, sous sa frange, s'arquèrent légèrement, marquant là sa surprise: était-elle en retard ? Elle qui, d'habitude, mettait un point d'honneur à toujours se présenter à l'heure... A moins que ce soit les autres qui soient arrivés en avance, bien que cela ne soit que peu probable. Pour la deuxième fois depuis qu'elle avait ouvert les yeux ce matin, Xion soupira, tandis qu'une moue quelque peu attristée se fixait sur son visage fin. Cela voulait donc dire qu'elle avait raté Roxas... Bah, ce n'était pas la peine d'être aussi ''déçue'' après tout, elle aurait très certainement l'occasion de le voir plus tard. Le plus important était maintenant d'aller voir le N°VII afin de savoir quelle tâche elle devrait remplir aujourd'hui.
À contre-coeur, la brune s'approcha du plus âgé, les yeux rivés vers le sol. Ce n'était jamais avec beaucoup de gaieté que Xion allait voir Saïx, bien au contraire même. Ce dernier était toujours en train de la blâmer pour une raison ou pour une autre. Comme si sa simple existence était une gêne, un fardeau des plus lourds. Sa présence était donc haïssable à ce point ? Pourquoi lui en voulait-il à ce point ? N'était-elle pas une simili comme les autres ? Qu'avait-elle fait pour mériter un tel traitement ? Elle n'aimait pas les regards sévères et pesants qu'il lui lançait. Bien qu'ils soient pourtant dénués de toute marque de haine ou d'aversion à son égard, ils ne la mettaient pas moins mal à l'aise, lui faisant comprendre à chaque fois à quel point elle pouvait être inutile, quand bien même elle aussi était capable de manier la Keyblade...

Secouant vivement la tête, Xion chassa ces moroses pensées, préférant rassembler tout son courage pour affronter le simili qui la dépassait d'au moins deux ou trois têtes
Durs et froids, comme à l'accoutumée, les mots tombèrent. Il n'y avait aucune mission pour elle aujourd'hui, elle pouvait donc disposer. Chose qu'elle fit, ne supportant pas le regard sévère de l'homme peser sur elle. Rapidement, elle tourna les talons et s'empressa de rejoindre la sortie, soulagée à l'annonce de sa ''libération''. Le poids qui pesait sur ses frêles épaules s'envola instantanément, chaque muscle de son corps se décrispant.

Pendant de longues minutes, la demoiselle erra dans les immenses couloirs de la Citadelle, sans croiser personne. Ses yeux bleus parcouraient les murs gris sans vraiment les voir... Elle avait tellement l'habitude de ce décor qu'elle n'avait plus besoin d'y prêter attention, ses pieds pouvaient très bien se diriger seuls, comme mus d'une volonté propre. Telle une âme en peine, elle avançait sans but réel, préférant se laisser guider par ses pas. Le couloir semblait sans fin, immense. Cette impression était sans aucun doute renforcé par le fait qu'il soit désert, ou presque. Seule la silhouette fine et sombre de Xion se dessinait, son manteau flottant légèrement derrière elle, ne faisant clairement pas attention au lieu où ses pas pouvaient bien la mener. La demoiselle était trop plongée dans ses pensées pour cela... Mais à quoi pensait-elle ? À tout et à rien en même temps, à ce que son passé avait put être et à ce que pourrait être son futur. Ses pensées se pressaient dans son esprit, l'empêchant de mettre de l'ordre dans tout ce bazar, l'empêchant de se pencher sur chacune de ces pensées...
Son regard daigna enfin se raccrocher à quelque chose de réel. Une cellule... Et il semblait y avoir du mouvement à l'intérieur. Ses lèvres s'entr'ouvrirent en un ''o'' parfait, tandis qu'un masque de surprise prenait possession de ses traits. La brune ignorait qu'ils avaient un ''invité''. Curieuse de savoir qui pouvait bien y être enfermé, elle s'approche de ladite cellule. Les bruits de ses pas avaient déjà sans aucun doute déjà prévenu le prisonnier, il était donc inutile qu'elle prenne plus de précaution quant à sa discrétion.

Il s'agissait d'une jeune fille aux cheveux auburn. Son regard bleu semblait exprimé tout un tas de sentiments tel que la surprise ou l'incrédulité la plus totale, et certainement d'autres que Xion ne parvenait à décrire. À son arrivée, l'autre jeune fille n'avait put retenir une exclamation, qu'elle avait vite étouffée. Et puis... Elle n'avait put s'empêcher de remarquer à quel point toutes deux se ressemblaient, selon elle. Plus qu'intriguée, la marionnette se rapprocha encore, quelques centimètres seulement la séparant des barreaux de la cellule, ses mains effleurant légèrement ces derniers.


« Who... Who are you..? »
Vf: Qui... Qui es-tu ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: As time passes. | KAIRI, XION   Mar 12 Juil 2011, 2:20 pm

Non. C’était impossible. Elle ne pouvait le croire. C’était bien lui. Il n’y avait aucun doute. Ces cheveux, ce visage. Les mêmes traits. Il n’y avait que les vêtements. Les vêtements différaient. C’était la seule chose. Chose qui ne semblait pas la troubler tout autant de la présence du garçon dans les fonds du château de ceux qu’elle avait considérés comme ses ennemis, qu’ils l’avaient tout autant semblé. Que pouvait-il bien faire ici ? C’était le genre de question qui ne se posait pas réellement. Mais... Déjà ? Ce semblait trop facile. Kairi était persuadée qu’il y avait anguille sous roche, qu’une certaine supercherie rôdait. Si son visage se dessinait dans une expression de stupeur et qu’elle semblait figée à voir cette personne regarder la ‘cage’ dans laquelle elle était retenue, celle-ci avait l’air tout autant surprise de remarquer que quelqu’un s’y retrouvait, approchant d’une manière lente et posée vers sa prison. D’une manière trop décontractée. Beaucoup trop. Ça ne donnait pas une impression de chercher quelque-chose. Plutôt de rôder. Rôder comme si de rien n’était. Tout cela n’avait aucune logique propre, le sens de ce qui se déroulait était si inexistant. Sora... Si c’était réellement lui, venait-il de subir une crise d’amnésie ? Venait-il tout simplement d’oublier pour faire partie de ces étranges personnages ? Elle ne pouvait trop le définir. C’était si insensé.

Et alors que cette figure familière se tenait à quelques centimètres des barreaux, ses yeux d’un bleu azuré poignant dans les siens arborant toujours cette même expression d’incrédulité, les mains gantés de l’entité venaient effleurer les barreaux, sans pour autant les voir. S’il semblait regarder au plus profond de son âme pour y déceler les secrets qu’elle y cachait, si son regard venait percer le sien, elle restait dans une incompréhension palpable. Et alors qu’elle était debout, que la cellule surplombait le mur en hauteur, regarder de haut cette personne si familière et pourtant étrangement distante, autant dans son comportement que ses propres souvenirs si flous, restait dans une certaine manière bizarre. La Princesse sentit ses genoux fléchir, ses lèvres trembler doucement, avant qu’elle ne s’agenouille lentement, sa main droite agrippant faiblement un des barreaux de la cellule, la bouche entrouverte, consternée, tandis que l’autre main serrait délicatement les coquillages qu’elle avait, quelques mois plus tôt, entrelacés ensemble. La question de son interlocuteur n’était cependant pas moins la cause de cette stupeur venant s’emparer d’elle avec un plus grand éclat que la voix. Une voix. Féminine. Son regard déjà rond prit plus d’ampleur alors que ses yeux se perdaient doucement dans les siens, à aller d’un à l’autre pendant plusieurs minutes.

Qu’importe qui cette personne pouvait être... Ça ne pouvait être Sora. Avait-il un jumeau – une jumelle ? Qui pouvait bien être cet étrange personnage ? C’était à ne rien comprendre. Les secondes passaient. Les secondes se faisaient interminables. La plage revenait dans son esprit. La plage et le sable chaud. Ses pas qui couraient dans le sable sous les remous de la mer. Le soleil brûlant. Le sourire malin de Riku, devant, lui qui avait toujours de bonnes remarques, des remarques poignantes et comiques. Tant de temps passé avec lui. Il était, après tout, son meilleur ami. Il avait quitté. Comment ? Elle ne pouvait trop le savoir. Il était parti et elle n’avait pu le revoir... Puis... Il y avait lui. Cette silhouette dont elle ne pouvait se remémorer le visage... Cette silhouette pourtant si présente, si palpable. Comme si elle avait pu l’atteindre mais que son esprit lui empêchait de faire quoi que ce soit. Cette silhouette qu’il lui donnait mal d’oublier. Cette silhouette qui semblait être une projection d’un souvenir lointain qu’elle ne pouvait même comprendre, un souvenir qui ne voulait refaire surface tandis que sa voix, qui avait été si présente, s’était évanouie dans le temps, dans les abîmes. Une voix qui avait été si portante, pourtant, autrefois...

    « I... My name is Kairi. »
      v.f. : Je... Mon nom est Kairi.


Sa voix ne fut qu’un murmure, un murmure dans lequel on décelait cette certaine ambiguïté, ce doute qui parsemait ne serait-ce que ses plus petits mouvements, ses plus petites exclamations. Si elle souffrait en ce moment de la solitude poignante qui l’avait alors prise pendant son séjour interminable dans ce monde inconnu, peut-être que sa réaction aurait été différente. Cependant... Ce ‘clone’, ou qu’importe ce qui en était de cette personne inconnue, ne semblait pas hostile. Même si elle se méfiait, elle laissait plutôt son cœur parler, ce besoin de discuter avec quelqu’un étant trop fort, malgré sa confusion, palpable dans l’atmosphère déjà lourde et d’un blanc aveuglant. Si la pièce dans laquelle elle avait été n’avait pas été de ce mauve, offrant un contraste, elle se serait cru en plein rêve – plutôt un cauchemar blanc. Ses yeux scrutaient toujours le visage curieux de cette personne devant elle. Elle se racla quelque peu la gorge, sa voix, aussi faible avait-elle pu être, quelque peu rauque par ce manque d’utilisation qui se faisait sentir. Et alors que celle-ci se serrait de plus en plus, elle ne pouvait s’empêcher de repenser à cet homme en rose et tout ce qui l’avait accompagné, autant que cet odeur de roses qui donnait un peu mal au cœur, peut-être, cependant, pas autant que cet endroit. Tout compte fait, elle était dans une situation monotone, mais ne pouvait pas penser s’en sortir. Une question restait cependant accrochée à ses lèvres. Une question qui ne cessait de serrer son cœur. La jeune fille en restait toujours aussi troublée que de la présence de ce qui semblait être celui qui avait juré la sauver, cette même personne se demandant qui elle était. La situation en tant que tel était plutôt ironique. Elle qui avait posé quelques jours plus tôt la même question à son double... C’était tout simplement étrange. Elle voulait comprendre. Jugeait que la réponse serait peut-être étrange, floue. Et encore. Elle ne savait trop à quoi s’attendre. Une nouvelle respiration. Elle inspirait doucement, le filet d’air presque inaudible, ses doigts se serrant sur son porte-bonheur, qui émettait quelques cliquetis, en s’entrechoquant.

    « But you... Who are you ? »
      v.f. : Mais toi... Qui est tu ?



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