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 Aisling ∇ Beware the shadows and their hidden poison.

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Aisling♠ Messages : 73
♠ Présence : Élevée
♦ Monde actuel : Port-Royal
♦ Objectif actuel : Ne pas perdre l'esprit; reconstruire Solaria.
♦ Humeur : Ténébreuse
♦ Munny : 217

TU SAIS QUI JE SUIS ?
♣ Pureté du cœur:
1/100  (1/100)
♣ Inventaire:
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Shadow Dancer
MessageSujet: Aisling ∇ Beware the shadows and their hidden poison.   Dim 26 Oct 2014, 2:28 pm

Infos' de base
Âge: En apparence une vingtaine d’années. Son âge réel demeure un mystère;
Division: Mages;
Rang désiré: Shadow Dancer;
Monde natal: Solaria;
Monde actuel: Port Royal;
Hors-jeu
Et toi, on te surnomme comment?
L’Univers me surnommera comme il le voudra. Tant qu’il y a du thé.
T'as joué à quels KH?
Tous, sauf Coded.
Parle-moi de ta capacité de rp
C’est bien différent compte-tenu de l’inspiration.
Et les Final Fantasy, eux?
Une liste non-exhaustive comportant FFX, la trilogie XIII, FFVII, Crisis Core et quelques autres.
Aisling;
Tu sais, j'ai tout un caractère;
« Et mon amour meurtri, comme une chair qui saigne,
Repose sa blessure et calme ses névroses. »


La Nuit n’éclairera point de sa lune blanchâtre mon cœur noir, tout comme le soleil aura peine à réchauffer ma peau et mon âme.

Incomprise, elle erre dans les ténèbres et danse dans celles-ci sans problème, une feuille dans le vent, elle est intouchable, imperceptible. Immaculée, elle porte du blanc parce que son cœur en est démuni, sans devenir un monstre ou se considérer comme un de ceux-ci.

Elle n’hésitera pas à vous tuer si vous venez à contrecarrer ses plans. Ses méthodes sont cependant subtiles et imperceptibles, malgré que, si elle reste une force silencieuse, elle s’avère extrêmement douée pour maintes choses dont on n’aurait jamais soupçonné la nature.

Il faut dans les environs de neuf ans pour maitriser un art. Elle en maitrise plus d’un aisément, malgré que plusieurs failles se présentent à elle. Elle est faible et ténébreuse, parait forte, mais ne l’est pas. Fleur fragile, ses épines sont cependant mortelles.

Elle se dote depuis des années d’une grande misanthropie. Cette haine découle du désir de pouvoir qu’a l’homme, comme prisonnier des griffes de celui-ci. Son cœur est rongé de remords et de frustration, ses souvenirs lourds de rancune. Elle vit dans une solitude profonde et pour un seul but qu’elle tentera d’atteindre par tous les moyens. Ses intentions sont bonnes, ainsi, mais les stratagèmes utilisés pour les atteindre ne le sont aucunement.

Elle ne fait plus confiance, car la douleur de le faire est trop grande. Elle balaye l’amour de son cœur, car celui-ci n’y a plus sa place et ne ferait que la heurter. Peut-être pourra-t-elle aimer une fois que tout sera rétabli. Sa vie n’en est plus une, car elle vit que pour une seule chose et ne se stoppera aucunement jusqu’à ce qu’elle l’aura atteint.



C'est mon passé qui m'a forgé comme je suis;
« Et voici que les lys, la tulipe et les roses
Pleurent les souvenirs où mon âme se baigne. »


Solaria.

Je me souviendrai toujours de la beauté de ce monde. Une beauté naturelle et intouchée, impénétrable, ou alors l’avais-je cru. Je me souviens encore des couchers de soleil sur les grandes plaines, l’horizon sous les vagues inexistantes, miroitantes de l’océan, et, au loin, la subtile silhouette du centre du royaume se définissant doucement au pied de la montagne.

Jamais je n’aurais cru que cette vue m’aurait tant manquée. Elle me semblait acquise, bénigne. Elle faisait partie de mon quotidien. Il n’en est plus rien, cependant. Peut-être, un jour, puis-je espérer revoir les premiers rayons du soleil levant toucher délicatement la cime des montagnes alors que la brise caresse l’herbe, la faisant subtilement danser, comme nous dansions, d’une danse qui nous est tout aussi innée que celle donnée par la nature aux éléments nous entourant, leur chorégraphie lumineuse contrastée par notre propre et funeste valse.

Nous sommes allés trop loin. Nous avons poussé les limites de ces sombres forces desquelles notre énergie découlait afin de se démarquer, se définir de plus belle malgré nos accomplissements antérieurs. Les ténèbres étaient beaucoup trop prenantes, notre monde, beaucoup trop faible pour les contenir.

C’était destiné à arriver, tôt ou tard. Mais encore…

Jamais je ne pourrai pardonner son inconscience.

Si seulement ils avaient écouté. Si seulement il avait écouté, alors peut-être n’en serions-nous pas ici, là, partout épars entre différents royaumes qui ne nous sont aucunement familiers. Aucun endroit n’est plus convenable, aucun endroit ne sera réellement à la hauteur d’être considéré comme notre chez-nous. À jamais fracturés, nous tentons tant bien que mal de retrouver nos racines, en vain.

Sauf si un jour je transcende hors de ce qui nous retient afin de reconstruire ce que nous avons tous perdu.

Notre monde. Notre chez-nous.

Il me manque terriblement.

Peut-être est-ce là la raison de mon acharnement. Peu m’importe, maintenant, tant que je peux vivre pour voir le renouveau que j’attends depuis si longtemps.

__


Au sein des Shadow Dancers, je m’élevais au statut de conseillère – celle du chef comme celle des autres membres de notre famille. Si le grand chef se tenait au-dessus de toutes les factions du clan, j’avais pour ma part une affection particulière pour la guilde des Assassins. Bien que plusieurs me considéraient dans la guilde des Assassins comme un mentor, je ne l’avais jamais été explicitement proclamée. Conseillère, certes, mais aussi la plus influente des alchimistes. Plus d’une vingtaine d’années à pratiquer le métier m’avait donné une certaine notoriété. J’étais celle que l’on venait voir pour l’ultime antidote comme le plus mortel des poisons. Je guérissais les maux comme j’en créais de nouveaux, un cycle inlassable de mort et de réjuvénation. Mon art s’est toujours fait dans la plus grande des subtilités, s’opposant grandement aux techniques plus brutales de mes congénères. Je n’affectionne aucunement les bains de sang comme je trouve répugnante l’idée de briser une tierce personne afin d’arriver à mes fins. Le corps doit demeurer intact afin que je considère la chose bien faite – autant soit-il que, imperceptible, mon art n’en reste pas moins fatal. Je conçois utiliser des armes et des tactiques violentes quand il y a nécessité, mais jamais dans un autre cas où ma vie ne serait pas en jeu.

Je ne tue jamais en vain comme je ne tue jamais des victimes au hasard. Chacune doit avoir une importance. Tous mes contrats doivent en valoir la peine, d’autant du fait que la moindre de mes victimes se retrouve elle-même vidée d’une partie importante de son essence – celle qui la définissait le mieux. Ainsi mes ingrédients ne sont pas composés seulement d’éléments de la nature. Bien que ces éléments en soient primordiaux pour plusieurs de mes concoctions, les plus puissantes demeurent celles faites à partir des désirs, des valeurs et des émotions les plus fortes des malheureux qui sont tombés sous mon poison.

J’ai embouteillé l’âme pure comme l’âme au dessein le plus néfaste. J’ai embouteillé la mélancolie comme la tristesse et la joie, l’entêtement et la passion. Certains, cependant, restent tout aussi flous que leur création. Je ne suis toujours pas parvenue à emprisonner l’amour dans un flacon, ce sentiment, aussi instable soit-il, demeurant difficile à contenir, mais tout au moins impossible à créer sous outre mesure.

Plusieurs vivent pour leur art. Je vivais pour le mien – pour verser l’âme même de ce qui définissait une entité vivante et la contenir au creux d’une fiole afin créer, encore et toujours, un nectar plus somptueux que le premier. Bien que cette passion réside toujours et me tienne occupée, il n’en reste pas moins que mon inventaire est beaucoup moins large qu’avant le déroulement de notre perte.

Stupide. C’était pour le moins stupide.

La mégalomanie de notre chef me laisse encore en ces temps un gout amer à la bouche. Pourquoi vouloir tant d’un royaume qui était déjà le nôtre? Si le Roi régnait officiellement sur celui-ci, nous en avions les rennes officieux – rien ne se passait sans le consentement de la guilde malgré tout ce que le roi aurait pu faire pour la stopper. Tous nous vénéraient. Tous nous craignaient. N’était-ce donc pas assez?

Ça ne l’aura jamais été. Le monde devait lui appartenir et non seulement d’une manière officieuse. Le roi et ses manières trop douces en étaient bien assez pour rompre sa patience, celle-ci déjà écourtée par de longues années à ruminer sur tout ce qui était arrivé. Ce n’était pas le bien de la guilde qu’il voulait, mais sa satisfaction personnelle, son absence laissant une plaie profonde dans son cœur baignant dans les ténèbres. Même le souvenir de sa défunte femme, son reflet prenant à travers son fils et ses actions si contradictoires aux siennes n’ont pu le contenir. Malgré mes moindres conseils et malgré toutes mes intentions, il nous avait déjà condamnés.

Peut-être que le pire fut que malgré mon désaccord je consentis à l’aider. J’aurai toujours une haine inévitable envers moi-même pour l’avoir fait – mais je n’aurais jamais cru que quelque chose d’aussi drastique aurait pu se produire, malgré mes craintes qui s’avéraient bien ancrées pour penser au pire. Que le pire soit ça… Jamais je n’y aurais cru.

Une danse disgracieuse, toutes les guildes en cœur, participant à laisser sombrer le royaume. Tous nous craignaient – leur crainte était extrêmement bien fondée. Le danger que nous représentions était réel, palpable. Une fois nos ténèbres canalisées, nous pouvions causer le plus grand des maux. C’est ainsi que notre plan s’était échafaudé et que nous avions convenu de la danse parfaite pour prendre le royaume comme étant le nôtre. Nous avions toujours fonctionné avec la peur et c’est avec celle-ci que nous allions triompher – ou ainsi pensaient-ils.

Nous avions dansé pendant des heures, laissant les ténèbres nous envahir comme elles envahissaient l’atmosphère, remplissant nos poumons, s’infiltrant dans nos veines, s’extirpant de nos gestes. En cœur, nous avons créé ce malstrom, celui qui, immanquablement, nous détruisit.

Nous avions causé la perte d’un monde. Notre monde tombait en ruines, tranquillement, ne laissant derrière lui que des fragments instables. Beaucoup moururent. Je ne peux compter combien d’entre nous se sont perdus dans les ténèbres pour ne plus jamais revenir, leur âme consumée d’une manière irréparable.

Le royaume fanait comme nous. Il n’en fallut pas plus que quelques fractions de seconde pour comprendre ce que nous avions fait – nous avions que quelques heures tout au plus pour agir. Et alors que le peuple fondait sous les ténèbres qui ne leur était pas d’usage, que le roi mourrait sous la cruelle lame du chef, nous perdîmes ce que nous avions de plus cher. J’eus tenté en vain de garder avec moi quelques-unes de mes fioles et de mes incantations, embouteillant par le fait même une pincée rocailleuse du monde avant de m’engouffrer comme les autres dans les ténèbres. Chacune des guildes fut séparée – chacune effectuant les mouvements de sa propre danse afin de s’éclipser à jamais de l’endroit afin de rejoindre les ténèbres.

Dix ans encore et je peine à retrouver les traces de chacune d’elles. Elles sont toutes dissimulées, éparses entre les mondes. Nous ne formons plus un tout complet, seulement quelques unités disséminées se retrouvant par des danses diverses nous permettant d’accéder aux différents mondes. Qui aurait cru qu’il y en aurait plus qu’un seul?

Et quelle ne fut pas notre surprise alors que nous nous retrouvions projetés dans un monde différent du nôtre? Seuls les grands avaient accès à cette information, une information qui était primordiale : celle qui menait au cœur du monde, caché lui-même d’une serrure dissimulée dont personne ne savait l’existence. Ça, je ne le saurais que bien plus tard lors de mes maintes recherches entre les mondes où je découvris les secrets de ceux-ci.

Ils avaient besoin de moi. Je me souviens de leur désarroi quant à notre isolement des autres, quant à la perte de notre monde. Mais tout, tout était beaucoup trop pour moi. J’étais dans un état lamentable : je ne sais encore comment mon corps a survécu à un tel afflux de ténèbres. Encore aujourd’hui, seulement quelques enchantements me tiennent encore en vie, retiennent mon cœur des ténèbres languissantes qui volent en moi lentement mon dernier souffle. Ils avaient besoin de ma guidance, de mes conseils, et, pourtant, je n’étais plus en mesure de leur donner cette même nécessité. C’est en rassemblant mon courage et encore quelques ingrédients que je m’éclipsais alors pour ne jamais revenir, quelques semaines seulement après notre arrivée.

Faible, trahie. Je me sentais loin d’être moi-même. Une rage fulminante habitait mon être et m’empêchait d’avancer, m’empêche encore aujourd’hui de retourner vers ceux que je considérais ma famille. Ils avaient jadis ma loyauté. Elle s’est depuis longtemps affaiblie pour ne laisser que cette rancune profonde qui me ronge. Je ne peux plus faire confiance en ceux qui un jour me sont tourné le dos, peut-être ceci étant la chose la plus égoïste que j’aurai faite.

Oh, si seulement ils avaient écouté. Si seulement j’avais pu être en mesure de les arrêter. Mais rien ne peut réparer le passé et je vis chaque jour dans le remord des choses que j’aurais pu faire, sans jamais que je puisse accomplir quoi que ce soit. Ces faibles réminiscences me hantent encore maintenant.

Je mettais pour la première fois le pied dans le monde qui m’accueillerait pour dix longues années, m’installant dans un coin reculé d’une ville : Port-Royal. Celle-ci n’avait rien de somptueux : logeant des matelots de toutes sortes, beaucoup étaient des escrocs, des soulons comme des meurtriers et des voleurs.

Je venais à peine d’arriver que déjà je me sentais à ma place.

Des années durant, j’ai tenté de trouver un moyen de sauver notre monde tout en ne stoppant jamais de faire ce pour quoi j’avais gagné ma réputation. J’ai tué plusieurs et laissé ma marque, recevant ainsi plusieurs sobriquets de la part des marins. Les années passèrent et je demeurais toujours introuvable aux yeux des Shadow Dancers. Peut-être, encore aujourd’hui, cherchent-ils ma trace. Toujours, mon monde rôdait dans mon esprit. Il ne pouvait être déchu pour ne plus jamais revenir. Je pensais pouvoir le ramener. C’est quelques années après sa chute qu’un plan s’échafaudait tranquillement dans mon esprit : un monde sombré dans les ténèbres pourrait bien revenir grâce à la lumière. Mais laquelle? Mon cœur était rongé par les ténèbres. Même dans les plus sinueux des chemins de celui-ci, il n’en demeurait pas moins dénudé de toute lumière.

Mais… extirper l’essence des gens avait toujours été ma spécialité. Arriver à faire de même pour extirper la lumière d’un cœur comme on en extirpe l’essence ne devait être aucunement complexe.

De trouver les bons ingrédients, la bonne dose, ne me prit aucunement de temps. Depuis longtemps, j’avais maitrisé mon art et bien que mes premiers essais furent vacillants, je fus finalement en mesure d’embouteiller l’outil tant convoité. Leur lumière brillait d’une manière grandiose. Mais encore, je ne sais combien de cœurs je devrai épurer afin d’obtenir l’essence qui me permettra de recréer Solaria. Je ne sais pas si un jour j’y arriverai.

Si seulement il y avait un moyen d’accélérer le processus…



ce truc était trop long à écrire fml
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