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 Un phare dans la tempête. Oh non c'est juste une caravane en feu [PV avec Lulu]

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MessageSujet: Un phare dans la tempête. Oh non c'est juste une caravane en feu [PV avec Lulu]   Ven 28 Déc 2012, 11:54 pm

La jeune femme fixait l’amoncellement de rochers, agenouillée dans le sable. La poussière soulevée par l’éboulement flottait encore dans l’air le rendant sec et asphyxiant. Ses yeux cherchaient avec enfièvrement le moindre mouvement dans les ténèbres, mais rien ne bougeait. Soit son poursuivant avait été coincé par le glissement de terrain, soit il s’était fait enterrer vivant. Le rythme cardiaque de Penelo se calma légèrement et elle eut l’idée de porter le mouchoir de Balthier à sa bouche pour pouvoir mieux respirer. Il lui fallut plusieurs minutes pour que ses jambes lui permettent de se tenir debout et avancer un peu vers ce qu’elle espérait être une sortie puisqu’être enterrée vivante n’entrait pas dans la catégorie : amélioration de la situation. La grotte traçait un chemin unique et sinueux, parfois assez large pour qu’elle en ait le vertige, parfois si étroit qu’elle dût forcer le passage.
-Vaan, se surprenait-elle à murmurer.
Au bout de plusieurs heures, elle rencontra un puits de lumière. Au moins s’il n’y avait pas d’autre sortie, elle pourrait appeler à l’aide ou essayer d’escalader les parois. Plusieurs signes d’éboulements parsemaient la route. Probablement y avait-il eu plusieurs chemins qui menaient dans ces grottes. Il ne lui restait plus qu’à espérer qu’ils ne renfermaient pas d’autres sbires de ces types. C’était quoi leur problème, au juste ! Elle en avait entendu un parler de Balthier… Cet … cet… idiot de pirate ! Son pied envoya valser un caillou. D’abord il entrainait Vaan dans des histoires pas possibles, mais en plus il lui attirait toutes sortes d’ennuis. Si seulement elle avait pu… Mais il était trop tard. Pour le moment, en tout cas. C’était peut-être à cause des récents évènements ou tout simplement l’aura que dégageait le tunnel naturel, mais plus d’une fois Penelo se retrouva à sursauter à la vue de son ombre. Pour faire un peu de lumière, elle se décida à chanter un refrain, histoire d’éclairer un peu son chemin. Elle avait appris à faire ce tour à l’orphelinat, lorsqu’elle voulait lire une histoire après le couvre-feu. Elle utilisait un petit cristal qu’elle gardait toujours dans sa poche et il suffisait de murmurer un refrain pour qu’il irradie d’une lumière chaude la pièce. C’était un cadeau de sa mère, elle le gardait donc précieusement.
Enfin, une lumière lui indiqua que l’entrée de la grotte était devant elle. Après avoir rangé son cristal, Penelo sorti un à la lumière du jour, plissant les yeux devant un soleil qui disparaissait dans un océan de dunes.
Bon sang… quelle aventure. Jamais elle n’avait visité cette région du désert dalmascan. Bah, il lui suffirait de faire le tour de cette… montagne de sable…? Elle devait vraiment avoir fait des kilomètres sous la terre pour être à ce point perdue. Mais une fois la montagne contournée, elle pourrait au moins voir la cité. C’était vraiment immense ! Franchement, c’aurait été difficile pour elle de la rater. Mais bon, elle n’allait pas souvent s’aventurer dans le désert et y avait surtout passé la nuit.
Ainsi donc, Penelo entreprit de contourner la dune format géant durant la nuit et de dormir le jour, à l’abri du soleil dans l’une des alcôves qui sillonnaient la montagne. L’ennemi numéro un, lui avait dit Kristoph, c’était le soleil. Ou un truc du genre.
Lorsque le soleil se releva, la jeune femme était exténuée, mais avait presque atteint les flancs de son gigantesque obstacle. Poussée par l’idée qu’une fois de l’autre côté elle pourrait au moins apercevoir les lumières de Rabanastre, Penelo poussa encore un peu la marche jusqu’à ce que le soleil soit à son paroxysme. Un arbre lui offrit un abri durant quelques minutes, mais la pause fût vite interrompue. Au loin, une masse dense et imposante semblait se rapprocher d’elle à toute vitesse. Peut-être qu’elle n’était pas très familière avec le désert, mais tous les Dalmascans savaient reconnaître une tempête de sable. Une seule solution, la fuite. Et c’est ce qu’elle fit. Il fallait trouver un endroit, vite.
Revenant sur ses pas à la hâte, Penelo atteint la montagne et s’engouffra dans la première cavité assez spacieuse pour la garder en sécurité le temps que ça passe. Il y avait si longtemps qu’il n’y avait plus eu de tempête de ce genre. Pourquoi maintenant? Était-ce parce qu’elle s’était un peu trop éloignée?
Elle versa une larme et hurla, faisant fit de tous les dangers, le nom de Vaan. Une fois, deux fois, puis sa voix s'éteignit dans ses sanglots.
La caverne était très large et sa hauteur devait faire à peu près deux fois la taille de Penelo. Sans atteindre la fin de la caverne, la jeune fille recula assez pour être certaine d’être bien à l’abri. Elle sécha ses larmes;dans quelques instants des torrents de sables allaient s’engouffrer près de l’entrée et elle n’avait pas l’équipement pour l’affronter. Le mieux était d’attendre que la tempête passe et espérer qu’elle soit brève. La chance semblait lui sourire, puisqu’elle dénicha quelques branches que le vent avait guidées jusque dans la cachette. Probablement n’aurait-elle pas de quoi faire un vrai feu, mais c’était mieux que rien !
Recroquevillée dans sa caverne, la jeune fille serra ses jambes contre son torse. Pour se donner un peu de courage, elle entreprit de chanter une berceuse que sa mère lui chantait dans son enfance.

-Il y avait un doux, mais naïf roi,
Qui épousa une bien vile reine,
Tous aimait ce roi,
Mais fuyait sa reine,
Alors qu’il marchait à la cours,
Une flèche vint lui percer le coeur
Il perdit la vie et
L’amour de sa Reine. *


Penelo sourit à la lueur du cristal de sa mère en entendant la grotte lui renvoyer l’écho de sa propre voix pour former d’étranges harmonies. Ce n’était peut-être pas très mature de penser à sa « maman », mais dans des moments comme celui-là, ces tendres images lui donnaient l’espoir qu’il lui fallait pour éclairer un peu plus les ténèbres dans lesquelles elle venait de se fourrer.

* http://www.youtube.com/watch?v=pYxifsDOJP8
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MessageSujet: Re: Un phare dans la tempête. Oh non c'est juste une caravane en feu [PV avec Lulu]   Lun 20 Mai 2013, 1:35 am


Une seconde elle était là, fouinant curieusement dans mon livre, l’autre elle avait disparu. Ma main toujours suspendue dans un réflexe pour arrêter Yuffie était encore levée alors que le paysage désertique se redessina devant mes yeux.  Ce. Maudit. Désert. Me revoilà donc sur les dunes, les fesses dans le sable, les livres dans le sable. Le sable. Du sable partout. PARTOUT.  Pousser un long soupire fut la première action que je pausai ; la seconde fut de jurer dans le vent qui balayait les alentours, jurer sur rien, jurer pour personne. Juste jurer afin que l’univers soit témoin de mon mécontentement. En réponse, le vent avide, râpeux et sablé vint me claquer le visage. Une joue, puis l’autre alors que je voulus protéger la première.  J’avais ouvert les yeux avant d’arriver ici, juste à temps pour voir Yuffie les mains dans mes livres, les yeux dans mes pages. Je n’avais pas eu le temps de parler que j’étais ici, à demi ensablé dans l’aurore tiède d’Agrabah, les mains glacées - surtout celle du bras brisé, car le sang y circulait encore mal malgré les soins que j’eus reçus a Hollow Bastion. La nuit mourrait dans un incendie de rose, de bleu et de doré ; ses flammes montaient lentement, enluminant et réchauffant mon être de minute en minute.  

Yeux plissés, je m’extirpe difficilement du lit de sable, jurant silencieusement, incessamment  dans ma barbe de deux jours. Marchant dans le sable sans grande adresse, j’allais vers quelque part, je ne sais pas où, juste droit devant moi parce que je ne savais pas où j’étais et que je devais me rendre quelque part. Au loin semblait se dessiner la silhouette de quelque chose, quelque chose de gros ; la masse noire se dessinait en une petite ligne entre le doré et gris. La ligne était tellement mince, pas bien large non plus. Une branche morte échouée sur une plage, encore trempée dans les remous de l’eau grisâtre et paisible. Le soleil montait toujours, le ciel pourtant de couleurs froides, avait l’effet d’élément de four sur mon crane ; mes cheveux foncés étaient brulants, ma tête était brulante, mon crâne brulait. Alors que je jurais silencieusement contre la chaleur et l’éclat miroitant de la chaleur sur le sable, la constations qu’il faisait en fait, après un moment, plutôt sombre me frappa. Regardant derrière moi, je vu vite un nuage terrestre lointain…Mes journées passées dans le désert de Kthili remontèrent dans ma gorge en un grondement de déplaisir étouffé. Une tempête de sable. Une. Tempête. De. Sable. Ma marche vers la monntage lointaine devient une course - Je savais depuis peu que c’était une montagne -. Je crus à un moment entendre quelque chose. Un cri lointain, quelque chose de familier, je crois. Mais je finis par penser, en contemplant le vide de cet univers, que c’était une petite bête effrayée par la tempête imminente. Les premières vagues de sables,  encore supportable me rejoignirent alors que la montagne n’était plus qu’à quelques minutes de course, mais encore aussi douce qu’elles le furent, elles ralentirent ma course. Bientôt de plus grandes bourrasques arrivèrent… Je crus que j’allais mourir.    

Tournant, tombant, courant dans les sables virevoltant, aveuglé. Je frappai le mur de la montagne, très peu abrité des rafales, je regagnai quelque peu la vue. L’ombre d’une cavité signifiait mon salut ; me m’y rendis contre le vent, devant parfois me tenir à la paroi, retournant ongles, arrachant la chaire fragile des doigts. Lorsque j’arrivai enfin face au creux de pierre, je m’y lancé carrément. Me jetant sur le sol abrité. Le vent claquait encore fort et après un court moment de repris, je m’encornai dans les entrailles du mont. Le son d’une voix, familière toujours, atteignit mes oreilles, me faisant m’arrêter, sourcils froncés. D’un pas lourd, mais que le claquement continu du vent dehors couvrait, je m’enfonçai davantage jusqu’à apercevoir la tête blonde, coiffée de tresses familières.

-PENELO ! Son nom m’avait échappé alors que je m’élançais vers elle, mut d’un plaisir fou et aveugle au fait que cette rencontre était improbable, je passai mon bras valide dans son dos, autour de sa taille avant même qu’elle n’ait le temps de se retourner et de me voir. «  Oh Penelo. Mais merde, tu fous quoi ici…Et on est où en fait? »  Demandais-je faiblement dans son oreille, la fatigue et la douleur me revinrent alors, me rendant plus lourd contre son dos que mon mouvement innocent l’aurait d’abord voulu.

About hell fucking time, I know.  
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