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 Unsolved Ideas of a Distorted Guest

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Yuna♠ Messages : 67
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MessageSujet: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Lun 03 Nov 2014, 9:18 pm



YUNA&HERZLOS; DAY 62; 681WORDS; #C380FE;
LITTLE SHADOW, THROUGH THE NIGHT, WILL YOU FOLLOW ME?
Je pose ma tête contre la brique froide d’un bâtiment avoisinant, mes yeux se fermant alors que je tente de réguler ma respiration toujours un peu trop haletante. La solitude commençait à se faire ressentir trop profondément dans mes veines. Mais je pouvais tout simplement pas continuer comme ça, à paniquer! Qu’est-ce que Kimahri penserait? Il serait là, avec son gros visage sévère, à me dire que je paniquais pour rien. Oui, c’est probablement ce qu’il aurait fait. Et Lulu… Lulu, elle serait probablement en train de hocher négativement la tête. Je venais de me sortir du pire combat de matelots à vie, indemne, en plus, et je paniquais! C’était derrière moi, il n’y avait plus rien à craindre. D’une manière ou d’une autre, je me devais de rester calme et composée.

Je ne rentrerai plus jamais dans un tel établissement, en tout cas. C’est beaucoup trop dangereux! Où pouvais-je bien être tombée? Les gens semblaient être éclatés. Certains buvaient de l’alcool à même un tonneau, celui-ci vraisemblablement volé de la taverne, d’autres dansaient tandis que des camarades leur envoyaient des coups solides du plat d’une épée derrière la tête, j’entendais des coups de feu çà et là, partout, en fait, comme j’entendais des rires et des cris, des exclamations vives et des hurlements.

Des gens en rouge semblaient être en train de remettre l’ordre avec des espèces de longues armes à feu munies d’une pointe aiguisée. Ils criaient presqu’autant que les marins saouls et ça faisait presque peur. J’étais heureuse d’être en recul, d’assister à la scène de loin, invisible aux yeux de ces gens trop saouls ou trop occupés.

Cet endroit était horriblement hors de contrôle et je croyais bien que je n’allais pas trouver un seul petit bout de cette ville qui n’était pas habitée par des psychopathes. L’idée ne me plaisait certainement pas. Dire que j’avais perdu dans la mêlée la seule personne qui semblait normale! Je me demande où il est passé… Peut-être s’est-il fait prendre. Oh, j’espère juste pouvoir passer inaperçu parmi les marins, maintenant. Je n’ai pas tout à fait envie de me retrouver de nouveau devant un homme comme le barman – il avait semblé ne vouloir faire qu’une bouchée de moi. Cette mémoire me redonne de désagréables frissons dans le dos. Dans le pire des cas, je pourrai toujours m’évader, m’envoler.

Marahute m’aiderait probablement assez vite à planifier un plan de fuite.

Mais j’étais si seule. Lulu et Kimahri pouvaient-ils être quelque-part dans cet endroit endiablé?

J’espérais tant pouvoir les retrouver rapidement! Sans eux, je n’étais rien! Ils me complétaient, ils étaient mes amis et mes confidents, mes coéquipiers, mes gardiens! Oui, mes gardiens. Voilà ce qu’ils avaient toujours fait. Ils m’avaient empêché de me perdre et de me faire mal pendant si longtemps. Une vilaine nostalgie se prend à ma gorge alors que je soupire de nouveau, décidant enfin de me lever de cet endroit légèrement plus calme que les autres pour m’avancer plus loin dans la ville, sillonnant les rues et les ruelles qui me semblaient beaucoup plus silencieuses plus je m’éloignais du port. La plupart des bâtiments étaient en pierre et le tout semblait légèrement ancien.

C’était un étrange sentiment qui se mettait à m’envahir alors que je marchais plus profondément encore dans les rues. Je me sentais soudainement… suivie. Suivie?

Un frisson désagréable me fait soudainement crisper alors que je me retourne. Du vide, que du vide.

Cet étrange vide qui devient plus puissant alors que je continue de marcher, mes pas plus lents, comme si j,avais peur de tourner le coin et de faire face à un monstre.

Le sentiment persiste. Il n’est pas naturel. Instinctivement, je lève les épaules pour dissimuler mon cou, empoignant solidement mon bâton, mes doigts glissant sur celui-ci nerveusement.

▬ Hello? Who’s there…?▬ Il y a quelqu’un?

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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Mar 04 Nov 2014, 2:14 pm

Plus la lumière est puissante, plus l'ombre derrière l'est aussi.

Le ciel d'un noir bleuté, de rare nuages et une lune brillant tel un soleil. Une telle nuit, cette ville ne la méritait pas. Non, dans un trou à rat au coeur corrompu, seul le noir peut demeurer. Si la nature n'était pas aussi clémente, jamais la pleine Lune ne se serait permise d'illuminer aussi vivement ce monde. Sombrer totalement dans l'oubli, voilà ce qu'il devrait être pour ces lieux. Mais alors pourquoi cet endroit est-il encore dans cet univers? Un coeur, un d'une pureté quasi-parfaite hante les lieux. Si elle avait étée un astre elle aurait illuminé ce monde presque autant que le soleil.

Où vas-tu petite chose? Que cherches-tu? Es-tu perdue? Quel que soit tes intentions, prends garde petite étoile. La lumière attire tout ce qui est, et, plus encore, ce qui n'est pas. Plus tu marche et plus les lieux se rapprochent de ton avenir. Calme, isolée, noir et surtout, vide.

https://www.youtube.com/watch?v=X5Pppp15haE

Prends garde petite étoile, ton éclat est puissant mais ton ombre, elle, est fragile. Imagine si quelque chose viendrait à la remplacer. Après tout, la pleine lune ne laisse-t-elle pas les ombres grandir à leurs paroxysme? Attention petite étoile, ton ombre a changée. Sa taille a augmentée, ses pas suivant les tiens sont lourds et, qui sait, peut-être qu'elle commence à envier ton coeur brillant de mille feux. Y a-t-il quelqu'un? Non, il n'y a personne, il n'y a jamais eu personne et il n'y aura jamais personne. Ce n'est même pas ton imagination. Après tout, les ombres sont-elles quelqu'un? Et toi petite étoile, es-tu quelqu'un? L'es-tu vraiment ou est-ce plutôt ce que tu pense?

Soudain, les volets s'ouvrent et se ferment violemment, le vent souffle et la pierre s'effrite. Tu le vois mais tu ne le sens pas, tu ne les entends même pas. Mais hey, entends-tu cela? Entends-tu le bruit de tes pas changer? Ce bruit de métal lourd tombant sur le sol à chaque fois que tu pose ton pied. Remarque-tu comme le bruit devient toujours plus distordu? As-tu remarqué comme ton environnement perds de ses couleurs? Est-ce ta vue qui te joue des tours? La peur du noir te troublerait-elle à ce point? Non petite étoile. Ce n'est pas toi. Remarque comme tout se calme soudainement. Remarque comme tout est redevenu tel que tu avais pu le voir avant d'arriver içi. Oh mais lève donc les yeux. Les nuages, les étoiles, le froid, le ciel, où sont-ils passés? Tu ne les vois plus, tu ne les sens plus. Seul la Lune est là, imposante et illuminant pleinement les lieux. Prudence petite étoile, qui sait où est ton ombre désormais.

Et si tu te retournais? Et si tu faisais face à ton toi noir attaché au mur? Et si tu remarquais comme elle vient de bouger. Observe sa main qui est la tienne se poser sur le mur comme si elle te voyait depuis une vitre. Maintenant, et si tu fixait tes yeux sur les siens? C'est vrai ça, les ombres ont-elles des yeux? Surtout aussi rougeâtres et étherés? Quelque chose veut te voir. Que vas-tu faire maintenant petite étoile? Quoi que tu fasse, fais vite petite étoile. Ton ombre est pressée.

Plus la lumière est puissante, plus l'ombre derrière l'est aussi.
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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Mer 05 Nov 2014, 7:57 pm



YUNA&HERZLOS; DAY 62; 694WORDS; #C380FE;
LITTLE SHADOW, THROUGH THE NIGHT, WILL YOU FOLLOW ME?
C’est le vide qui vient à la rencontre de ma question, y répondant d’un souffle de vent, caresse éthérée au-travers de mes cheveux.

Le vent me paraît froid, malgré la chaleur de l’endroit. Il fait chaud, ici. Non. Il faisait chaud. Toute à l’heure, il faisait chaud, et maintenant, je frissonne. Ce n’est pas qu’un sentiment qui me donne la chair de poule. C’est l’air. Je le remarque, maintenant, malgré que ce fût si graduel : L’air s’est embrumé, il fait beaucoup plus froid. Aussi soudainement, ça semble improbable. Mais je ne vois personne, aucun mage dans les environs aurait pu lancer un sort. Ça se serait fait entendre. J’aurais entendu les glaçons se former dans les airs… non?

Je me suis stoppée dans mes pas tant que je me sentais plus apte à avancer. Je serre mon bâton contre moi comme s’il pouvait me protéger de peu importe ce qui me guettait. Quelque-chose me guettait? Non, non. Je devenais paranoïaque, je devais arrêter. Que penseraient Lulu et Kimahri? Ce n’est que mon imagination, et mon imagination est beaucoup trop fertile, elle l’a toujours trop été. J’ai beau être une mage blanche qui gagne de l’expérience tout doucement, je n’en reste pas moins distraite par toutes ces choses qui me fascinent toujours trop. N’ai-je pas lu dans maints livres trop de contes qui amènent à penser à des mythes qui sont erronés?

J’exagère, c’est la seule explication logique. Si personne ne me répond, c’est qu’il n’y a personne qui est là. C’est tout, rien de plus, rien de moins.

Je continue de marcher, mais le froid m’empêche. Ne fait-il pas plus noir qu’il ne le faisait il y a de cela seulement quelques secondes? Je ne peux être en train de me faire des idées – je vois une torche, je la vois, là-bas.

Mais elle n’émet aucune lumière.

Je vois sa flamme danser. Je la vois, mais sa lumière ne danse pas sur le mur de pierres sur laquelle elle tient, ni dans la rue, ni nulle part ailleurs! L’anormalité de la chose me percute de plein fouet alors que je me retourne vers les alentours. Même la Lune, éclairant pourtant ardemment lorsqu’elle est si pleine et si blanche, n’atteint pas le sol.

Je suis laissée à moi-même dans un noir qui me fait de plus en plus peur pour une raison des plus quelconques et tout ce que je trouve à faire, à l’instant, pour ne pas paniquer, c’est d’avancer vers la torche en espérant comprendre ce qui ne va pas.

Mais quelque-chose vient briser le silence trop profond qui s’immisce. Ce sont mes pas. Mes pas sont étrangement plus lourds, comme si je portais une armure. Et ça ne peut être les pas de quelqu’un d’autre. Je les entends alors que mes pieds touchent le sol, aussi lentement tente-je de le faire. Je me suis retournée et je n’ai vu que la rue, rien de plus que la rue, jusqu’à ce que mon regard ne croise quelque-chose qui bouge, que sursaute en me retournant vivement vers le mur opposé à la torche sans lumière.

C’est mon ombre. Mon ombre me contemple, en direction opposée à la Lune autant qu’à la torche. Elle me semble trop grande, démesurément grande. Est-ce moi-même qui m’ai donc effrayé lorsque j’ai bougé?

Non.

Non, mon ombre bouge. Ce n’est pas moi.

Ce n’est pas mon ombre.

Sa main atteint le mur, semble chercher à m’atteindre et je suis prise du plus horrible des frissons lorsque mes yeux se figent sur les deux perles rougeâtres dont l’ombre dispose.

Je n’ai pas le temps de faire quoi que ce soit d’autre. Prise de panique, je regarde frénétiquement les alentours et je m’élance, une course folle contre mon ombre entre les rues de cette ville qui m’est inconnue.
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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Ven 07 Nov 2014, 9:09 am

Dans un ciel où les étoiles n'ont pas d'éclat, se perdre est facile içi bas.

https://www.youtube.com/watch?v=4t4SZE6HXX4

Pourquoi cours-tu petite étoile? Crains-tu ton propre reflet? La véritée sur ce que tu apelle "soi" t'effraie tant que ça? Ou peut-être est-ce simplement le fait de voir ce qui se cache au fond de toi se manifester? Quoi que ce soit, si tu devais craindre ton ombre, tu aurais dû le faire depuis qu'il s'est attaché à ton coeur, comme ta chair et tes os. D'aillleurs, prends garde petite étoile, il est facile de perdre ces même os et cette même chair. Il suffirait d'aller au-delà de la limite humaine pour revenir à ton état premier. Mais peut-être est-ce que c'est ce que tu veux. Redevenir un simple coeur aux multiples éclats.

Observe où tu vas petite étoile, il est facile de se perdre dans cette abysse. Attention où tu mets les pieds, les rues deviennent tantôt des collines tantôt des fosses. Sauras-tu nager dans cette mer de roche petite étoile? Tu pense que cela n'est pas normal, mais un tel éclat venant d'une étoile l'est-elle plus? Ne cherche plus de points de repère petite étoile, la torche perds de sa couleur et les bâtiments se distordent. Mais n'ais pas peur petite étoile, tu n'es pas seule à vivre ce cauchemar. Regarde. Ton ombre est partout sur les murs et le sol. Regarde comme elle tente de te rejoindre désespérement. Analyse comment elle frappe et tente d'enfoncer les surfaces autour de toi.

Attention à ne pas te cogner la tête petite étoile. Cette taverne n'était pas collé au plafond la dernière fois. En tout cas, tu n'as pas à craindre de tomber dans une impasse. Regarde comme les maisons semblent fondrent avant de rejoindre le sol que tu foule. N'ais pas le vertige petite étoile. Maintenant ta route te mène au-dessus de la citée maritime. Regarde comme tout est plus lumineux en bas. Regarde toute ces petites étoiles briller et s'éteindre plus bas. Toi aussi tu as envie de rejoindre les constellations, n'est-ce pas? Tu cherche à trouver le bon sens mais est-ce que le sens existe? Où cela te mènerais? Te prendrais-tu pour un soleil? Non. Tu vogue dans un univers vide de direction et de sens, comme le font toute les étoiles.

Oulà, arrête ta course petite étoile. Encore un peu et tu aurais trébuchée. Mieux vaut être prudente sur cette pente qui descend. En vois-tu le fond? C'est difficile de voir au loin sans lumière même pour une étoile. Attention à ne pas rebrousser chemin. Tu tomberais dans le même gouffre mais de dos. Ce serait dommage de voir un éclat faillir aussi tôt. Ne pleure pas sur ton sort petite étoile. N'entends-tu pas ce bruit d'oiseau? On dirait un aigle. Cela ne te rapelle rien? Qui sait, peut-être y a-t-il quelqu'un d'autre d'appeuré au loin. Encore faudrait-il avancer dans les profondeurs. Devant ou derrière, choisis la pente que tu souhaite. Ou pas, fais comme tu le sens. Tu es une étoile et tout le monde sait qu'il n'y a pas de direction fixe aux astres. Tu as peur de franchir le pas de trop? Tu l'as déja fais en courant petite étoile. Prends garde à ne pas te faire mal, tu sais ce que le trou noir attends les étoiles mourrantes. Au moins ton ombre commence enfin à pousser la pierre du sol au loin. Bientot, tu continueras la route avec de la compagnie. Quoi que tu fasse, fais vite. Ton ombre est vraiment préssée.

Dans un ciel où les étoiles n'ont pas d'éclat, se perdre est facile içi bas.
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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Sam 08 Nov 2014, 1:34 am



YUNA&HERZLOS; DAY 62; 696WORDS; #C380FE;
LITTLE SHADOW, THROUGH THE NIGHT, WILL YOU FOLLOW ME?
Cours. Cours. Cours. Je dois me sauver je dois me sauver je ne peux pas la laisser me prendre j’ai tellement peur qu’elle m’agrippe qu’elle m’attire qu’elle me tue.

Ce n’était pas infondé. Ce n’était pas de la paranoïa. Je le sens au plus profond de mes os, je le sens au plus profond de mon cœur, c’est fondé, cette peur est fondée et elle veut ma mort, je pourrais le jurer sur tout ce que je connais et sur tout ce que je pourrais connaître, elle veut ma mort.

Il n’y avait rien de bon dans ces yeux. Il n’y avait rien de bon dans cette main qui tente de sortir de sa prison dimensionnelle, dans ses doigts aquilins qui se plient comme pour faire des griffes, de grandes griffes qui ne veulent que percer ma peau.

Mais voilà que dans ma course je ne fais que rencontrer ses doubles, partout à la fois, qui martèlent leurs poings contre les murs et contre le sol, sous mes pas, qui tentent de m’agripper à chaque fois que ma botte frôle le sol pour ne serait-ce qu’une seule seconde.

Viennent dans l’air les cris que je n’arrive pas à étouffer et les halètements de ma course folle. Je crois tomber, plusieurs fois je crois que je suis sur le point de m’effondrer et je ne me repends qu’à la dernière minute pour continuer, continuer dans un monde plus noir encore, plus froid encore, où il ne semble plus avoir de lumière, où il ne semble plus avoir de ville, ni de rues. Tout semble fondre devant mon regard et tout disparaît. Il n’y a que moi, moi et le vide, moi et ce bruit sourd qui se transforme en un silence pesant.

J’ai cru crier à l’aide sans que ma voie ne se percute contre aucun mur, sans que ma gorge n’émette un son et je me suis sentie paniquer plus alors que le constat ma percuté.

Mes pas ne font plus aucun son après seulement quelques minutes et je me sens comme si je volais dans les airs, que je courais dans le vide.

Et c’est ce même vide que je retrouve sous mes pieds quand je croyais y voir de la roche quelques secondes avant.

Où suis-je?

Mais surtout, où est-elle passée? Où est mon ombre? Où est ce monstre qui me traque?

Tout est si noir… C’est trop noir, beaucoup trop noir. Je ne vois plus. Oh, je ne vois plus rien.

Mes yeux s’emplissent de larmes tant la panique me prend au ventre alors que je continue. Je sens mes narines chauffer sous la pression de l’air trop froide et mes poumons s’assécher, mon cœur battant la chamade criant presque pour que je m’arrête, mais je ne peux pas, je ne peux simplement pas arrêter.

Mais mes jambes vacillent; je m’arrête et me retient de mon bâton devant une rue beaucoup plus sombre que la première. Elle vacille devant mon regard, incertaine, sinueuse. Noire. Tout est si noir, mais la noirceur en son intérieur me semble beaucoup plus vive, beaucoup plus effrayante. Et ces sons qui proviennent de partout et de nulle part à la fois… Non! Je ne peux pas m’arrêter! Je ne dois pas céder. Je dois continuer de courir, si non, elle me traquera et m’aura.

J’ose regarder derrière moi pour ne voir que mon ombre qui est là, partout à la fois, qui frappe sur la pierre. La surprise m’agrippe alors que je la vois sortir et se propager au sol comme de la brume – comme un liquide, elle s’infiltre entre chaque fissure du sol et s’approche.

Mon cœur se serre. Mon souffle se coupe.

Deux pas de reculons avant que mon dos ne frappe un mur qui n’était pas là quelques secondes avant.

Regard de gauche à droite.

Une nouvelle rue.

Je m’y enfonce au pas de course, sans prendre le temps de reprendre mon souffle.
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Heartless
MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Lun 10 Nov 2014, 9:47 am

"Mais je n'ai nulle envie d'aller chez les fous" Fit remarquer Alice.
"Oh! Vous ne sauriez faire autrement" dit le chat "Ici, tout le monde est fou. Je suis fou, vous êtes folle."
"Comment savez-vous que je suis folle?" demanda Alice.
"Il faut croire que vous l'êtes" répondit le chat "Sinon, vous ne seriez pas venu içi.


Lewis Carroll- Alice aux pays des merveilles

Allez petite étoile, plonge plus profondément dans ce que tu es. Allez viens, tout est tellement plus beau en bas. A moins que ce ne soit en haut? Ou peut-être que c'est nulle-part? Cela te dirait-il d'aller à nulle-part petite étoile? Non? Tu veux continuer à fuir. Tu t'obstine encore à trouver le bon sens, le bon chemin, celui qui t'emmènera loin de toi-même? Pourquoi veux-tu faire ça? Tu ne te plait pas à cotoyer ton reflet? Tu préfère voguer içi et ailleurs j'imagine. Oh mais qu'est-ce qu'on raconte, ça n'existe pas ça. Pas ici. Maintenant tu viens de prendre ton ticket vers un voyage unique comme tu n'en auras probablement jamais vu. Allez continue ta route, continue de courrir pendant que d'autres veulent te voir. As-tu la moindre idée du nombre de jours sans qu'ils aient vu ne serait-ce qu'une seule forme de vie pouvant parler? Simple, jamais. Ils sont impatients de croiser la vie pour la première fois. Une petite minute, "ils"? Ton ombre est-elle plusieurs personnes ou une seule? Il faudra le lui demander tiens. Mais pour ça il faudrait que tu arrête de courrir.

Les murs sombrent dans le noir, les batiments qui t'offrais une surface sur laquelle marcher commencent à tomber dans le vide intérsidéral. D'ailleurs où est passée la ville d'en bas? Où ont passées toutes les autres étoiles? Bonne question, mais, entre nous, on s'en moque. On est tellement bien plus haut. Plus de torches, plus de murs, plus de sol et plus de plafond, tu devrais être contente maintenant, ta vue est pleinement dégagée. Comment ça tu ne vois rien? Mais bien sûr que si tu vois quelque chose. Tu ne remarque pas cet aigle d'or plus loin? tu ne le vois pas briller d'un éclat proche du tiens? Tu entends son cri? Tu le reconnais j'en suis sûr. Allez, suis-là, ton ombre vous rejoindra bientôt.

Continue de marcher dans le vide. Mais marcher est-il le bon terme? Tu ne peux pas marcher quand tu n'as nul sol. M'enfin, pour une étoile ça ne devrait pas poser de problèmes hein? Les étoiles ne marchent pas, elles ne volent pas, elles tournent sur elles-même. Tu ne comprends pas comment tout cela est possible? Tu es confuse? Ne t'en fais pas, bientôt, très bientôt tu auras une réponse. Pour l'instant continue ton chemin, ou pas d'ailleurs. comme d'habitude tu as le choix, comme toutes les étoiles. Allez suit ton ami l'aigle. Regarde comme elle t'as reconnue, regarde comment elle souhaite t'aider. Suis la nouvelle lumière, petite étoile. Allez, va t'amuser.

Oh mais jette un oeil au loin. Les maisons, les ruelles, les torches, la lumière, tout ça, tu peux le voir au loin. Comme cet aigle est utile n'est-ce pas? Tiens, maintenant elle part au loin en éclaireur. Après tout, on n'est jamais trop prudent. Cela te fais du bien de voir autre chose que le néant, j'en suis sûr. On t'avais bien dis que tout était plus beau içi. Maintenant, va rejoindre ton oiseau petite étoile. Tu verras on va s'amuser. Dommage que ton ombre ne soit pas encore arrivée. Pas grave, il suffit d'être patiente. Allez, approche donc de la grande place. Certes il n'y a personne mais tu entends sûrement les bruits proches. Une fête se prépare et tu es invitée.

Tout est paisible là-bas, le feu réchauffe les coeurs, l'odeur de la nourriture excite les sens et la lumière colore les lieux comme jamais auparavant. En plus il y a un très grand feu au centre de la grande place. On dirait que les participants de la fête préparent le plat de résistence. On dirait de la volaille géante avec des oeufs non moins grands à ses cotées. Mais, chut. Entends-tu cette musique? Non, tu ne l'entends pas, tu la sens. Reconnais-tu cet animal qui, semble-til, n'as pas encore été complétement vidée de ses organes? Allez petite étoile, lâche-toi! Içi personne ne te jugera! Bienvenue chez ton toi! Chante avec toi-même!

Au clair de la lune,
mon ami Marahute,
Prête-moi tes dernières plumes,
Et aussi ta peau, pour écrire un mot,
Mon étoile est morte,
Je n'ai plus d'éclat,
Ouvre-moi ton coeur,
Pour l'amour de dieu.


Ca ne rime pas mais, cela as-t-il de l'importance? Bien sûr que non. On est là pour déguster. Oh et entends-tu ce bruit de métal? Oui, oui oh oui. Tu n'es pas folle petite étoile. Tous les invités vont bientôt venir. Regarde! Ton ombre est la première arrivée! Regarde, elle a ouvert un passage depuis le sol pour te rejoindre. Et si on s'amusais tous les deux en attendant que nos autres amis viennent? Mais, c'est toi qui décide petite étoile. C'est TA fête après tout. Quoi que tu fasse, fais vite. Ton ombre est arrivée.

"Mais je n'ai nulle envie d'aller chez les fous" Fit remarquer Alice.
"Oh! Vous ne sauriez faire autrement" dit le chat "Ici, tout le monde est fou. Je suis fou, vous êtes folle."
"Comment savez-vous que je suis folle?" demanda Alice.
"Il faut croire que vous l'êtes" répondit le chat "Sinon, vous ne seriez pas venu içi.


Lewis Carroll- Alice aux pays des merveilles




"Étranges troubles de ma mémoire. Je vois des choses que je n'ai jamais connues. D'autres mondes et d'autres galaxies...Ténèbres...Les éclairs me paraissent noirs, l'obscurité me paraît lumineuse. "
H.P Lovecraft-"Celui qui hantait les ténèbres"

Requiem's Sanity-Herzlos theme 1

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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Lun 10 Nov 2014, 11:30 am



YUNA&HERZLOS; DAY 62; 670WORDS; #C380FE;
LITTLE SHADOW, THROUGH THE NIGHT, WILL YOU FOLLOW ME?
Une rue, d’autres rues. Un labyrinthe de rues. Elles ne cessent de disparaître. Je suis de nouveau projetée ailleurs, je suis ailleurs, ailleurs même de l’endroit où j’étais avant. Je n’arrive plus à réfléchir; je n’arrive plus à rien faire de plus que de courir, mais je manque de souffle.

Ce sont des halètements qui s’enfuient de la barrière de mes lèvres.

C’est la peur qui me tiraille et mes poumons s’enflamment. J’ai extrêmement mal, mais qui sait ce qui pourrait m’arriver si je m’arrête?

Si je m’arrête, il n’y aura peut-être plus rien, plus rien que ce monde trop noir et effrayant. Je ne veux pas sombrer. Je ne peux pas sombrer.

Alors je cours. Je cours jusqu’à ce que mon souffle me lâche, jusqu’à ce qu’un puissant cri, un cri, je le reconnais, tonne dans mes oreilles.

Des éclats de plumes dorées sous la lumière inexistante. Elle paraît divine dans la noirceur, une lumière dans les ténèbres, ses yeux orangés brillant autant que ses merveilleuses plumes. Mon souffle se brise alors que je tente de prononcer son nom, je n’ai plus assez de voix pour dire quoi que ce soit – depuis combien de temps suis-je en course folle?

Marahute, où vas-tu? Ne me laisse pas. Ne me laisse pas! Laisse-moi aller avec toi, je ne veux pas être seule. Ne me laisse pas seule ici avec mon ombre qui me traque et qui m’agresse et qui veut ma mort.

Mais elle est déjà partie. Elle est partie, mais je la suis, je reviens sur Terre, je pars des étoiles et du noir pour me rendre là où la lumière naît. Je suis de retour. Je suis de retour, ou le suis-je réellement? Je ne sais plus, j’ai du mal à le savoir, à le comprendre. Je suis dans un vide flou et invraisemblable, palpablement réel.

Je ne vois plus ses plumes nulle-part quand j’arrive.

Seulement une musique.

Une musique qui malgré la joie qu’elle exhibe me laisse dans une appréhension certaine. Je ne peux pas m’en être sortie aussi rapidement que ça, c’est impossible. Et Marahute…

Marahute n’est pas revenue. Les gens ne sont pas là. Ce sont des ombres, eux aussi, ils n’ont rien de réel. Sont-ils là? J’ai cru entendre des voix, partout autour, mais il n’y a personne.

Et j’arrive, je sors d’un couloir pour m’approcher de la lumière seulement pour être confrontée à une vision d’horreur. Ces ombres absentes, ces gens qui ne sont pas réellement là, ces gens sans visage, ils…

Non. Non.

Non, ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être en train d’arriver.

Marahute… Est-ce pour ça que tu n’es pas revenue?

Tu… Tu.

J’avais serré mon bâton dans une main, je l’ai fermement planté au sol. Ma main glisse dans mon cuir chevelu, se serre en poing contre les filaments brunâtres, tirés doucement. Je m’effondre au sol, mes genoux tremblants m’empêchant de rester debout plus longtemps et je crie. Je crie d’horreur. Je crie du mal que ça me donne de la voir ainsi. Je crie. Je pleure. J’en peux plus. J’en peux plus.

Et l’ombre qui arrive et qui se matérialise devant moi elle est là elle est là bien vivante et elle s’approche. J’ai senti mon cœur se serrer, j’ai senti ma raison défaillir, de nouveau. J’ai voulu me cacher derrière mon arme, j’ai voulu me relever, mais rien n’y faisait.

Je n’ai que pointé mon bâton. J’ai pointé mon bâton vers ce démon alors que d’autres arrivaient autour comme si le confronter allait me sauver mais je défaillais ma voix tremblait. Je tremble, j’ai peur, je suis terrorisée.

▬ Get… Get away! Leave me alone!▬ Va… Va-t’en! Laisse-moi tranquille!

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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Dim 30 Nov 2014, 7:34 am

Les étoiles parmi les étoiles ne donnent que peu de lumière et pas d'avantage de chaleur - Charlie Chaplin (1889 - 1977)

Te voilà enfin petite étoile! Qu'est-ce que tu as dû être impatiente que l'on se croise enfin hors de nos domaines respectifs. ton ombre t'aurais imaginé bien plus...accueillante. Mais qu'importe! Ce n'est pas une raison pour ne pas pouvoir bel et bien commencer la fête. Après quelques pas, voilà que tu veux la stopper avec un batonnet bient étrange. On se ressemble et pourtant ton ombre ne peux pas m'empêcher de pencher la tête sur le coté. Pourquoi on s'en irait? Pourquoi tu voudrais être seule alors que tu commence à perdre les pédales en voyant un pauvre pigeon rôti. C'est qu'un oiseau voyons! Qu'est-ce que ça vaut comparé à une petite étoile? Rien, justement! Mais bon, au moins tu es pleine de peur. Si tu savais à quel point c'est bon pour ma santé.

Oh ton toi noir n'arrive même plus à me contrôlez, oh attendez...Jamais elle ne s'est contrôlé! On en a pas besoin, ni içi ni maintenant ni plus tard ni avant. Peu importe l'ordre. En bas ou en haut, à droite ou à gauche. D'aileurs on est dans quel sens par rapport à la terre? Au Sud? Au Nord? A l'ouest ou à l'Est? Aucune idée mais pour refuser de faire la fête tu dois être complétement à l'Ouest. Et pendant que tu ne sais plus dans quelle direction nous sommes, elle continue de te regarder comme si sa tête allait tomber. Et là je me dis "Et si on continuais à s'amuser en pleine fête?" tandis que ton ombre ressemble à un grand gugusse avec une corne cassée puis à une brune et enfin à un blondin à l'air crétin. Car oui, même sans visage il doit en avoir l'air. Et puis, à force de réfléchir elle relève la tête et je me retourne devant tous invités qui viennent d'arriver. Regarde, ils sont comme moi, comme toi, comme eux, ils ressemblent à tout le monde et à personne. Soudain, comme s'il était l'heure, il s'assemble tous depuis le sol et vienne devant nous. Sors alors un faisceau de lumière , puissant et aveuglant. Dès lors, après un instant de réflexion, ton ombre se pose une simple question. Vas-t-on manger avec un couteau ou à la main? Mais quelle question! Bien sûr que je vais manger à la main! Ca fait tellement longtemps que je ne l'ai pas fais de cette manière.

https://www.youtube.com/watch?v=qPPhythhoes

Maintenant, ton ombre plonge dans le pillier lumineux. D'un coup, tu as l'impression que tes pieds brûlent. Mais si, ah mais non en fait! Ce n'est pas juste tes pieds. C'est ta lumière même qui brûle. Elle a mal, elle a perdu quelque-chose d'important. C'est vrai ça, où est passée ton ombre? Si tu savais à quel point tu aurais dû le remarqer bien avant. Ca doit bien faire quelques bonnes heures que tu n'en a plus. Mais maintenant... C'est finis petite étoile. Il est temps petite étoile. Rejoins toutes les autres étoiles dans les étoiles. Quoi que tu décide de faire, inutile de faire vite ou non. Je suis là désormais.

Les étoiles parmi les étoiles ne donnent que peu de lumière et pas d'avantage de chaleur - Charlie Chaplin (1889 - 1977)




"Étranges troubles de ma mémoire. Je vois des choses que je n'ai jamais connues. D'autres mondes et d'autres galaxies...Ténèbres...Les éclairs me paraissent noirs, l'obscurité me paraît lumineuse. "
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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Ven 12 Déc 2014, 12:12 am



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Ma raison défaillit aussi vite que ma raison s’effrite. Mon bâton tremble dans mes mains alors que je le tiens devant cette chose d’une poigne incertaine. Ma voix m’a fait mal à entendre. J’aurais voulu pouvoir être menaçante. J’aurais tellement voulu pouvoir m’en sortir, lui montrer que je n’ai pas peur, même si c’est faux, c’est faux, c’est totalement faux et j’ai mal de croire tout ce qui se passe. Mes yeux s’embrument des larmes de terreur qui s’échappent et coulent et les violentes palpitations de mon cœur me laissent le souffle court.

Si cet ombre avait eu des yeux et un visage, j’aurais pu apercevoir un sourire. Je suis certaine qu’elle me sourit, que je me souris, d’un sourire dément et non-proportionné. J’imagine et je divague, je divague trop loin, j’hallucine. Je viens de perdre mon amie, ou l’ai-je réellement perdu? Ces ombres veulent ma mort et je suis seule à les confronter, une solitude qui m’avale et qui me tue lentement. Je sens la mort qui plane au-dessus de ma tête.

J’aurais tellement aimé les revoir avant de partir. Ça ne peut pas se finir comme ça. Non, ça ne peut tout simplement pas.

▬ Get away!▬ Va-t’en!

J’agite mon bâton sans plus de conviction, comme pour inciter la créature à me laisser tranquille, même si je sais, au plus profond de mon être, que cette simple action n’en sera pas assez. Ils approchent. Ils sont tous là et je suis toujours par terre, incapable de bouger. Je recule, vainement, laissant ma robe se tacher sur le sol rocailleux et humide.

C’est à ce moment que l’ombre se métamorphose. Devant mes yeux écarquillés, sa forme grandit et prend de plus amples épaules; une queue pousse derrière et une tête féline apparaît. Une tête féline à la corne brisée, restant quelques secondes avant de reprendre une forme féminine, plus courbée, plus élancée. Mes gardiens. Mes gardiens qui n’ont pu être là. Je suis seule, terriblement seule et mon cœur se serre à ce constat, tout juste avant que la forme n’en prenne une autre. Tidus. Pourquoi?

Pourquoi me torturer, là, maintenant, pourquoi me remettre en tête le visage de ceux que j’aime si ce n’est pas pour qu’inconsciemment je leur dise adieu? Je ne peux pas me résigner, pas maintenant, mais que puis-je faire?

Un cri de surprise.

Une lumière aveuglante vient envahir l’espace, un faisceau de quelques secondes. Je sens mon corps brûler un instant et ça m’arrache une plainte douloureuse alors que mon ombre sombre dans la lumière et y disparaît, faisant disparaître celle-ci du même moment.

Une ombre plus imposante se matérialise à la place de celle-ci, les autres semblant disparaître pour ne laisser qu’elle. Une armure. Une armure et une simple ligne rougeoyante au milieu de son casque. Mon souffle se coupe et mes mains se figent. Mon bâton se tient droit devant la masse qui ne tardera pas à s’approcher. Je dois penser. Je dois faire quelque-chose. Je ne peux plus courir. Mais que dois-je faire?

Désespérément, je tente un sort basique de protection. La lumière jaillit faiblement de mon arme avant de m’entourer, doucement, mais elle explose, s’arrête dans une étincelle. Non, non! Pourquoi est-ce que ça ne fonctionne pas?!

Je ne peux pas m’arrêter. Je réessaye. Encore.

▬ This can’t be happening! Come on! Work!▬ C’est pas possible! Allez, fonctionne!

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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Mar 16 Déc 2014, 8:47 am

« Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie la vérité, puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie. »

de Michel Foucault - Extrait de Maladie mentale et psychologie


Petite étoile, dis-moi, connais-tu l'ouroboros? Ce cycle infini, celui qui se mord la queue en permanence? Celui causant sa propre douleur à lui-même pour l'éternité? Tu t'en moque? Pas ton esprit, pas ton instinct de survie. Ce "toi" que tu t'es inventé n'est plus là pour te protéger, ni toi ni tous ces fragments d'imagination que tu apelle "ami". Ici, pas de magie, pas de lumière, pas de ténèbres, bienvenue dans ce que l'on apelle "la réalité" petite étoile. Tes petits tours ne marchent pas, ils n'ont jamais marchés et ne marcheront jamais. Tu ne peux pas te défendre, défendre n'existe pas et n'a jamais existé. Pourquoi tu pleure? Tu as peur? La peur n'existe pas. Ce n'est qu'une réaction provoqué par ce tas de chair qui te sert de prison. Pourquoi tu t'exclame? Tu es surprise? Tu n'as aucune raison de l'être. La lumière révèle l'ombre selon sa taille et tu le sais, tu l'as toujours su mais tu n'en a rien fais. Mais maintenant tu es un surplus de lumière dans ce "tout". Tu comprends maintenant? Il est l'heure de régler cela, petite étoile. Je vais même te faire une fleur fannée petite étoile, écoute le son résonnant dans ton être. Tu vas pouvoir entendre une dernière fois.

https://www.youtube.com/watch?v=HhwWAciO6F4

"Look into my eyes"
traduction:
 

Laisse-moi donc te prendre ce bâtonnet, il n'existe pas içi. Regarde, s'il était réel je ne l'aurais pas brisé de mes deux doigts. ... ... ... ARRETE DE PLEURER ET DE T'EXCLAMER BORDEL!!! C'EST FINI, FINI!! TOUT EST FINI MAINTENANT!! OBLIGEE DE TE PRENDRE PAR LE COUP POUR QUE T'ARRETE DE GIGOTER...Calme toi maintenant...Tu sais ce qu'il t'attends après tout...Tout est tellement plus beau quand on "sait"... Maintenant...Regarde moi maintenant... ... ...J'AI DIS REGARDE MOI!! TU VOIS CES YEUX!! OBSERVE-LES!!... ... ... ... ... ...Tu vois ça? Oui petite étoile, c'est "toi". Oui tu le vois d'içi. Ce gros sac de muscles, d'os et d'organes c'est ce que tu as cru être... hmm? Où es-tu? OU ES-TU?! MAIS COMMENT ON PEUT ETRE AUSSI CONNE!! REGARDE AUTOUR DE "TOI". TU VOIS CE GOUFFRE SANS FIN?...Oui c'est ce que tu es vraiment. Ce que tu t'es cachée à toi-même...Un pauvre petit éclat blanc dans un gouffre noir sans fin. Cet éclat, c'est ce famux "toi" le vrai. Maintenant, laisse moi prendre ton front de ma main et maintenant laisse ton "faux toi" me regarder dans les yeux... Bientôt l'éclat va disparaitre, TU vas disparraitre petite étoile... MAIS NON!! IDIOTE! JE TE MENS! T'AS CRU AVOIR LE LUXE DE NE PLUS ETRE? TU VAS RESTER DANS CET ETAT! TON "TOI" JE VAIS L'ARRACHER LUI ET SA LIBERTEE PUIS IL NE RESTERA PLUS QUE CE FAUX TOI. Maintenant, le noir va prendre la place de ce faux toi et quand à toi, laisse-moi t'ôter tout ce qui fais de toi une étoile. Tout sauf ce que tu hais, tout ce que tu crains, toute ta panique et tout ton désespoir. Ressens-le, nourris-toi en et apprécie-les, c'est tout ce que je t'autoriserais à ressentir et penser... Laisse ma marque se poser sur ton front.

Quoi que tu décide de faire, bah! Tu ne peux plus rien faire, l'ourouboros t'attends. J'en ai terminé.

"There will be no Tidus now"
traduction:
 

« Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie la vérité, puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie. »

de Michel Foucault - Extrait de Maladie mentale et psychologie




"Étranges troubles de ma mémoire. Je vois des choses que je n'ai jamais connues. D'autres mondes et d'autres galaxies...Ténèbres...Les éclairs me paraissent noirs, l'obscurité me paraît lumineuse. "
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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Ven 19 Déc 2014, 9:54 pm



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What have we done? Running around the Sun for so long…
It reminds me of a dream;
What's behind us?!



Sur ses lèvres, il y a l'ombre d'un sourire, l'ombre d'un soupir qui s'évade doucement alors que la vie s'éteint, que de ses doigts un filament s'évade, de la poitrine d'un homme à une fiole, l'aspect translucide de la lumière incapable de s'échapper.

Elle est prise d'une magie profonde alors qu'elle se voit enfermée dans la fiole, refermée habilement des doigts gracieux de la belle. La Dame a encore une fois frappé, laissant derrière elle un nuage de brume dans lequel elle se fond, s'évadant dans les ombres pour disparaître, laissant l'homme mort et sans lumière, sans un cœur qui n'est pas incomplet, fracturé.

Sans aucune lumière et sans espoir, il était mieux d'être laissé à sa mort plutôt que de vivre sans Lumière.

Aucun mot ne fut prononcé par Aisling alors qu'elle le plongeait dans son dernier sommeil. Sa lumière servira à une plus grande cause qu'il ne pourrait imaginer; la reconstruction et la salvation d'un monde en entier, d'un peuple, d'une famille depuis longtemps décimée par la décrépitude. Ses yeux d'opale avaient regardé les siens alors qu'ils perdaient la vie, que ses derniers souffles étaient comptés. Jusqu'au dernier, elle l'avait accompagné dans cette douce mort sans douleur, refermant ses paupières de ses doigts avant de disparaître.

Elle s'était aventurée sur les toits afin de cibler une potentielle victime, afin de retrouver une lumière à enfermer, ajoutant à sa collection, celle qui, elle l'espérait, pourrait remettre à son monde le cœur qu'il avait besoin afin de revenir.

Quelques minutes de plus, s'était-elle dit, disparaissant dans les ombres des bâtiments, réapparaissant derrière les cheminées, se mouvant sans le moindre bruit, sans le moindre mouvement du vent aux alentours, une danse qui lui était familière, même totalement naturelle. Quelques minutes et je retournerai, hors de Port-Royal, loin dans Tortuga, de retour dans mon antre. D'autres potions l'attendent, des concoctions qu'elle a commencées quelques jours avant, lorsque Noctis s'en était allé, remarquant le manque cruel de potions de guérison qu'elle possédait. Demain serait une autre journée – et elle avait tout le temps du monde pour terminer son objectif.

Mais un bruit.

Un cri. Un cri d'horreur.

Ce n'est pas normal. Pas ici. À Tortuga, un cri d'horreur parmi les balles qui volent et parmi les pirates se saoulant aurait pu passer pour quelque chose de totalement naturel – mais pas ici. Pas ici, au milieu de la nuit. Port-Royal était particulièrement silencieux dans ce genre de moments – l'endroit parfait où chasser ses victimes insoupçonnées. Mais pas ici. Une lumière intense suit l'exclamation, elle la perçoit dans les ombres alors qu'elles s'en voient affectées aux alentours.

La curiosité est un fort vilain défaut, mais elle a le temps de s'arrêter un moment. Au Diable l'autre cible qu'elle traquait, elle attendra bien une minute ou deux de plus, le temps qu'elle investigue, qu'importe ce qui arrive. La voilà près du bord d'un toit duquel elle est réapparue, avançant lentement pour ne pas se faire repérer. Étrange pulsion de Ténèbres. Lumières ambiantes et dérangées – facilement ressenties. Mais il y a autre chose. Quelque chose qui la trouble soudainement. Comme… un manque. Elle n'arrive pas à l'expliquer, pas encore, mais alors qu'elle s'avance, qu'elle contemple ce qui se passe, ses mouvements se stoppent soudainement.

Une fille. Et une créature. Une créature ténébreuse. Un Heartless? Et alors qu'elle s'est avancée, elle croise soudainement les yeux de la jeune femme qui, dans un soudain regain de conscience, la remarque et l'implore.

Elle l'implore. Elle l'implore avant de repartir dans un cri qui glace le sang alors que l'entité la retient par la gorge.

Peut-être dans ses yeux avait-elle vu quelque chose qui lui rappelait sa propre personne. Peut-être que, entre ses cris déchirants et entre la détresse qui submergeait le moment, elle retrouvait la sienne, un sentiment profond de vide qui submerge, une profonde indignation se mêlant à une souffrance sans pareille. Qu'importe ce qui défile dans l'esprit de la Dame de Brume, rester impassible, laisser cette jeune fille à son sort – si jeune encore, si innocente, inexplicablement lumineuse – n'était pas une option. La mort. La mort la frapperait beaucoup trop tôt et elle ne peut pas la laisser se tourner vers cette souffrance qu'apportent les ténèbres, les ténèbres qui envahissent son corps et la laisse dans un profond vertige menant vers une démence certaine et vers une horrible torture. Non. Si l'espoir est la substance dans laquelle elle baigne, elle doit y rester. Si la lumière est son monde, alors de la laisser aux ténèbres serait cruel.

Si ses yeux s'arrêtent un instant sur la substance lumineuse de la fiole, ça ne dure qu'un temps. Un temps où ses mains se resserrent sur le précieux verre, l'entourant complètement de la paume alors que ses doigts l'enlacent et tremblent, frustration soudaine, ses yeux fermés, sa tête baissée, expression illisible sur son visage de porcelaine. Aisling soupire.

Sa main libre glisse de la portion de toit, ses doigts pénétrant habilement dans une des nombreuses poches de son habit, en ressortant une autre concoction; les deux fioles, aussi petites, n'avaient aucun mal à tenir dans sa main gauche.

▬ Time to work some magic.▬ Il est temps de faire un peu de magie.

Murmure inaudible alors que son corps disparaît dans les ténèbres, l'ombre d'une torche sur le mur se reformant en la sienne alors qu'elle réapparaît au-dessus du spectre, retenant toujours la jeune femme, plaquée sur le mur, la main gantée de l'entité sur son cou; ses ongles entrés dans le métal de l'armure glissant dans des tentatives vaines de s'en sortir.

La gravité l'apporte alors que ses doigts se délient des potions et qu'elle les écrase par terre – lumière jaillissant dans un éclat monstrueux, planant dans l'atmosphère en particules illuminées, vapeur d'eau luminescente. La signature de sa potion de brume est bien présente – elle pèse dans l'atmosphère, immuable et surtout persistante. Aisling met le pied sur le sol, sa personne cachée par la lumière, ironiquement, elle-même se fondant dans la brume.

Elle espère seulement que ça en valait la peine. La lumière, profonde lumière d'un cœur qu'elle avait extirpée, mêlée élégamment à la brume, l'aveugle et l'irrite – le manque d'ombres dans la substance enveloppant les ruelles est tout aussi déconcertant. La Danseuse des Ombres devra se contenter de cette lumière envahissante si elle veut mener à bien cette tâche qu'elle s'est donnée.

Si elle a visé juste, la créature devrait au moins avoir été repoussée momentanément de sa cible. Et en se faufilant dans la brume pour les atteindre, elle espère que c'est le cas…
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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Ven 26 Déc 2014, 5:19 pm

Le désespoir n'a pas d'ailes,
L'amour non plus.
Capitale de la douleur (1926)



Bientôt, très bientôt tout sera noir. Un noir avec une seule lumière hors de ta portée. La petite étoile est désormais vouée à devenir un trou noir. Rejoint toutes les autres qui t'ont précédées. Plus rien n'empêchera ce destin. Mais, soudain, un éclat vient détruire toute une oeuvre. Une fois de plus, la lumière s'en va pérsécuter l'ombre. Rompre cet éternel cycle naturel n'est que pur blasphème. La lumière m'a peut-etre dissous le bras tenant l'étoile éteinte mais l'ombre n'a ni forme ni vie, telle une hydre, elle revient plus grande encore. Disparaissant et laissant l'étoile sans éclat, la brume s'est encore plus intensifiée.

Mais, maintenant, je t'ai vu. Qu'espère tu donc faire? Depuis quand te crois-tu digne de jouer avec les étoiles comme des armes? Ton acte était inutile. Oser utiliser les éclats en se croyant dans son bon droit. Un jour ou l'autre, tu devais t'y attendre. Ce jour est arrivée. Le sommet de la chaine alimentaire vient réguler le cycle de la chasse. Tu ne nous vois pas, la brume t'aveugle comme tout le monde. Mais soudain, tu le sens sur ton cou. Un bras, notre bras. Il t'empêche de bouger. Dans la fumée, tes yeux organiques ne sont capables que d'apperçevoir notre visière. Mais....Nous regardons...Nous croyons avoir trouver une autre étoile, hérétique et insolante mais étoile tout de même. Pourtant, tout ce que nous regardons et aggripons n'est qu'une arme à en devenir.

Relâchant notre emprise, nous quittons la brume. Tu ne nous apperçois plus, tu ne nous sens plus mais tu la vois. Oooh oui tu la vois. Ne trouve-tu pas qu'elle a désormais une ressemblance avec toi? Oh bien sûr vous avez encore le temps avant de devenir jumelles mais...le temps c'est de l'argent et elle est bien pauvre. Maintenant, plus d'ombre, plus de lumière et plus de fumée. Il n'y a même pas de sons et pourtant tu nous entends.

"Nothing last"
Traduction:
 


Oh mais tu sais de quoi je parle. Tu sais à qui cela s'adresse et toutes tes potions n'y feront rien. Bientôt, nous aurons la garantie d'avoir un nouveau vide dans cet espace que vous appelez monde. Mais...Sauras-tu ouvrir les yeux avant qu'il ne soit trop tard fausse étoile?

Quoi que tu fasses, c'est inutile. Le sort en est jeté. Nous sommes déjà partis, et toi?

Le désespoir n'a pas d'ailes,
L'amour non plus.
Capitale de la douleur (1926)




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Aisling♠ Messages : 73
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MessageSujet: Re: Unsolved Ideas of a Distorted Guest   Dim 28 Déc 2014, 11:51 pm



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Aussitôt la brume enclenchée qu'un violent bruit de chute se fait entendre et sa gorge se serre. Elle est tombée. Sa ruse a fonctionné, mais elle est tombée par terre et de la hauteur où il la tenait, elle pourrait très facilement s'être brisé quelque-chose et la pensée lui est glauque alors qu'elle s'avance encore. Brisée soudainement dans son élan par une main métallique qui s'agrippe à son cou, à peine quelques secondes après. Aisling sursaute, suffoque, une puissance ténébreuse se faisant sentir contre son cou, lui donnant un haut le corps, une envie de vomir avant que ses yeux ne captent un reflet rougeoyant qui la fige sur place. Elle aurait tenté de lutter, tenter de rattraper sa dague dans sa poche, mais elle s'arrête, incapable de faire quoi que ce soit. Son souffle est coupé et elle n'a aucun moyen de le retrouver – de tenter de lutter est impossible.

Et elle se sent relevée, quelques pouces seulement au-dessus du sol avant que l'armure ne la laisse tomber comme elle a laissé tomber la jeune fille un peu plus tôt, mais elle reprend son équilibre; une main pâle et tremblante sur son cou.

Rien ne dure, murmure la voix, dans un grondement métallique qui résonne au plus profond de son être.

Et ce frisson dans son cou, comme si elle était observée, reste bien présent, trop présent, habitant ses moindres mouvements. Rien ne dure… Mais que veut-il dire? Qu'est-ce que ça peut bien signifier? Et sa gorge se serre. Sa vie entière défile devant son regard trop pâle. Rien ne dure, répète la voix dans son esprit. Les ténèbres affreuses s'immiscent dans son être. Un jour, elle mourra, et cette simple pensée la plonge dans une profonde détresse. Aisling serre le poing, fermant un moment les yeux. Concentre-toi.

Mais se concentrer sur quoi? Les ombres sont dissimulées ailleurs, loin, inexistantes. Les Ténèbres restent, cependant, malgré la lumière. Les ténèbres dans lesquelles elle s'engouffre sinueusement pour tenter une approche avec la jeune fille, mieux la localiser quand ses yeux opalescents n'y peuvent rien dans cette lumière insupportable. Elle continue d'avancer à pas hésitants. Elle n'est pas trop tard, l'ombre est disparue. Il ne reste qu'elles, deux âmes perdues devant un gouffre. Si son seul repère reste les ténèbres qui affluent de partout dans cette lumière dense et brumeuse, elle se perd dans un blocage insoupçonné alors qu'elle tente d'entrer en contact avec elle. Ses yeux s'ouvrent presque aussi vite qu'ils se sont fermés et ses sourcils se froncent, un frisson désagréable passe dans son échine. Elle se mord la lèvre inférieure, moment de silence avant que de ses lèvres siffle une expiration.

▬ Something's… something's horribly wrong.▬ Quelque-chose ne va pas… pas du tout.

Elle n'arrive qu'à peine à distinguer ce que ce sentiment peut bien vouloir dire. Elle est là, tergiversant dans un maelström de lumière trop forte et aveuglante, cherchant la main de cette pauvre fille qu'elle vient d'extirper des griffes de la Mort. Est-elle trop tard? Aurait-elle pu stopper son acharnement si elle était arrivée plus tôt? Les Ténèbres ne peuvent l'avoir tant conquis, pas en si peu de temps. Il y a encore espoir, un petit espoir qui reste et qui scintille dans cette noirceur trop dense.

Quelques pas encore avant qu'elle soit plus près, qu'elle commence à la distinguer. Inconsciente. Non, elle n'est pas inconsciente. La pauvre semble dans un profond état de transe, son corps secoué de violentes convulsions, son souffle envahi de tressaillements. Si elle l'avait été, son corps en entier aurait été immobile: ce n'est pas le cas. Elle le voit se mouvoir et cette vision même est assez pour la troubler. Plus qu'elle ne l'était déjà.

▬ Are you all right? ▬ Est-ce que ça va?

Question parfaitement stupide. Question dont elle connaît déjà la réponse, mais qu'elle n'a pu empêcher de laisser s'échapper. Elle se tait presque aussitôt, s'approchant de plus belle de la jeune fille qu'elle entend souffler difficilement l'air de ses poumons visiblement endoloris. Elle peut que trop bien imaginer sa gorge serrée et sèche, que trop bien imaginer ses tremblements sans les voir, sa peine, sa souffrance, sa terreur. Ne l'avait-elle pas vécu, seulement quelques jours avant?

Bien sûr, sa seule réponse est une sorte de gémissement incompréhensible, un hoquet, un souffle se coupant. Ça la pousse à agir, à vaincre sa propre brume pour finalement l'atteindre. Elle se baisse, à genoux, continuant son chemin doucement vers la jeune fille qu'elle entend encore pleurnicher dans l'écho tordu de la ville.

Et alors qu'elle étire son bras dans sa direction, ses doigts frôlent les siens. Sa main pâle, soudainement en contact avec des phalanges tremblantes et froides, s'accroche: ne t'inquiète pas, je ne te laisserai pas partir. Et sa main s'agrippe désespérément à la sienne, une étrange embrassade se formant entre leurs doigts alors que la Danseuse des Ombres empoigne son bras de sa main libre, la tirant vers elle doucement. La brume les dissimule encore. La brume sera là pendant plusieurs jours encore, luminescente, étouffante. Sa main dans la sienne se veut rassurante, même si le contact lui paraît étrange, aucunement familier. Elle la sent s'accrocher à elle, la sent trembler contre elle alors que, hésitante pendant une fraction de seconde, sa main qui l'avait tirée vers elle s'engouffre dans sa chevelure chocolatée, la caressant doucement.

▬ Shhh… It's okay. Everything's going to be okay. Don't worry. Don't worry, énán, I will take care of you. I won't let anything happen to you. I give you my word.▬ Shhh… Tout va bien. Tout va bien aller. Ne t'inquiète pas. Ne t'inquiète pas, petit oiseau, je prendrai soin de toi. Je ne laisserai rien t'arriver. Je te donne ma parole.

Elle n'est pas dans l'état de lui répondre. Elle le sait, prend son souffle qui se calme tout doucement comme un signe de son apaisement, de son consentement. Sa main glisse doucement de la sienne alors qu'elle se positionne sous ses genoux, l'autre main solidifiant sa prise dans son dos alors qu'elle la soulève, non sans trembler, sans grimacer des douleurs toujours présentes après deux jours.

▬ Now, come on, we'll be there soon. You'll be safe with me. I promise.▬ Allez. On sera là bientôt. Tu seras en sûreté avec moi. Je te le promets.

Il lui suffit de quelques pas de danse, alors que la brume les entoure et que les ténèbres les habitent, un court moment, avant qu'elles ne disparaissent de la rue de Port-Royal.
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Unsolved Ideas of a Distorted Guest

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