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 Aqua

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Aqua♠ Messages : 970
♠ Présence : Tellement élevée que j'suis maintenant dans tes chaussettes... :D
♦ Monde actuel : En fuite.
♦ Objectif actuel : Retrouver Terra.
♦ Humeur : Déterminée.
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Keyblade master
MessageSujet: Aqua   Ven 10 Juin 2011, 12:42 pm

Infos' de base
Âge: 30 ans – dans l’apparence de 20;
Division: Soldat;
Rang désiré: Keyblade;
Monde natal: Land of Departure;
Monde actuel: Realm of Darkness;
Hors-jeu
Et toi, on te surnomme comment?
Mimi. ♥
T'as joué à quels KH?
Tous, sauf Coded.
Parle-moi de ta capacité de rp
Je m’adapte à l’autre, mais, souvent, j’fais entre 1000 et 1300.
Et les Final Fantasy, eux?
FFVII, FFX, FFXIII FFXIII-2, LR, CC
Aqua;
Tu sais, j'ai tout un caractère;
« You wanna be a hero too, right? Strength alone won't make you into one. »


Protectrice
Déterminée
Douce
Dévouée
Sérieuse
Responsable
Modeste
Sensible
Fiable



C'est mon passé qui m'a forgé comme je suis;
« Ven… Terra… You can rest easy. »


Terra. Seulement son nom semble donner à ma gorge une pression étouffante. J’aurais tant envie de le revoir. De caresser sa joue, de le sentir. De sentir sa présence ou même de seulement entendre sa voix. Elle semble si lointaine. Trop loin pour que les méandres de mon esprit troublé ne puisse s’en saisir. Si seulement elle pouvait s’animer, jouer de sa douce musique et de ces notes toujours semblables au creux de mes oreilles ! Pourtant, ses traits sont toujours aussi clairs dans mon esprit. Ses traits, son sourire. Ce qu’il aurait pu me dire reste gravé dans ma conscience, dans mon cœur. Ce sont des choses que jamais je n’oublierai. Il m’avait toujours semblé juste, à sa manière parfois calme, parfois plus téméraire. Les facettes qu’il montrait avaient toujours su autant m’apaiser que m’enjouer. Pour si longtemps avait-on été complices. Dans les moments plus difficiles, nous avions su tourner la page, voir le positif. Continuer de croire même prisonniers de l’abysse la plus profonde. Peut-être était-ce que moi qui le voyait, peut-être me faisais-je seulement des idées, que je me perdais dans mes pensées et mes chimères. Pourtant, notre rivalité était la force de notre amitié, nos différences soudant de plus belle nos ressemblances. Je ne sais trop ce que je serais devenu s’il n’avait pas été à mes côtés.

Nos entraînements, il y a de cela si longtemps, avaient toujours été acharnés. Nous avions partagé le même rêve depuis si longtemps. Du plus loin que je me souvienne, dans le Land of Departure, dans le temps où nous n’étions que de simples élèves sous la tutelle du maître. Eraqus. J’ai eu tant de respect pour cet homme, respect que je garde encore aujourd’hui. Il a suivi de nobles causes. Il nous a éduqué la sagesse, enseigné l’art de la Keyblade, inculqué nos plus profondes valeurs. Je lui dois tout, à lui aussi. Tout pour ce qu’il m’a donné, que je n’ai pu lui rendre. J’aurais tant envie d’honorer ses bienfaits, mais ici, je ne suis qu’une ombre parmi tant d’autres. Là-bas, tout était si clair. Le ciel était si près de nous, garni de ses nombreuses étoiles, nos guides, le cœur des autres mondes brillant doucement, ou d’un bleu azuré poignant. Le soleil réchauffant l’atmosphère de sa lumière dorée. Le blanc du palais et la beauté des environs. Les combats acharnés que nous menions avec notre Keyblade, la rumeur du vent jouant dans nos cheveux dans nos fracas, notre sourire trahissant notre complicité tandis que nous passions pour des rivaux sous les yeux de celui qui nous considérait comme ses pupilles, qui se contentait de regarder, souriant certainement intérieurement. De bons souvenirs. Oui, ces temps étaient presque parfaits.

Je me souviens encore de ce jeune garçon, arrivé il y a de cela si longtemps. Quatre ans avant la commencée de l’épopée qui nous fractionnerait à jamais, avant le point de non-retour. Comme des millions d’éclats. Disséminés. Des fragments scintillant dans un endroit lugubre et sombre. Ténébreux et sans espoir. Est-ce mon cœur, ainsi morcelé, mon esprit tumultueux, mon âme déchirée ? Si seulement je pouvais le savoir, trouver la voie, la lumière qui pourrait me guider, m’aider à comprendre. Ces pièces ainsi éparpillées, notre amitié, nos âmes en perdition, devaient-elles vraiment en finir ainsi ? De ce jeune garçon, je me souviendrai toujours de ses yeux vides, inexpressifs. Il semblait torturé par quelque-chose que nous pouvions voir. Tandis que nous entraînions, encore et toujours, il était rentré, accompagné de cette silhouette sombre qui partit converser avec notre maître. Quelque-chose de nouveau, dans ces terres, était rare, peut-être est-ce cela qui avait causé notre enthousiasme face à ce nouveau venu, à ce moment-là.

Ventus. Il était si jeune à l’époque, n’avait pas plus qu’une douzaine d’années. Nous découvrîmes celui qui allait changer nos vies ainsi. Simplement en nous présentant. Terra, enthousiaste, cependant, avait fait déborder le vase du pauvre garçon. Il était tombé, se serrant la tête, sous nos regards consternés. J’étais à son chevet durant les jours où il fut prisonnier d’un profond sommeil, ne semblant pas se réveiller. Déjà, j’étais soucieuse du sort du jeune homme. Je me posais des tonnes de questions, celles qui restaient souvent sans réponse. Il se souvenait de son nom, mais son passé restait flou. Il ne savait plus. C’est ce qu’Eraqus nous avait dit. Il était nouveau, ici, et il semblait si fragile. C’est peut-être pour cette raison que je veillais sur lui ainsi. Le jour de son réveil fut comme un choc pour nous tous. J’étais si heureuse que je m’empressais d’aller avertir Terra et Eraqus du regain de conscience dont il avait alors fait preuve. Et plus le temps avançait, plus les jours continuaient leur fil infini, plus le jeune homme reprenait force, semblant même reprendre vie. Comme si, avec son éveil, il redevenait qui il avait jadis été. Ses mémoires ne revinrent cependant pas, au grand dépit de ce pauvre petit. Elles furent cependant rapidement remplacées par l’enseignement du Maître, qui, je pourrais encore le dire comme je le disais avant, était sans faille et sûrement le meilleur que l’on pouvait obtenir.

Mon cœur se serre en pensant à tout ce que j’ai pu laisser derrière. Ventus était pour moi comme un frère. J’ai promis que je serai là, un jour, pour mettre fin à son sommeil éternel. Que j’aurai la force de lui faire retrouver son chemin dans la noirceur la plus totale. Ce ne sont pas des rêves silencieux que je tiens. Je sais qu’un jour, je pourrai le retrouver, le réveiller. Sa voix me manque tant, à lui aussi. Son enthousiasme débordant et sa foi en nous. Sûrement était-ce ce gain d’énergie qu’il nous donnait à tous qui nous rassurait. Ven. J’avais toujours été si protectrice avec lui. Peut-être par la cause simple de son âge moins avancée que le nôtre, peut-être seulement par la condition dans laquelle je l’avais connu. Qu’importe la raison, il était pour moi assez important pour que je ne veuille en aucun cas lui faire du mal ou l’emmener dans des situations qui auraient facilement pu le blesser. Son énergie fut depuis ce jour béni où il ouvrit enfin les yeux quelque-chose qui trouvait place dans nos cœurs. Le nouvel apprenti d’Eraqus se montrait à chaque jour plus compétent, tandis que nous nous occupâmes à forger avec lui un puissant lien d’amitié. De deux, nous étions passés à trois. Inséparables. Rien n’était plus puissant que cette amitié qui nous liait, à travers nos entraînements et nos escapades sous la lumière argentée de la lune, à regarder les étoiles. À nous trois, nous étions une équipe, un trio indissociable, tous poursuivi par le même but, aussi simple ait-il été : devenir maître de la Keyblade. Cette harmonie dans laquelle nous vivions ne pouvait vraiment être brisée. Les années passèrent ainsi doucement, sous l’emprise du temps qui coule entre les mondes.

Ces pensées mêmes remuent en moi des émotions que je ne peux plus contenir, qui ont été enfouies depuis des lustres que de les révéler donne un côté des plus déraisonnables. Comme si, depuis si longtemps avais-je refoulé ces émotions, je m’en empêchais toujours d’une main de fer, détermination immuable. Peut-être avais-je simplement peur de les ressentir pleinement, de me laisser engouffrer par ma mélancolie. D’autant de mélancolie peut naître la rage, cette rage qui me dédaigne par sa proximité avec les Ténèbres. Ces Ténèbres ne doivent être une arme, car elle éveille dans le cœur des gens quelque-chose qui peut tourner si vite contre nous même. Oh, je ne saurais mieux dire. Les choses que nous avons vécues par la cause de cette même énergie noire ont été des leçons que nul ne pourrait oublier. Le début de notre fléau se passait donc quatre longues années après l’arrivée de Ventus. Il y eut le calme avant la tempête. La journée même où, avec l’espoir de nous porter chance, ayant entendu parler d’un monde où poussait un fruit à la forme étoilée, j’avais fabriqué trois pendentifs ; un pour chacun de nous. L’histoire que donnait ce fruit était des plus intéressantes, tout autant que la signification de ces porte-bonheurs. On disait d’eux que ceux qui les portaient partageraient une connexion inviolable. Même s’ils devaient originalement être faits de coquillages, j’avais utilisé ce que j’avais pu trouver, du mieux que je l’avais pu.

La chance n’a pu cependant être avec nous. Le lendemain, nous passions, Terra et moi, la Mark of Mastery. Cette même chose qui sembla changer notre vie à jamais. Nous étions confiant, mais dans notre confiance, nous avions ignoré le danger qui guettait, si près. Tellement près qu’il est étrange que nous n’ayons pu sentir qu’il nous traquait. Je méprise celui qui nous a fait ça. Je méprise son plan, aussi brillant avait-il pu être. Je méprise les Ténèbres dans lesquelles je séjourne autant que le dernier souvenir que je garde de cet homme malsain. Si je n’avais su à cette époque déceler ce brin de folie jouant dans ses iris, je me sens stupide, aujourd’hui. Je ne connaissais guère cet homme, à ce moment, et bien que je ne lui aie jamais accordé une confiance folle, me relatant plus à mon Maître, l’inquiétude ne m’avait jamais alors gagnée. Elle aurait dû. Comme elle aurait dû. Peut-être que tout aurait été plus facile. S’évader du conflit aurait peut-être pu à cet instant fonctionner. Détruire le plan à sa racine. Et pourtant, nous étions tous aussi aveugles. Nous étions tous aussi sourds, car rien ne nous avait averti. Malgré le fait que je passais le test, que je devenais Maître, j’étais détruite, car mon meilleur ami, pour sa part, n’avait pu réussir, car il n’avait pu, d’une manière incompréhensible, filtrer les ténèbres qui s’étaient emparées soudainement de lui.

Ces mêmes ténèbres qui causèrent sa perdition.

Nous fûmes choqués par cette même chose. Je me souviens d’avoir été autant choquée que surprise, pour deux raisons qui étaient les ténèbres et le fait même de ne pas avoir passé. Sa peine était palpable, émanant de lui comme une aura de chagrin immense. J’aurais voulu à ce moment le serrer dans mes bras. Lui faire oublier. Sa déception était démesurée. Il n’a qu’à peine voulu nous parler, n’a fait que s’évader, nous laissant là, autant surpris qu’anéantis. Peut-être était-il normal de ne pas vouloir nous entendre se morfondre sur son sort, et pourtant… Réconforter. Ce que j’aurais aimé le réconforter. C’était tout de même un rêve qui se retrouvait brisé, fragmenté. Un rêve que nous avions tous eu depuis si longtemps. J’étais devenue à ce moment Maître, mais je ne m’en réjouissais pas. Je n’aurais pu m’en réjouir que s’il avait été nommé avec moi. Là n’était pas la plus grande tragédie qui s’abattrait alors sur nous. On nous informait tous deux alors de ces étranges phénomènes se nourrissant des énergies négatives. Il fallait les abattre. Il fallait retrouver celui qui causerait notre perte. Là s’étendait devant nous une étendue de ruines dans lequel nous commencèrent notre route, pas à pas, s’enfonçant doucement vers notre deuil. Nous étions alors si jeunes. Si confiants. Nul n’aurait pu croire ce qui allait venir. Cette plaie béante qui resterait toujours ouverte. Nous avons tellement voyagé, entre les mondes, tentant de trouver la voie, le chemin. Ven s’était enfui. D’autant que je me souvienne, ma mission avait été de le ramener à la maison. De garder un œil sur Terra. Mes rencontres furent souvent alarmantes. Une, parmi elles, eut raison de mon doute. J’espérais tant que mon ami puisse retrouver la voie vers la lumière. Qu’il soit assez fort pour combattre les Ténèbres qui le prenaient.

Il y eut Radiant Garden. L’endroit où plusieurs choses se passèrent, plus que dans les autres mondes. Où je rencontrais alors Mickey, que je sauvais une jeune enfant au cœur pur. Kairi. Je me souviendrais d’elle que par son visage et que par ce sort que j’avais mis sur elle, pour que la lumière d’un autre, dans un moment propice, puisse la sauver. Il y eut l’armure, où je retrouvais finalement Ven et Terra. Nos retrouvailles furent de courte durée, pour qu’on ne puisse à peine se voir, le tout finissant même dans un conflit. J’eus de la peine à ce moment, certaine que mes deux amis me tournaient alors le dos ; Terra découvrant que je devais garder un œil sur lui, qui se sauvait, Ven prenant son partie, me glissant entre les doigts au moment même où je lui disais de retourner à la maison. Il ne pouvait pas. Il ne voulait pas. J’étais une fois de plus laissée à moi-même. Si Radiant Garden n’était pas déjà un endroit que je ne garde pas dans mon cœur par le simple fait de ces retrouvailles difficiles, il y eut par la suite Vanitas. Ce… Ce monstre. Je n’ai d’autres mots pour le décrire tant il dégageait de lui des Ténèbres comme rarement j’avais pu en voir. Je croyais l’avoir battu. Au moment même où je venais pour enlever ce masque qui cachait son visage, il se mettait à rire, d’une manière des plus terrifiantes. Il m’avait parlé de Ven. Sa manière même de s’exprimer était en elle-même une forme d’ambigüité que je ne comprenais à peine. Semblerait-il qu’il avait un plan, celui-ci nous concernant, mais concernant en particulier Ven.

Je me résolvais à ce jour de faire ce qui serait en mon pouvoir pour les aider. Nous étions tous prisonniers, d’une certaine manière, d’une malice qui nous dépassait. À ce moment avais-je compris que quelque-chose se préparait, mais je ne pouvais en voir l’ampleur. Je ne pouvais voir ne serait-ce qu’une petite goutte de lumière dans ce voile de ténèbres. Et encore, je n’avais pu comprendre que c’était cet homme qui préparait son plan. Je n’avais su déceler cet indice qui aurait pu m’apprendre que tout ce qui se passait était relié, loin d’être que de simples coïncidences. Peut-être n’avais-je pas été naïve, mais seulement aveugle de ne pas pouvoir me rendre compte. Peut-être étais-je trop perturbée par mes propres problèmes, trop inquiète à propos d’eux, qui rôdaient dans mon esprit comme des fantômes murmurant doucement leurs aberrations en troublant quelque peu ma raison.

J’étais passée à l’île où régnait des pirates cherchant des trésors, me liant d’amitié avec un certain Peter Pan, suivant ses amis dans une quête. J’y retrouvais alors ce même garçon au masque, celui qui m’avait assommé à notre première rencontre. Face à ses paroles, ses actions, je finissais par livrer un combat sans merci avec lui, une nouvelle fois, devant un précipice. Avec chance, surtout avec chance, je m’en sortais victorieuse. J’eus même l’audace de croire qu’il en était fini avec lui. Quelle idiote. J’étais exténuée. Sûrement avait-il fui, car, après le grand noir, ce vide auquel j’avais dû faire face, je me retrouvais là, toujours vivante, sans aucune trace de lui. Je ne me doutais guère que j’allais le revoir. De cette île, je me rendais à une autre, me retrouvant envahie par une lumière, une certaine chaleur. Je retrouvais les fruits dont étaient inspirés ces porte-bonheurs. Cette île chaude où je rencontrais alors deux jeunes garçons. La lumière d’un me surpris, peut-être autant que de voir que l’autre détenait le Pouvoir. Je me doutais alors que Terra était passé par là, me résignais à ne pas donner à celui rempli de lumière cette même capacité, pour tout ce que ça avait pu causer à notre amitié, me disant qu’un seul était bien assez pour lier à jamais. J’avisais cependant le jeune garçon, de son sourire si radieux, de protéger son ami, s’il venait à s’engouffrer, un peu comme le mien, dans des allées plus sombres. Je me surprenais à penser à eux, plus que je ne l’aurais imaginé, dans ma mission. Penser et espérer.

Le chemin du retour fut ardent. Entre les mondes que je devais parcourir, je retrouvais alors Mickey, flottant dans les abysses entre les mondes, faible. Dans son seul murmure, je n’avais pu qu’entendre le nom de son Maître, à qui je m’empressais de l’amener le plus vite que je pouvais. Yen Sid semblait même m’avoir attendu. Les nouvelles qui me parvinrent à ce moment ne purent que me choquer. Ainsi apprenais-je que Xehanort était derrière la mort de mon Maître. Les nouvelles venant ensuite furent plus troublantes. Des lèvres du sage sortirent un nom qui me glaça le sang. Terra. Je m’opposais fébrilement. Je ne pouvais le croire. Des pensées de lui me revenaient alors à ce moment. Je me souviens avoir visualisé son sourire, avoir eu la gorge serrée devant ses expressions plus noires. Son visage avant que l’on ne parte. La recommandation du Maître repassait dans mon esprit comme dans un douloureux martyr. J’avais promis de lui ramener Terra. Qu’il revienne avec toutes ses capacités, pouvant prouver qu’il pouvait passer la marque. Je revoyais le moment où il partait, après notre combat, prétextant qu’il ne reviendrait pas. J’étais dévastée, hors de moi. Je ne savais plus quoi penser, tout ne cessait de me troubler. Je me souviens que les mots m’avaient abandonné et me laissaient souffrir sans que je ne puisse verbaliser.

Ainsi fis-je mon chemin vers ce qui fut notre dernière confrontation, à nous tous, comme un dernier souffle. Je compris alors ce qui s’était réellement passé, le trouble de nos maux fut éclipsé en laissant place à une anticipation froide de ce qui était à venir. Nous apprîmes alors le réel but de cet homme impur, ses intentions envers Ventus, son lien avec Vanitas. C’est en essayant de stopper ses plans que chacun de nous furent éparpillés. C’est en combattant en vain que nous finîmes par payer le prix de notre courage et de notre témérité. Je ne sais trop ce qui se passa après un combat féroce, nouveau combat, où je tentais de libérer le cœur de Ventus des Ténèbres qui l’envahissaient. Je me réveillais avec lui, dans la tour du valeureux Yen Sid, accompagné de Mickey et de ses valeureux soldats. Ventus ne pouvait se réveiller, par contre. On me dit alors que son cœur rôdait, loin, trop loin pour qu’il puisse se retrouver. Il était perdu. Et je gardais espoir, à ce moment, qu’il pourrait retrouver son chemin. Je jurais qu’il serait en sécurité. Celle-ci seule n’était cependant pas la clé. Il fallait que je puisse croire en lui. Croire qu’il puisse revenir. Et alors que je quittais, il me montrait la voie et nous retournions dans le monde qui avait été pendant si longtemps notre chez-nous. Je le découvrais complètement détruit. Et encore, je devais rester forte. Je restais forte, me souvenant des paroles sages d’Eraqus, recréant ce même monde pour empêcher qui que ce soit d’y entrer et d’en déceler ses secrets, à l’aide de sa Keyblade, honorant ainsi sa mémoire.

Le doute ne m’avait alors effleuré l’esprit que par petites pensées incertaines. Je voguais alors dans ce noir, ce noir profond, émergeant qu’à l’arrivée à ce qui avait jadis été un si beau jardin. Un si bel endroit. Je retrouvais alors cette silhouette que j’avais tant connue. Je me perdais à le voir ainsi confondu, son visage ayant tant changé. Je ne savais pourquoi, à ce moment, ça ne m’avait qu’à peine troublé, pourquoi je courais vers lui avec la certitude de revoir ne serait-ce qu’un étincelle de son sourire radieux. J’étais emprise d’une terrible Noirceur à ce même moment, noirceur alarmante dans laquelle il ne se souvenait qu’à peine qui il était, même qui j’étais. Je compris. Après ses paroles, je compris qu’il n’était plus lui. Je me prononçais alors pour la première fois dans mon rang de Maître, extrêmement déterminée à le sauver. À sauver son cœur, car il était peut-être tout ce qui me restait. Exténuée. Presque morte. Je ne pouvais qu’à peine croire que j’en sortais presque indemne. Mais lui… J’eus une peur bleue de le voir rentrer sa Keyblade dans sa poitrine, sombrer alors dans ce portail de noirceur dans lequel, sans aucune peur, je plongeais pour le rattraper.

Peut-être avais-je été idiote. Peut-être trop envahie par la crainte. Je ne pouvais pourtant pas le laisser ainsi. Au moment même où je compris, regardant le peu de lumière de la seule sortie, que je n’y arriverai pas. Laissant mon cœur parler plus que ma raison, me sacrifiant ainsi par la même occasion, sachant qu’à peine ce qui m’attendait, je laissais mon armure et ma Keyblade revenir rapidement vers la surface, me laissant sombrer dans l’abîme, une seule larme, sachant qu’un jour, même si plus de temps passerait, je retournerais réveiller Ven… Même si cela pourrait prendre plus de temps que je ne l’aurais désespérément prévu. Basculant toujours plus bas, je me reprenais à penser à Ven. Je me reprenais à penser à Terra, un faible sourire aux lèvres. Ils allaient s’en sortir. Qu’importe ce qu’il m’arriverait, eux, ils pourraient s’en sortir. Oui.

Longtemps m’ai-je demandé ce que je ferais sans eux. Suis-je réellement perdue ? Les temps semblent interminables, des lustres ont passé depuis que mes yeux ont vu de la lumière. Je rôde dans le noir absolu comme une ombre. Après ose-je me demander cette question. Je ne vois aucune issue possible à ce malheur dans lequel je ne cesse de m’enfoncer. Les années ont défilées, sable coulant dans un interminable sablier. C’est en pensant à eux que je me souviens, qu’un espoir semble renaître en moi, tandis que mes mains tiennent précieusement en leur centre ce qui avait été jadis notre talisman – qui doit toujours l’être. J’ai foi en eux, ce qui me redonne peut-être même foi en une certaine issue.



Wouloulou. ♥



Dernière édition par Aqua le Mar 05 Aoû 2014, 2:51 am, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Aqua   Ven 10 Juin 2011, 1:05 pm

Super fiche. Je te valide tout de suite ;) Même si tout n'est pas parfait, tu sais quoi faire han ? 8D Allez, bon jeu et bienvenue sur Realm of Darkness :)
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MessageSujet: Re: Aqua   Dim 12 Juin 2011, 10:43 am

:O Ça va m'a pris vingt minutes à lire ton histoire !
Bon alors, super fiche, Aqua ;) Comment on peu détester ton style d'écriture ? xD
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Aqua

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