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 An Ice Cream After Work

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MessageSujet: An Ice Cream After Work   Mar 16 Avr 2013, 5:49 pm



An Ice Cream After Work

Zexion & Claire "Lightning" Farron



Quel était cet étrange phénomène ? Comment se faisait-il que le soleil de Twilight Town semblait s'être immobilisé à l'heure de son coucher ?
Zexion s'était souvent posé la question lors de ses nombreuses missions dans l'imposante cité, mais pour la première fois, il avait pris le temps de s'arrêter afin d'y songer plus clairement. Était-ce un quelconque sortilège ? Une illusion ? Ou bien le soleil ne se couchait vraiment jamais ? Beaucoup trop de question et personne pour lui répondre visiblement, au vu de l'insouciance et de la jovialité naturelle des habitants.
Du haut du toit où il s'était posté, prêt de la place du Tram, là où les commerces étaient nombreux, le numéro VI observait les passants qui rentraient chez eux, les marchands qui défaisaient leurs étalages ou fermaient leurs stores, certains rentrant quelques panneaux publicitaires et d'autres traînant de vieilles charrettes aux roues grinçantes. Sous la chaleur de cette fin d'après midi, des enfants de différents âges courraient dans les ruelles, visiblement encore insouciant de la journée qui s'achevait pour eux, du moins jusqu'à ce que leur parents ne les rappellent à l'ordre. La bonomie de cette ville avait toujours surpris le Nobody qu'il était. Savait-il seulement que par delà le ciel orangé et parfois rougeoyant de leur chère ville, existait d'autres mondes, d'autres peuples, d'autres personnes. Savait-il seulement qu'il y avait de nombreux dangers qui les attendaient ? Certains peut être, mais ils gardaient toujours le sourire. Leur absence d'instinct les rendait même presque aveugle, incapable de distinguer la forme humaine au long manteau noir qui les observait comme un rapace, attendant son heure. Des humains bien étrange pour l'ancien apprenti qui avait bien du mal à les comprendre.

Zexion poussa un soupir, tournant son regard vers la grande horloge au loin. Dix-huit heures, déjà ? Et bien, il fallait se mettre vite au travail, et plus vite les rues seraient désertes, mieux cela sera pour le Nobody. Sa capuche relevée sur sa tête, dissimulant son identité, le numéro VI descendit tranquillement de son toit, le temps que les derniers badauds disparaissent dans leurs foyers douillets. Afin de rester le plus discret possible toutefois, Zexion pris soin de passer par les tunnels qui serpentaient sous l'immense cité. Il avait fini par les connaître par cœur à force de les utiliser. Enfin, il ne lui avait suffit que de deux aller-retour pour cela, son intelligence et sa mémoire aidant. Il connaissait la moindre sortie, le moindre passage secret et le moindre détail qui lui permettait de retrouver son chemin. Cela pouvait passer de la canalisation légèrement tordue, à la tâche de peinture, ou à une caisse couverte de poussière, abandonnée là visiblement depuis longtemps.
Le Nobody se fraya ainsi un chemin aisé jusqu'au lieu de sa mission, sur la grand place là où passait le tram. Sur le chemin, de son pas altier et lent, quoiqu'un peu stricte, il songea un instant. Cela faisait bien un mois que ses missions se résumaient à quelques Sans-cœurs à éliminer ou un repérage facile. Le Tacticien ne pouvait s'empêcher de soupçonner qu'on veuille l'écarter de quelque chose, et son instinct ne faisait qu'accroitre ce sentiment. Il sentait pertinemment que quelque chose ne tournait pas rond, et ce bien avant leur retour au World that Never Was. Quelque chose clochait et une personne suffisamment intelligente savait qu'il pouvait tout découvrir et cherchait visiblement à l'écarter le plus possible. Zexion eut un rictus. A quoi bon ? C'était inéluctable, il allait finir par découvrir la vérité, c'était dans sa nature, et personne ne pourrait l'empêcher.

Enfin, il sortit des tunnels. Le soleil était toujours au même point que tout à l'heure et pourtant, les rues étaient désertes et silencieuses. Le Nobody pris une profonde inspiration et fit apparaître entre ses mains gantées son livre de combat, son Lexicon. Alors qu'il tournait quelques pages d'un mouvement de main souple quoique flegmatique, il vit un Sans-cœur apparaître dans son champ de vision. C'était un Emblem. Parfait ! La chance était avec lui, visiblement. Le numéro VI eut un sourire et s'empressa de poursuivre sa cible qui fuyait déjà. Et Zexion savait ce que cela signifiait, il voulait visiblement l'attirer dans une embuscade. Quelle imbécile créature ! Comme si on pouvait berner un membre de l'Organisation si facilement ! Et surement pas lui.
Zexion le vit se rendre dans une ruelle qui finissait sur un cul de sac alors que d'autres créatures encerclaient le Nobody qui marchait vers eux d'un pas assuré.

- Hmpf... Pitiful creature. Stop acting as if you had a brain. 'Cause you don't have any.
- Hmpf... Créature pitoyable. Cessez d'agir comme si vous aviez un cerveau. Car vous en êtes dépourvu.

Le Lexicon se mit à trembler, le sol sous les pieds de Zexion se teinta d'ombre et un jet de magie de glace vint heurter un Nocturne Rouge. Ce dernier gelé, tomba au sol et fut saisit par un Reflet qui venait d'apparaître afin d'aider son maître. Ce dernier continua de lancer des sorts avec une maîtrise et un calme digne des plus grands stratège. Bientôt, tous les Sans-cœurs disparurent dans un éclat de lumière, leur coeur impie s'envolant vers le ciel ocre de la cité. Zexion referma son livre et sa magie s'éteignit aussitôt, les Reflets disparaissant dans un portail et le laissant seul. Il fit quelques pas en avant et observa les cœurs s'enfuir en ondulant dans le vent avec une certaine mélancolie.

- How many hearts..? How many hearts will it take to reach our goal and realize our dream..?
- Combien de cœurs...? Combien de cœurs faudra-t-il afin d'atteindre notre but et réaliser notre rêve..?

En effet, il lui semblait que cela faisait bien une éternité qu'ils détruisaient des Sans-coeurs encore et encore, dans une tâche digne du supplice de Tentale. Et pourtant, cet immobilisme constant dans lequel ils étaient embourbés, ce n'était certainement pas Xemnas qui allait les en faire sortir. Zexion comprenait la réaction arrogante de Marluxia qui désirait prendre sa place plus que tout autre chose. C'était tellement frustrant de devoir répêter les mêmes actions sans cesse et n'avoir qu'une impression de stagnation. Mais il n'approuvait clairement pas ses méthodes. La révolte ne rimait à rien, il fallait d'abord analyser la situation, connaître tous les détails avant de frapper, manipuler peut être afin de faire tourner une situation à son avantage. Marluxia, sous ses airs intelligent, était aussi instinctif et borné que Larxene, et le numéro VI savait pertinemment qu'il n'arriverait à rien en agissant comme il l'avait fait au manoir avec Sora. Mais tout cela n'était pas encore d'actualité et il était inutile de s'embourber l'esprit avec des pensées inutiles. Le membre de l'Organisation XIII fit volte face et sortit du cul-de-sac, s'occupant des quelques Sans-coeurs qui restaient et même bien plus que n'en demandait sa mission. Il était comme ça, éternel infatigable et travailleur exigeant. Une fois persuadé que le centre ville avait été purgée de ses créatures ténébreuses, le Nobody épousseta les manches de son manteau, toujours un peu trop longues pour lui avant de jeter un regard vers la grande horloge.

Bon sang, il avait été fichtrement rapide aujourd'hui ou la mission avait été d'une simplicité désarmante ! Car une heure à peine s'était écoulée. Zexion porta sa main à son menton, songeur. A quoi bon rentrer tout de suite ? Xigbar allait encore trouver le moyen de se moquer de sa rapidité et il devrait attendre des lustres pour pouvoir rendre son rapport à Saïx, comme à chaque fois ! Cette routine le rendait presque fou, et pourtant, on parlait là du Tacticien de l'Ombre, et non de n'importe quel membre. Bon, et bien, il pouvait toujours aller faire un tour dans les environs, histoire de faire un petit repérage supplémentaire qui serait sans doute utile pour une prochaine mission. Aussi emprunta t-il la grande route qui serpentait jusqu'à la gare pour s'y rendre. La Sunset Terrace était presque déserte, mais quelques badauds étaient encore là, attendant leur train visiblement en profitant du soleil. Mais comme d'accoutumée, personne ne remarqua l'homme encapuchonné grâce aux capacités de Zexion qui agissait sur le mental des passants pour les inciter à regarder ailleurs. Alors qu'il s'approchait des marches qui menaient à la gare, il vit une ribambelle de gamin passer devant lui, manquant de le heurter et il dut reculer pour les éviter. Riant fortement et se chahutant, Zexion remarqua qu'ils avaient tous une glace à l'eau de mer en main. Les yeux du Nobody s'écarquillèrent. Depuis combien de temps n'en avait il pas mangé ? Cela devait bien faire cinq années, si ce n'est plus. Un élan de nostalgie l'envahit et ses yeux se perdirent dans ses pensées. Oh, après tout, pourquoi pas ? Il avait bien le temps pour une fois !

Zexion tourna son regard vers le marchand de glace, posté non loin des marches. De sa petite charrette colorée s'échappait une musique féérique et joyeuse, visiblement destinée à attirer la marmaille jusqu'à lui. Le Tacticien eut un nouveau soupir et s'approcha. Le marchand évidemment, ne le remarqua pas comme d'habitude et Zexion, tout honnête qu'il était, sortit une pièce de la poche de son long manteau de cuir qu'il déposa devant le marchand avant de saisir la glace qu'il tenait alors en main. L'homme, surpris de voir sa glace disparaître, le fut d'autant plus en voyant la pièce qui la remplaçait alors, la prenant entre ses doigts et l'observant avec attention, relevant ses petites lunettes rondes.
Le Nobody eut un léger sourire avant de s'éloigner l'air de rien, croquant dans sa glace. Bon sang, ce goût lui avait tellement manqué ! C'était comme si toute son enfance à Radiant Garden lui revenait en mémoire. Des promenades avec Ansem aux sorties éducatives avec Even ainsi que les nombreuses fois où Aeleus l'avait emmené en ville sur ses épaules. Troublé, le Nobody s'arrêta un instant, se postant contre la rambarde des escaliers qui menait à la gare, regardant sa glace qui commençait à fondre à la lumière du soleil couchant. Un instant, il ne se souciait plus de rien : ni de sa mission, ni de son coeur, ni même de l'Organisation d'ailleurs. Il pensait. C'est tout.

Et ses pensées seraient certainement troublées plus tôt qu'il ne le croyait.



Dernière édition par Zexion le Sam 30 Aoû 2014, 6:58 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: An Ice Cream After Work   Mar 07 Mai 2013, 10:33 pm

Une autre journée sans nouvelle. Une autre journée vide, à être ici, dans un coucher de soleil éternel à se demander où je pourrai bien la trouver. Où ? J’ai cru désespérer. Perdre la seule flamme qui m’animait. Pourtant je n’ai jamais cru lâcher prise, perdre cette envie ; cette envie trop forte de seulement savoir qu’elle va bien. Pourtant, j’ai souri maintes fois au boulanger et sa grande générosité. J’ai souri à des clients, passant doucement devant le stand, passant devant moi de leurs airs tous trop joyeux, trop distants. Toute cette bande ne faisant que vivre, regardant la vie passer devant eux sans se douter qu’il y a autre chose, plus loin, un autre monde, et qu’il y a un moyen de quitter ce quotidien me glaçant les os. Leur ignorance leur semble apaisante. Sans ces informations, comment peuvent-ils penser que d’autres ailleurs peuvent souffrir, mourir ? Ils n’ont que leurs propres problèmes et non celui des autres. Et dans ce monde trop petit, trop restreint, les visages me sont de plus en plus connus. Je deviens lentement l’une des leurs, me fondant à ce décor malgré mon statut d’étrangère.

Même Seifer, depuis notre première rencontre tumultueuse, me laisse tranquille. Il ne fait que me lancer des regards noirs, à l’occasion, ceux-ci remplis de ce que l’on pourrait qualifier de mépris ou bien de rage. Ses amis, voyant son visage, rient souvent, provoquant en ce jeune orgueilleux des crises de colère. Pour ma part, chaque fois que mon regard de glace croise le sien, je reste stoïque ; je ne réagis pas. Je ne fais que passer mon chemin, m’attendant toujours à des remontrances, des remarques désobligeantes, qui ne viennent jamais, suspendues à l’atmosphère comme par des chaînes invisibles.

Je revois tous les jours des visages qui me sont familiers. Pence, Hayner et Olette viennent parfois me rendre visite à la boulangerie, pour parler, une glace à l’eau de mer dans la main. Ils cherchent encore, parfois, ma sœur. Pourtant, je sais que je ne la trouverai pas ici. Des sources me le confirment sans que je ne puisse autant le vérifier. Je le sens, au plus profond de moi, comme un sentiment qui ne part jamais, qui reste, qui dépasse. Leur détermination m’est pourtant chère, d’une manière. Ils me poussent à continuer. Olette semble particulièrement déçue de ne pouvoir me donner de nouvelles. Peut-être voit-elle derrière mon masque une certaine mélancolie, chaque fois que mes espoirs sont remontés pour finalement retomber, atteindre le gouffre. Je ne fais que la rassurer, sans y croire. Mes paroles laissent place à une plus grande mélancolie encore. Leurs sourires me rassurent quelque peu, mais pourtant, je reste fragile.

Plus que ce que je ne voudrais l’avouer.

Il me le fait remarquer plus que ce que je ne le voudrais. Comme s’il savait comment s’y prendre, comment jouer de mes cordes sensibles, jouer de mes sentiments. Je ne sais encore comment il a pu réussir à se convaincre que mon foyer était aussi le sien. Et pourtant, le voilà, toujours accroché à cette maison que j’ai tenté de remettre à neuf, dans une des chambres ; dans un des lits. Comme s’il était un colocataire. Un colocataire que je ne pourrais bien nommer de désirable. Malgré toute la rage que je lui porte, je ne peux trouver en moi la force de le faire dégager. Nos querelles finissent chaque fois par des duels de regards hargneux, des échanges de coups, de lames qui s’entrechoquent, de mots qui entrent en collision, sans qu’aucun ne gagne vraiment.

Il se rit de mon insouciance autant que je le méprise, autant qu’il méprise mes silences constants que je me ris de son impulsivité.

Sa présence m’écœure, et pourtant, il est là, toujours là, avec son sourire. Son foutu sourire.

J’ai souvent cru perdre la notion du temps. Le soleil restant toujours au même endroit, le ciel en lui-même restant toujours aussi orangé, il est souvent difficile de se retrouver, de dormir. Je ne comprends toujours pas, ou presque, le système d’heure de cette grande horloge supplantant la ville. Je n’ai toujours pas compris leur alphabet. Tout ce dont je peux comprendre ici, ce sont les chiffres, quelque peu similaires, tout de même différents, à force de faire du pain, d’amasser de l’argent, d’être à une caisse.

Ce système me semble quelque peu suranné, différent des cartes d’identité de Cocoon, où toute l’information, incluant l’argent, était acheminé par un simple toucher. Tout, en fait, ici, me semble suranné. Les trains avancent lentement ; les vêtements me semblent vieux, différents. La culture est loin d’être aussi poussée technologiquement que sur Cocoon, ce qui m’a longtemps frappé pendant mes premiers jours ici.

J’ai perdu le compte. Depuis combien de jours suis-je ici ? Plus d’une semaine. Peut-être deux. Deux semaines ? Déjà ?

Tout passe trop vite. J’espère qu’elle est en sûreté. Qu’elle va bien. Comment puis-je en être certaine ? J’aimerais tant avoir cette certitude. La tenir dans ma main comme je tenais cette larme cristallisée par laquelle elle regardait le moindre de mes mouvements, par laquelle elle savait que nous faisions tout pour elle, pour la ramener. Mais maintenant, je suis seule, de nouveau seule, prisonnière d’un univers qui ne m’appartient pas, qui me garde jalousement éloigné de tout espoir.

Comment puis-je même penser que ce guerrier à la chevelure de cuir m’apportera une quelconque aide ? Il ne fait que se jouer de moi. Ne fait que tenter de me manipuler alors que je le repousse, incessamment. Il n’y a rien à faire. Reverrais-je un jour son visage ? Son sourire reviendra-t-il apaiser mes souffrances ?

Ai-je encore quelque-chose à perdre, si je trouve le moyen de quitter ce monde, pour aller la chercher, où qu’elle peut bien se trouver ?

Je soupire. Une autre journée qui se termine, comme les autres, comme toujours.

D’un mouvement de tête, je chasse une mèche rebelle me cachant le visage, frappant mes mains ensemble pour en enlever la farine de surplus. J’enlève distraitement le tablier, le secouant, lui aussi, du reste de farine, s’envolant dans l’atmosphère en laissant tout derrière avec une teinte plus blanche. Teinte que je ne remarque pas, ou presque. Quelque-chose attire mon attention, au loin. Mes yeux se plissent alors que le tablier retombe mollement, suivant le mouvement de mes bras. Une voix me ramène à moi.

    « You look distant today. Y’sure everything’s okay? »
      v.f. : Tu sembles distante, aujourd’hui. Tu es sure que tout va bien ?


Viens-je tout juste de voir une glace à l’eau de mer disparaître devant mes yeux, près du stand, ou ai-je imaginé cela ? Je recule quelque peu, posant le tablier sur son crochet habituel, tout en reprenant machinalement mes gants, mes yeux balayant les horizons près du stand.

    « …Yeah, I... I’m fine. I guess I just need a good night’s sleep. »
      v.f. : Oui, je vais bien. J’ai seulement besoin d’une bonne nuit de sommeil.


Une silhouette noire clignote, apparaissant et disparaissant tout de suite après, pour finalement réapparaître complètement, mais gardant étrangement une étrange transparence. Je laisse mon regard le suivre un moment. Je fronce les sourcils.

    « Well, then, y’should head home. You did a good job with the bread. You are getting better! »
      v.f. : Eh bien, tu devrais retourner chez toi. Tu as fait du bon boulot avec le pain. Tu t’améliores!


Je vois la silhouette disparaître à l’intersection menant à Sunset Terrace. Je me retourne vers le boulanger, lui offrant un sourire.

    « Thanks. But I have some… Errands to do before I head back. I guess I’ll be seeing you tomorrow? »
      v.f. : Merci. Mais je dois faire… Quelques choses avant d’y retourner. Je te vois demain ?


    « Such a hard worker! Y’didn’ even want a day off! »
      v.f. : Quelle bonne travailleuse! Tu ne voulais même pas un jour de congé!


    « I don’t need any. »
      v.f. : Je n’en ai pas besoin.


Je prends ma Gunblade, rattachant l’étui à sa place habituelle, remettant mes gants. J’ai toujours été habituée aux heures de travail excessives. J’ai dû m’en accommoder, tôt, pour elle. Et encore, rien ne me dérange. Travailler dans une boulangerie ne changera rien à cela. Si je peux aider cet homme qui m’est venu en aide lors de mon arrivée, je ne suis pas pour prendre congé maintenant. Il fronce quelque-peu les sourcils à ma réponse, puis reprend son air sincère et amical.

    « I will see you tomorrow, Lightning. Have a good night. »
      v.f. : Je te verrai demain. Passe une bnne nuit.


Je lui offre un hochement de tête, avant de me diriger vers la sortie du stand de boulangerie.

    « You too. »
      v.f. : Toi aussi.


Refermant la porte de derrière, derrière moi, je repose mon regard à l’endroit où j’ai vu quitter le jeune homme en silhouette noire. Quelque-chose en lui me semble familier. Est-il un acolyte de ces jeunes, que je vois parfois à la fin de mes journées à la boulangerie, en haut de la tour ?

Étrangement, malgré leurs grands contrastes à ce monde, ils ne semblent pas s’en importuner. Personne ne semble réellement leur porter une grande attention. Peut-être parce que, à cette heure, la plupart sont déjà de retour à la maison.

Sont-ils d’ailleurs ? Viennent-ils de loin, comme moi, comme Genesis ? Si la réponse est oui, peut-être pourrais-je leur demander quelques questions. Dans le moindre des cas, trouver leur moyen de voyager, trouver leur moyen de partir, ainsi, sans laisser de traces. Comprendre la raison de leur venue dans ce monde. Je m’approche discrètement de l’endroit où j’ai vu l’homme disparaitre. Les minutes passent et finalement, je peux enfin l’apercevoir, lui-même plus distrait qu’il ne faudrait, toujours translucide. Je m’approche, et, l’air de rien, ne fait que me positionner à ses côtés, m’accotant à mon tour sur la rambarde, feignant le désintérêt.

En soi, le fait de le voir ainsi translucide m’aurait très certainement choqué si je n’avais pas été moi-même capable, il y a quelques semaines, de canaliser les pouvoirs de certains éléments contre mes ennemis. Je soupçonnais une forme de magie, sans que je ne sache sa provenance. Il n’était nullement question des Fal’Cie, de la Déesse Etro, de notre monde perturbé, des Eidolons. Tout ici m’était tout simplement inconnu, y compris ces techniques étranges. Pourtant, j’étais certaine de ne pas l’imaginer, qu’il était bien réel. J’ai cru attirer son attention, voir son regard se tourner vers moi. Quelques secondes seulement passèrent avant que je tourne mon regard tanzanite sur lui.

    « So. »
      v.f. : Donc.


Quoi dire en vue de ne pas le faire partir, en vue de soutirer des informations sans avoir à avoir recours à une quelconque forme de violence ?

    « You’re not from around here, are you? »
      v.f. : Tu ne viens pas d’ici, n’est-ce pas ?


Je finis par me retourner complètement, lui faisant face, une main toujours accotée sur la rambarde d’une manière détendue.

    « Strangers are quite fast to notice. Even faster when they don’t seem to be around on a daily basis. »
      v.f. : Les étrangers se voient asse rapidement. Plus rapidement encore quand ils ne sont pas ici quotidiennement.


Ainsi comprendra-t-il que je sais quelque-chose. Enfin, je l’espère. Je ne tente aucunement de me faire menaçante. Seulement, je veux des réponses ; introduisant mon sujet de la manière la plus claire possible.

    « How do you manage to flicker in and out of this place? »
      v.f. : Comment faites-vous (Vous impliquant ici toute l’Organisation et non pas une forme de politesse) pour disparaitre de ce monde et y réapparaître ?



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MessageSujet: Re: An Ice Cream After Work   Dim 21 Juil 2013, 12:04 pm



An Ice Cream After Work

Zexion & Claire "Lightning" Farron



Alors que la chaleur de la journée d'été commençait à s'amenuiser dans l'air, que le calme commençait à se faire dans la Cité du Crépuscule, l'obscurité commença à poindre. Et cette nuit qui s'annonçait, cette fraîcheur tant méritée, Zexion ne pouvait qu'en raffoler. Malgré le fait que les Nobodies se situaient entre l'ombre et la lumière, lui même se savait pertinemment beaucoup plus à l'aise dans l'obscurité et les ténèbres, là où personne ne le voyait, ne l'attendait ou ne le dérangerait.
Alors que les enfants commençaient peu à peu à rentrer chez eux, le numéro VI s'était posté contre la rembarde de l'escalier menant à la gare, occupé à déguster une de ses glaces dont il raffolait alors qu'il était enfant. Ce goût sucré-salé était si particulier, qu'il pensait impossible qu'on puisse reproduire exactement le goût de la glace de son enfance, et pourtant... Il fut grandement surpris par cette saveur intacte. La capuche toujours remontée sur sa tête pour dissimuler son visage pâle du soleil, quelques mèches bleues cendrées s'en échappèrent quand il baissa légèrement la tête, frôlant ses joues et ses pommettes.

Une voix s'éleva alors, une voix de femme. Ferme et direct, cela ressemblait à un interrogatoire. Beaucoup de caractère, mais une certaine mélancolie. Oui, en quelques secondes, Zexion venait de saisir les plus grandes lignes du caractère de la personne qui venait de l'accoster. Il ne dirait pas qu'il n'était pas surpris au contraire, il était censé être invisible à la populace. Mais il est le premier à reconnaître que parfois son pouvoir lui échappe comme à tout être normalement constitué. Après tout, il n'était pas infaillible.
Il eut un léger rictus, un sourire crispé alors que la glace à moitié entamée qu'il tenait dans sa main commençait à fondre, laissant une goutte bleutée s'écouler sur sa surface puis s'échapper de son support pour tomber sur le sol. Le Nobodies ne tourna même pas son regard vers la jeune femme, cela était pour l'instant, totalement inutile. Il prit une profonde inspiration et laissa s'échapper ces mots dans une voix monocorde mais dénuée d'agressivité :

- Interesting... This way of accosting people. You're certainly not from around here too, am I right?
- Intéressant... Cette façon d'accoster les gens. Tu n'es certainement pas d'ici non plus, je me trompe ?

Il leva légèrement la tête pour regarder la femme droit dans les yeux. Des cheveux blonds virant sur le rose, un visage doux mais un regard qui disait tout le contraire. Et pourtant, il y avait quelque chose de vraiment inhabituel chez cette personne. Son regard en disait long pour le tacticien de l'ombre.

- I'm sorry, you have to understand I can't reveal that kind of things to a stranger.
- Je suis navré, tu dois comprendre que je ne peux révéler ce genre de chose à une inconnue.

Zexion se redressa, la dépassant sans se soucier de son avis et jetant le reste de sa glace fondante dans une poubelle non loin. Il attendait patiemment ses réactions, guettant les moindres mouvements ou gestes pour l'analyser d'avantage, connaître son comportement, anticiper... Ses maîtres mots. Aussi tourna t-il à peine la tête vers elle, la regardant du coin de l'oeil, pas un seul sourire sur ses lèvres. Il sentait qu'elle avait un coeur très fort, même très puissant, et ce qui découlerait de leur conversation pourrait être très intéressant. Mais par dessus tout, Zexion savait qu'il n'aurait pas le dessus en combat : la jeune femme était musclée, on reconnaissait bien là une experte dans le maniement des armes blanches. Hors, le numéro VI n'était pas un combattant et la magie ne le sauverait peut être pas. Mieux valait donc être prudent.

- What are you doing in this... kind of town ? It is not a place for a warrior like you.
- Que fais-tu donc dans ce... genre de ville ? Ce n'est pas un endroit pour une guerrière telle que toi.

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MessageSujet: Re: An Ice Cream After Work   Sam 30 Aoû 2014, 9:15 pm

Le temps passe et nous dépasse. J’ai fini par me lasser des temps qui n’en finissent plus d’avancer dans leur stagnation. Le soleil stagne comme mon âme stagne en cet endroit. Je dois partir, je ne peux tout simplement plus rester, autant avec lui que seule. S’il ne me donne pas le coup de grâce, ne m’achève pas de ses paroles doucereuses ou de sa lame de vermeille, je mourrai de la solitude qui m’habite cruellement, à laquelle je ne peux m’habituer malgré mes airs d’éternelle solitaire. Seule, je ne pourrai survivre bien longtemps, mon esprit me torturerait, me martèlerait de mes remords, de mon inquiétude. Je n’en peux tout simplement plus de vivre tout en m’immisçant de l’incertitude que ses doux cheveux rosés soient toujours intouchés, que son visage tendre soit hors de danger.

Serah, dis-moi, où tu te trouves, es-tu saine et sauve?

Seule, sans revoir un jour son regard apaisant, sans entendre de nouveau son rire, je ne suis plus qu’un mirage de moi-même. Suis-je déjà tombée si bas pour ne plus jamais me retrouver que dans les yeux d’une autre?

Elle tient à mes yeux plus que toute autre chose.

C’est la surprise sur son visage qui me frappe aux premiers abords, dès que de mes lèvres furent échappés les premières bribes de paroles lui étant adressées. Peut-être ne s’attendait-il pas à être vu, après tout, ce qui laisse signifier que son stratagème était d’apparaître invisible, mais que, pour une raison quelconque, ça n’avait pas nécessairement fonctionné. Entre la translucidité et l’invisibilité, il y a une certaine différence, après tout, mais tout cela me paraissait bien étrange. Mais bien qu’il ne me regarde pas, ça ne l’empêche aucunement de m’adresser la parole, ce qu’il fait d’une voix qui aurait pu paraître presque ennuyée, mais qui, je dois l’avouer, pouvait bien se fondre à son air désintéressé.

Il ne me laisse pas le temps de répondre, mais je doute qu’il ne s’attende à ce que je le fasse, sa question me paraissant tout bonnement rhétorique. Bien sûr que je ne suis pas d’ici. Je ne ressemble aucunement tous ces gens qui habitent cet endroit. Je n’ai aucune similitude. Il n’en faut que très peu pour le comprendre, j’en prends conscience. Les étrangers sont rapidement remarqués. Je n’ai pas fait exception Lui non plus.

Le combat de regard ne dure qu’un temps, alors qu'il se retourne vers moi, m’adressant à nouveau la parole.

Ça ne dure qu’une fraction de seconde avant qu’il ne s’avance, me contournant sans gêne, passant outre la barrière de confrontation que j’avais érigée.

Quoi?

Comment peut-il oser, après de si petites paroles, prendre congé, partir? C’est l’incompréhension qui me prend d’assaut alors que l’homme vêtu de noir se meut, en faisant fi de ma question. Je ne me serais certainement pas rassasiée d’une telle réponse; comment pouvait-il même penser ainsi?

Cependant, une fois le bâton de la glace achevée aux poubelles, le voilà qui tourne les talons, me refaisant à nouveau face. Le sourire énigmatique se formant sur ses lèvres fines est bien assez pour me confondre. Aurais-je mal analysé ses mouvements?

Ses prochaines paroles me le confirment. La confusion ayant certainement pris place dans mes yeux se voit effacée par un air agacé. Il ne partira pas, pas après m’avoir posé une telle question. Comme moi, il semble chercher des réponses, mais pour quel dessein cherche-t-il à me connaître?

Autant ne rien dire. Je n’accorderai pas ma confiance à quelqu’un détenant un pouvoir qui pourrait certainement me manipuler ou même me détruire de la plus cruelle des manières. Je dois rester prudente, prête à l’attaque, même. Peut-être est-il sans arme, mais sa capacité à disparaître invite à penser qu’il y aurait d’autres habiletés dont j’ignore la provenance. La magie peut être extrêmement dangereuse : je l’ai appris à mes dépends sur Cocoon autant que sur Grand Pulse, autant par les soldats armés de Manadrive que par mes coéquipiers.

Une expression de dégoût prend momentanément forme sur mon visage avant que celui-ci ne retrouve son expression sereine : je ne veux toujours pas me faire menaçante, même si sa réponse me paraît abjecte, me laisse un goût acerbe en bouche.

Je ne m’avouerai pas vaincue de sitôt; je ne peux pas.

Et puis, de toute manière, ce jeune homme pourrait s’avérer beaucoup plus utile que l’homme qui a élu domicile dans mon domaine.

Je me trouve après deux semaines à la limite du désespoir le plus profond. Je dois quitter ce monde – oublier ne serait-ce que toute attache que je me suis créée ici. Oublier Olette, Pence et Hayner. Oublier le boulanger et son aide précieuse. Oublier Genesis, le manoir. Je dois oublier ce monde et retrouver ce que j’ai perdu. Je dois retrouver une partie de moi-même comme je dois les retrouver, eux. Comme je dois la retrouver, elle.

Oh, Serah. Je ferais tout pour te retrouver.

« It doesn’t seem as if I belong anywhere, nowadays. »
v.f. : Je n’ai pas l’impression qu’aucun endroit ne me convienne, de nos jours.

Je tente de répondre d’une manière calculée, pesant chacun de mes mots, testant leur valeur. Peut-être que l’homme en rouge a réussi à déteindre sur moi, d’une manière.

C’est dégueulasse.

Dégueulasse, mais c’est le seul choix qui s’offre à moi. Je n’ai aucunement besoin de mentir – peut-être seulement de cacher quelques parties de la vérité. Je lève la tête, replaçant une mèche jouant trop près de mon regard.

« You seem to be perspicacious. You already know the answer, don’t you? »
v.f. : Tu sembles perspicace. Tu sais déjà la réponse, n’est-ce pas?

Je dois savoir, mais comment devrais-je m’y prendre?

« However, turns out that I am the observant type, too. You know why I am here and you possibly have known for quite a while, now. To think that one wouldn’t notice your kind roaming in the shadows and observing every corner of this place would be foolish. »
v.f. : Pourtant, il se trouve que je suis aussi observatrice. Tu sais pourquoi je suis ici et tu le sais probablement depuis un bon moment, déjà. De penser que quelqu’un ne vous remarquerait pas en train d’errer entre les ombres, à observer chaque recoin de cet endroit serait insensé.

Sur ces paroles, je m’avance d’une démarche assurée vers lui – une distance s’était formée entre nous depuis son dernier déplacement, après tout, et je voulais être en mesure, sans pour autant l’intimider, d’agir si quelque-chose venait. Ça me permettait de garder un certain contrôle.

« As foolish as to think the answer you gave me would satiate me. I’m sure you know better than to hold your tongue on such matters. »
v.f. : Aussi insensé que de croire que la réponse que tu m’as donnée me conviendrait. Tu devrais être assez mâlin pour ne pas tenir ta langue sur de telles choses.



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MessageSujet: Re: An Ice Cream After Work   Dim 31 Aoû 2014, 6:57 pm



An Ice Cream After Work

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Tellement prévisible. Tellement facile à cerner. Vraiment, ça allait presque devenir ennuyant à force. Mais cette jeune femme possédait une grande force de coeur, Zexion le présentait. Il l'avait perçu dés qu'elle s'était approchée de lui, dés qu'elle avait ouvert la bouche pour parler. Et cette force, cette puissance d'âme, pourrait être très utile à l'Organisation. Il fallait donc la tester, voir si elle pourrait être manipulable aisément ou si il faudrait faire preuve de plus de stratagèmes pour l'amadouer. Dans tous les cas, inutile de se presser ou de la brusquer. Il fallait être méthodique et comprendre ce qu'elle voulait.
Elle désirait quitter ce monde, voyager ? Dans quel but ? Si elle est au courant que les mondes sont connectés et si elle ne vient pas d'ici, d'où vient elle ? Dans son regard dur et ferme, Zexion put apercevoir une certaine tristesse et mélancolie, des sentiments auquel il était insensible mais qu'il pouvais décrypter. Un être proche, sûrement. Comme beaucoup d'humains, elle était parfaitement transparente sous le regard d'acier du jeune homme. Ce dernier l'observait avec attention, croisant les bras en attendant qu'elle ait finit de parler, levant un sourcil alors qu'un léger rictus apparaissait sur ses lèvres fines.

- Yes. It's quite obvious that you do not belong in this street... and so am I.
- Oui. C'est évident que tu n'appartiens pas à ces rues... tout comme moi.

Autant être sincère, ne pas sembler hostile et paraître presque conciliant afin de la mettre en confiance sans éveiller ses soupçons. Une tâche aisée pour le manipulateur né qu'était Zexion. Son sourire s’agrandit sous l'effet des mots de la jeune femme aux cheveux roses. La demoiselle lui révéla qu'elle savait tout des manigances de l'Organisation. Zexion en doutait. Elle avait du apercevoir leurs ombres dans les ruelles comme elle le disait si bien mais elle était dans l'ignorance la plus totale et c'est par cette forme de provocation qu'elle tentait d'en savoir plus. Mais c'était mal connaître Zexion qui avait un cerveau aussi affuté qu'une lame de rasoir. Elle le tentait de le manipuler en quelque sorte ? Intéressant, et presque risible. C'était bien un signe que la guerrière n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds... et pouvait également avoir tendance à foncer tête baissé sans réfléchir. A creuser. Elle était proche de lui à présent et mesurait à peu prêt la même taille que le numéro VI qui continuait de la fixer d'un air impassible. Puis il laissa quelques secondes s'écouler, secoua la tête en fermant les yeux et passa une main distraite dans ses cheveux gris.

- Well, well. Look at that. It seems you really want me to tell you the information you desire, don't you..?
- Eh bien. Regardez ça. Il semblerait que tu veuilles vraiment que je te dise l'information que tu désires, n'est-ce pas ?

Il perdit son sourire et la regarda à nouveau droit dans les yeux, pas le moins du monde intimidé... et la dépassa de nouveau, la contournant en l'observant sous toute les coutures, une main posée sur son menton alors que l'autre tenait son coude d'un air songeur. Continuer à agir sur la provocation sans dépasser la limite était une bonne carte à jouer. Elle finirait par céder.

- And tell me, why would I give you this information..? For what purpose and moreover why to you..? You have nothing valuable to offer me.
- Et dis moi, pourquoi te donnerai-je cette information..? Pour quelle raison et surtout pourquoi à toi..? Tu n'as rien de valeur à m'offrir.

Il s'arrêta derrière elle, à un mètre de distance, continuant d'avoir l'air songeur, regardant pensivement le ciel crépusculaire aux dessus de leur tête.

- You are walking a dangerous path and I am not sure that you are ready for the outcome. But if you really want to know how we manage to travel through worlds, and that you are ready to pay the price, perhaps... I can do something...
- Tu avances sur un chemin périlleux et je ne suis pas sûr que tu sois prête aux conséquences. Mais si tu veux vraiment savoir comment nous réussissons à voyager à travers les mondes, et que tu es prête à payer le prix fort, peut être... que je peux faire quelque chose...

Il attendait avec impatience les prochains arguments de la demoiselle, la brise chaude de cette soirée d'été faisant mouvoir ses cheveux couleur acier autour de son visage ferme et faussement compatissant.

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MessageSujet: Re: An Ice Cream After Work   Mer 03 Sep 2014, 9:52 am

Décidément, il ne semble pas être près de ses émotions, ne se laissant aucunement berner par mes paroles. Je ne remarque aucune fluctuation, ne serait-ce que dans sa voix ou dans son expression faciale, si ce n’est de ses sourires moqueurs ou ses airs désintéressés; ils ne font que m’annoncer que mon plan ne fonctionnera pas, qu’il sera impossible de l’amadouer de cette manière. Me voilà contrainte à rechercher une nouvelle stratégie, une nouvelle façon de le berner, s’il me laisse l’occasion de l’analyser. Je peux le faire, je sais le faire. Mes années dans le Guardian Corps m’ont appris beaucoup sur la psyché de l’être humain et sa manière de réagir dans des situations diverses, que ce soit de la part d’un assaillant ou d’une victime. S’il ne se sent pas menacé, je devrai trouver un moyen pour qu’il le soit. Sur quelle corde sensible devrais-je jouer? Je ne sais rien à propos de lui, rien à propos des gens qu’il côtoie. C’est seulement en tirant des ficelles que je serai capable de savoir – pour ce faire, je dois continuer de lui parler. Peut-être trouverais-je son point faible de cette manière.

Pourtant, je le vois bien, de sa simple réponse, que de le provoquer ainsi fut mon premier faux-pas. Le voilà qui me contourne à nouveau, ignorant mes moindres paroles des siennes, moqueuses. Peut-être me sens-je menacée, peut-être n’est-ce que l’instinct. Je ne peux cependant pas lui faire dos : je dois rester sous mes gardes, je ne sais aucunement ce dont il est capable. Bien que je garde mon uniforme sur moi, ma Gunblade bien près, je ne peux qu’avoir du mal à me sentir en sécurité, un sentiment profond de danger m’entourant étrangement. Du calme. Je ne dois pas le lui faire ressentir, même si je dois me méfier. Ainsi, décontractée, je ne fais que me retourner afin que mon regard ne le lâche pas de vue. Son air penseur me paraît extrêmement faux comme paraît faux toutes ses mimiques.

Je n’ai rien à lui offrir. Bien sûr que non. Pourquoi devrais-je avoir quoi que ce soit à lui offrir? Me manipuler, il ne veut que me manipuler, encore. Ses interrogations sont vaines. Il en sait plus sur moi qu’il ne le laisse paraître, ce fait est simple, et par cette simple question, il s’attend à ce que je lui donne tout quand je ne peux pas lui donner quoi que ce soit, jamais – ce serait trop risqué. Je ne peux accepter de me faire manipuler, pas encore. Ma vie est entre mes mains et les miennes seules. Je ne le laisserai pas en prendre contrôle.

Le voilà qui me nargue de ses connaissances, les croyant trop dangereuses – comme si le danger ne me connaissait pas déjà assez, comme si je n’avais jamais rien vécu de tel, déjà, comme si je n’avais jamais été si près de la mort – pour que je ne puisse les exploiter. Qu’importe le résultat si ça me permet de retrouver ma sœur. Je ferai tout pour elle, n’est-ce pas si clair? Je serais prête à tout pour la sauver. Je l’ai déjà fait. Je me suis déjà purgée, aux limites de la mort, prisonnière d’un gouvernement horrible, afin de la sauver. En quoi cette fois pourrait s’avérer différente?

La limite du désespoir. Je la ressens. Elle me repousse vers le précipice. Pire encore, je suis prête à me jeter dans le vide, ne serait-ce que pour la revoir une seconde.

Mon audace me tuera peut-être plus vite que ma fragilité, après tout. Qui sait ce que je pourrais trouver tout en bas? Je ne sais pas ce que je vais trouver de l’autre côté. Pas comme la dernière fois.

Peut-être est-ce la peur qui me glace le sang pour une infime seconde. Le vide accueille mon regard, permettant aux réminiscences de me faire face. Je me souviens des ténèbres léchant mon être, s’agrippant à moi et me tirant vers un précipice alors que le monde se détruisait. Je me souviens du sentiment intense d’impuissance qui s’était fondu en moi avant que je ne tombe pour ne plus resurgir, que je me retrouve ici, plus impuissante encore qu’à ce moment.

Cette voix me revient, cependant. Elle me revient et sa mémoire me fait fermer les yeux. Trust in your heart. It will guide you.

Puis-je réellement me permettre de reculer maintenant, maintenant que je suis si près du but? Puis-je me permettre d’abandonner alors que la réponse est au bout de mes doigts?

Je n’aime pas son sourire. Je n’aime pas ses manières. Où ses manigances me mèneront-elles?

Je ne peux pas lui faire confiance, mais pourtant, ai-je un autre choix?

Mon regard se focalise de nouveau vers le jeune homme alors que je fais un pas, lent, vers lui, mon regard cherchant le sien.

« I’m listening. »
v.f. : Je t’écoute.



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MessageSujet: Re: An Ice Cream After Work   Jeu 04 Sep 2014, 1:16 pm



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N'était-ce pas risible ? Sans doute. Mais le Nobody était dans l'incapacité physique d'éprouver le moindre sentiment, il lui était donc difficile d'éprouver un quelconque amusement. Et pourtant, la situation y était propice vu avec quelle aisance il arrivait à manipuler la guerrière au cœur puissant. Un coeur qui corrompu par les ténèbres pourrait former un Nobody d'autant plus puissant. Certes, c'était une initiative de sa part, car personne ne lui avait demandé de corrompre de puissants guerriers afin d'en faire des membres de l'Organisation. Mais de toute façon, de ce qu'avait pu déceler Zexion, c'était une personnalité fortement lumineuse qui pourrait être un obstacle à leurs objectifs. La rayer de la carte pouvait également être fort utile.
Comment savait il tout cela ? Tout simplement grâce au Parfum de la jeune femme mais également de son attitude, sa prestance. Malgré son comportement quelque peu belliqueux, la jeune femme possédait une aura et un cœur d'autant plus puissant. Et ça ne serait que folie ou paresse de laisser un tel bijou errer sans utilité dans ce monde paisible...

La place de la gare était à présent vide, comme si la tension entre les deux individus avaient incité les gens à quitter cet endroit et à rentrer chez eux. Le silence planait et était uniquement interrompu par le bruissement du vent dans les feuilles et le lourd cliquetis de l'horloge géante au dessus de leurs têtes. Cette dernière sonna sept coups lourds qui retentirent dans tout Twilight Town sous eux. Zexion se retourna pour s'approcher de la rambarde et observer dans le lointain, le soleil ne semblant pas avoir bougé d'un pouce depuis tout à l'heure, comme figé sur cette étrange ville.

- Concise and direct. But you'll have to tell me more if you want me to accept your query. You see, I take a lot of risk just by talking to you. But I guess I can at least tell you how we proceed...
- Concise et directe. Mais il va falloir me révéler plus pour que j'accède à ta requête. Vois-tu, je prends beaucoup de risque ne serait-ce qu'en parlant avec toi. Mais je suppose que je peux au moins te dire comment nous procédons...

Il se retourna vers elle et s'en approcha, la fixant toujours de son regard impénétrable. Il essayait de percevoir ce qu'elle lui cachait, ce qu'elle pouvait bien vouloir plus que tout au monde pour risquer sa vie en parlant à un parfait étranger.

- The men in long coat, and myself, are using path to access different realms or worlds. But this passages are dangerous and... unstable, if I may. I have to be sure you have a strong will to survive in there.
- Les hommes en noir, et moi même, utilisons des chemins pour accéder à différentes réalités ou mondes. Mais ces passages sont dangereux et... instables, si je peux me permettre. Je dois être sûr que tu possèdes une grande force de volonté pour survivre à l'intérieur.

Zexion tendit la main sur le côté d'un geste brusque et un portail ténébreux apparu juste derrière lui, ondulant dans des vagues obscures et dans un bruissement comme si une tempête avait lieu à l'intérieur, la fumée sombre qui s'en échappait semblant tendre les bras vers Lightning pour l'y attirer.

- Tell me at least your name, so I can help you... and tell me why you want to go so much. Is it because you... lost someone you cared about ?
- Dis moi au moins ton nom, pour que je puisse t'aider... et dis moi pourquoi tu veux partir à ce point. Est-ce parce que tu... as perdu quelqu'un que tu chérissais ?

Il lui tendit la main, se voulant rassurant même si son absence de cœur l'empêchait réellement d'avoir une apparence plus que cordiale. Tout ce qu'il pouvait faire c'était se souvenir de ce sentiment qu'il ne connaissait plus afin de berner la jeune guerrière et la mener vers son trépas sans avoir même du utiliser son arme. Car tous les Nobodies savait que quiconque restait trop longtemps dans les chemins ténébreux risque de perdre son cœur et de céder aux ténèbres...

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MessageSujet: Re: An Ice Cream After Work   Ven 12 Sep 2014, 12:36 am

Il pense trop, n’agit pas assez, pas à mon goût. J’ai toujours été celle qui fonce, celle qui agit et qui pense en cours de route, celle qui prend des initiatives. Ses silences prolongés ne cessent d’importuner cette façade de moi qui reste, malgré le calme de cette ville, malgré l’ambiance trop ordonnée, trop cyclique de celle-ci. Il brise ma routine et pourtant s’intègre à elle par son calme qui me semble beaucoup trop calculé. Ça me paraît presque irréel, impensable. Étrange et insoupçonnable.

Il me répond, mais son ton moqueur se heurte de nouveau à mon tempérament. J’écoute. En quoi est-ce un risque de parler à un étranger? Parais-je si dangereuse pour quelqu’un qui semble détenir une plus profonde connaissance des lieux que moi? Il a l’avantage. Cette abjecte vérité me rend malade; mais il a tout de même l’avantage sur moi.

Peut-être, cependant, trouverais-je un moyen de pallier à celui-ci.

De nouveau il me fait face, s’avançant près de moi de cette démarche lente et assurée, acier contre océan, confrontation de regards. La manière dont il me dévisage me rend inconfortable, mais je fais de mon mieux pour ne rien laisser transparaître. Tout cacher derrière un voile me serait toujours plus utile. C’est les dents serrées que je l’écoute alors qu’il me dévoile finalement l’information que je suis venue lui soutirer : la manière de quitter ce monde.

Ce qu’il me dit confirme d’ailleurs plusieurs hypothèses qui étaient avant incertaines. Il y a en effet plusieurs mondes et un moyen d’y accéder. Des passages, ceux-ci qui, d’après mon interlocuteur, sont instables et dangereux. Il m’avait déjà prévenu, l’information ne me trouble aucunement. Tch. Comme si le danger m’avait déjà effrayé, comme si l’inconnu m’avait déjà arrêté!

Sottises.

Mais le voilà qui esquisse un mouvement brusque, évoquant une réaction en chaîne : d’une part, Blazefire Saber se dégaine, reprenant place dans ma main alors que, défensivement, je m’éloigne d’un bond, comme pour me protéger d’un danger subit. D’autre part, une fissure béante se forme dans le vide entre le sol et le ciel, s’ouvrant sur un autre monde, un tourbillon noirâtre tirant sur des teintes foncées de bleu et de mauve.

Son geste n’était donc pas une offensive. Visiblement, il ne fait que me montrer ce dont il parle. Ceci doit être un de ces passages qu’ils ouvrent pour voyager entre les mondes.

Il me tend sa main et, en vue de ce qui m’apparaît être ma porte de sortie, je le reluque d’une méfiance plus poussée qu’au départ.

« … Lightning. »

Semi-mensonge.

Semi-mensonge, mais c’est tout de même mon nom. C’est le nom que je me donne. C’est le nom avec lequel tout le monde me connaît. Sauf elle. Sauf toi, Serah. Puis-je réellement parler de toi à cet inconnu? Non. Non, je l’ai déjà défini. Je l’ai déjà dit. Parler de toi serait ma perte. Il tentera de me manipuler. Je le sais. Je le sens. Je sais que c’est exactement ce qu’il tente de faire.

Je le sais, mais je ne peux pas reculer. C’était convenu. C’était dit. C’est mon seul moyen.

Mais tu hésites. Pourquoi hésites-tu? Pourquoi penses-tu reculer alors que la chance s’offre à toi? Ne veux-tu pas la revoir, ne veux-tu pas t’assurer que tout va bien, qu’elle est toujours bien en vie, toujours bien présente?

Tu le sais. Tu le sais à quel point une nouvelle perte te serait fatale. Une nouvelle perte serait la fin de ton existence, alors pourquoi hésites-tu? Pourquoi hésites-tu si tu sais pertinemment que tu tiens dans ta main la seule chance qui te permettra d’avancer?


Moment de silence pesant alors que je scrute les ténèbres léchant le sol de la terrasse en ondulations lentes, mais violentes, pendant que mon regard inspecte cet amas de pouvoir qui semble m’attirer, maladivement. Pourquoi ressens-je le besoin de m’y lancer sans même réfléchir? Pourquoi sens-je l’obstacle trop grand pour le faire? Tirée entre deux idées paradoxales, entre ma tête et mon cœur, entre l’instinct le plus animal de la survie et l’entêtement de retrouver cette partie toujours manquante de moi, je cherche les yeux de mon interlocuteur.

Son air énigmatique relance en mon esprit un maelström d’interrogations. Certes, il l’a annoncé dès le début de notre discussion. Ce serait dangereux. Quel est cependant le vrai danger? C’est plus qu’un sentiment d’abjection qui me prend à son égard. Ce brusque changement d’idée quant à ma demande n’est pas en vue d’une quelconque charité : bien que je les aie crus d’abord inoffensifs, ces gens étranges aux manteaux de jais, cette simple conversation, depuis le début me stupéfiant de sa tournure insolite, en serait assez pour m’affirmer le contraire.

Ce constat, aussi simple soit-il, me glace le sang.

Je m’apprête à faire un saut plus périlleux que je ne l’aurais cru. Oui, mais je ne peux plus reculer. De ma position défensive, je me redresse, droite devant lui, gardant cependant ma Gunblade près, sa lame basse, prête à frapper d’un mouvement sec, à éviter une attaque de sa part.

C’est pour elle que je le fais. Au Diable ce qui m’arrivera si je peux m’assurer qu’elle survivra.

« Let’s just say I don’t belong in such a place. Haven’t you said so yourself? »
v.f. : Disons simplement que cet endroit ne m’est pas convenable. N’est-ce pas ce que tu avais défini?

Ainsi m’avance-je vers lui, presque à ses côtés, le bleu de mes yeux se retournant vers l’entité béante formant une crevasse entre ce monde et le prochain.

Je ne lui offrirai pas ma main. Ceci est loin d’être une entente et je veux qu’il le sache.


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