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 Insatiable

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MessageSujet: Insatiable   Lun 10 Sep 2012, 4:41 pm

( Prio Jane! :wou: )
Il y avait beaucoup d'agitation: les plus grands se hâtaient de tous les côtés, beuglant à propos d'une porte qui menait au couloir menant aux autres mondes. Les plus petits, eux, se rapatriaient en meute pour balancer leurs forces. Plusieurs se désistaient déjà quant à la végétation florissante de l'endroit. L'ombre sans nom en entendait d'autres se plaindre que les branches les empêchait de voler; qu'elle les restreignait dans leurs mouvements. De plus petites ombres, quant à elles, préparaient déjà leur plan de match: bondir sur tout ce qui remuait, et griffer tout ce qui remuait. Il y avait aussi l'ordre facultatif de manger tout ce qui remuait, un ordre qui faisait plisser les yeux de dédain à la petite ombre qu'était celle Sans-nom. On s'activait d'un côté, on s'activait de l'autre, comme une fourmilière où chaque ouvrière n'avait ni son mot à dire, ni le droit de protester: on obéissait, non pas par logique, mais par instinct. Comme il y avait plus fort que soi, on se pliait aux plus grands, aux plus développés du groupe ( ils avaient de ces antennes! Sans-nom les enviait ), qui n'hésitaient pas à employer la violence pour faire taire ceux qui stridulaient le plus. Bien que Sans-nom avait l'avantage de se taire et celui d'être plus calme que les autres, un certain pressentiment l’oppressait: et si leurs précédentes visites avaient attisé la méfiance des habitants? Il n'était peut-être pas sain de déambuler ainsi de mondes en mondes. Peu à peu, on finirait par se rendre compte que leur présence était peut-être néfaste quant au développement de celui-ci. Un mince faisceau d'espoir réusissait pourtant à le rasséréner, à taire toutes ses inquiétudes: peut-être serais-ce jour-là qu'il retrouverait la lumière aimable qui l'avait accidentellement fouetté le visage. Peut-être sa Dulcinée s'y trouvait. Enfin le temps de partir. Chacun s'aplatit au sol, disparaissant dans les lueurs opalescentes des ténèbres, s'évaporant pour se re-matérialiser en ombre ailleurs. Le voyage fut de courte durée.
DEEP JUNGLE

Lorsqu'il se releva, c'est la lumière opaque du soleil qui l’accueillit de ses puissants rayons. Sans-nom dut plisser les yeux, se recroquevillant d'un côté, accroupi, portant ses pattes en visière pour pouvoir bloquer le trop-plain de clarté. Son groupe se leva à son tour, s'étirant comme des chats après un long sommeil. Un chuintement lui fit lever subrepticement la tête, faisant rebondir ses antennes au sommet. Les ombres décidèrent de se disperser, grouillant à même le sol en empruntant des chemins au hasards. Sans-nom, délaissé, demeura un instant penaud, furetant autour à la recherche de quelque chose qui pourrait lui plaire. Il se dandina vers l'avant, le ventre à ras-le-sol, les antennes aux aguets, les yeux grand ouverts, se fixant sur tout ce qui remuait sous ses yeux. Lorsqu'il leva la tête, une infrastructure, haute perchée au loin dans les arbres, lui fit écarquiller ses yeux. Lançant un piaillement satisfait, il se mit en route, cap sur cette étrange maison en rondins.

(Deep Jungle, Au dessus des arbres)
Il avait traversé la jungle sans plus de façons, parfois impressionné par les quelques animaux qui y paressaient, parfois bouillant de colère en réalisant que ce quelques animaux l'ignoraient ouvertement. N'était-il pas une ombre? N'était-il pas une créature supérieure quant à ces êtres dotés de coeurs? Cette pensée le dépita. Sans-nom s'arrêta de farfouiller en abaissant la tête, se rappelant que lui n'en avait pas, de coeur. Et que ces êtres qu'il jugeait inférieurs, étaient en fait supérieurs à lui: du moins, jusqu'à ce qu'il réussisse à mettre la main sur cet organe. Il escalada non sans quelque mal des branches et des lianes, se hissant à la cime des arbres, bondissant et ricochant sur toutes les surfaces pour se hâter jusqu'au sommet. Alors qu'il tendit la patte, certain d'être arrivé, il se heurta en plein sur un filet, soutenu par de grosses poutres de bois. Sans nom s'écrasa au sol sans manières. Il fut prit d'un soubresaut, relevant soudain la tête, dardant d'yeux mécontents le diabolique filet qui l'empêchait d'atteindre la baraque. Il jeta un regard circulaire autour, avant de réaliser qu'une branche, plus grasse et gorgée de mousse que les autres, menait, comme un escalier, jusqu'au pavillon de la maison. Exalté, il se mit à dandiner sur place, se hâtant cette fois à cette grosse branche ( plus glissant qu'il n'y paraissait ), y plantant ses griffes pour, bien que très lentement, atteindre ce qui lui semblait être un enchevêtrement de dalles de bois. Sans-nom se remit sur pattes sur un stridulement réjoui, s'avançant sur les dalles, une à unes, imitant la désinvolture des hommes lorsqu'ils marchaient, s'arrêtant au pas de la porte, qu'il poussa de la tête, timidement.

(Deep Jungle, Maison abandonnée)
Il se risqua un pas, puis un deuxième, se glissant à l'intérieur du bâtiment à pas de loup. L'intérieur était trop sombre pour y déceler quoi que ce soit. Les rideaux étaient fermés, et le sol lui était traitre. Il ne réalisait pas qu'il grinçait sous chaque pas.
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MessageSujet: Re: Insatiable   Lun 10 Sep 2012, 6:20 pm


    « Tarzan ? »


Où peut-il bien être ? Cela fait déjà plusieurs jours que je ne l’ai pas vu, au campement. Comme s’il s’était volatilisé, aussi vite qu’il est venu, pour prouver qu’il était réel à un homme qui, lui aussi, a disparu, évanoui quelque-part. Peut-être même mangé par une créature féroce – celles qu’il se disait si apte à vaincre. L’ironie du sort en est ainsi, malheureusement. Je n’ai aucun remords pour ce qui est de la disparition de Clayton. J’ai mon père avec moi et personne n’a osé s’approcher de nous, si ça n’est de Tarzan, cet homme-singe hautement intriguant.

Étrange comme il me manque et comment je me sens poussée par l’envie d’aller le chercher, où qu’il puisse bien être. Les journées semblent longues, même si… S’il reste quelque-chose de grand, qui m’empêche de m’ennuyer, dans cette recherche, dans tout ce que l’on gagne à être ici, à étudier la nature, trouver les gorilles. Nos nombreuses expéditions que nous avons, mon père et moi, dans cette vaste jungle, sont bien assez pour nous garder occupés. Ma main droite, experte, replace une mèche chocolatée derrière mon oreille, alors que mes yeux épient l’endroit, la jungle. Chaque feuille qui bouge sous la petite brise, chaque éclat de vert différent, chaque petit animal que je tends à reconnaître depuis ces jours où nous sommes dans un univers totalement différent que le Londres civilisé que nous avons appris à connaître. Pourtant, aucun signe de cet homme en pagne, d’un gorille, de quoi que ce soit qui pourrait affirmer qu’il est près. Il n’est nulle part.

Peut-être y est-il arrivé quelque-chose ?

Étrange comme à cette pensée, mon cœur semble chavirer d’une manière particulièrement douloureuse. Non : Il ne peut pas lui avoir arrivé quelque-chose. Il est assez grand, assez musclé, assez fort, assez beau assez… Hem. Assez habile dans cet habitat pour se débrouiller, pour contrer n’importe quoi. Je l’ai bien vu. Alors je n’ai aucune raison de m’inquiéter pour lui. Je l’espère. À cette pensée, je soupire, puis continue d’avancer. La jungle est vaste et parsemée d’embûches assez difficiles à atteindre avec une grande robe jaune canari. Heureusement que j’ai changé de tenue pour quelque-chose me permettant des mouvements moins inconfortables. Certes, ce genre de tenue ne serait pas très bien vu au milieu des rues de Londres ; une jupe longue, légère et une camisole simple, blanche. Je me stoppe plus dans ma lancée, regardant de nouveau autour de moi. À gauche, puis à droite, replaçant sous mon bras mon calepin à dessin bleu, les sourcils froncés. Entre les branches filtre la lumière ; mais rien de plus que des ombres.

    « Now, where could he be? »
      v.f. : Bon, où peut-il bien être ?


Je ne veux m’avouer perdue. Pas encore. D’ailleurs, j’ai beaucoup trop d’amour propre pour m’avouer ainsi vaincue par un tas d’arbres, malgré leur complexité. Non ; et puis, si je finis par le trouver, lui, connaissant la jungle comme sa poche, il pourra me ramener sans problème. Et passablement sans avoir à passer par le chemin des airs – disons que notre dernière escapade me laisse toujours un peu pantoise. Évidemment, j’ai toujours le don de me mettre dans des situations fortement désagréables et embarrassantes, si ce n’est pas les deux à la fois, mais cette fois, je compte bien y remédier par moi-même… Du mieux que je peux, du moins. Soupirant une nouvelle fois, je continue ma route, cette fois vers un endroit qui me semble plus dégagé ; une espèce de clairière. D’où je me trouvais, c’est ce que ce semblait être. Cependant, passant outre une superbe chute, après quelques vingtaines de minutes de plus de marche, je remarque que là n’est pas le cas. Ce qui se trouve devant moi n’est rien de plus qu’un grand précipice. Celui-ci mène à un arbre, par un simple pont en bois attaché à des cordes. Cette vision, alors que je sors de la forêt pour la voir plus clairement, me laisse éblouie :

Plus loin entre les vagues se trouve un grand arbre tenant sur un gigantesque rocher. Là n’est cependant pas le plus étonnant : de par l’arbre majestueux se trouve ce que je pensais jusqu’à maintenant impossible : Une maison. Je dis maison, car jamais je n’ai vu une cabane de bois construite d’une manière aussi pensée. Le nombre de travail qu’il semble y avoir eu dans la construction de ce bâtiment me laisse dans un état de surprise le plus complet. Et mon visage peut bien le prouver, de là mes yeux grands ouverts à une expression vite lancée pour témoigner de mon étonnement.

    « This place is wondrous! »
      v.f. : Cet endroit est merveilleux !


Je fais fi de mon étonnement pour finalement m’approcher vers le pont, à pas lents, mes yeux se posant sur l’architecture – sur les plates-formes formant des terrasses étranges, sur les grandes voiles couvrant le tout. Je teste la solidité des câbles et suis satisfaite – assez pour poser le pied sur la première planche, testant de nouveau. Je lève la tête vers la maison.

    « I wonder… »
      v.f. : Je me demande…


Peut-être y est-il ? Peut-être est-ce de cet endroit qu’il vient ? Je doute. Mais sans finir ma phrase, je m’aventure, plus rapide, sur le pont, montant par la suite dans l’arbre. La maison est grande – non pas immense, mais tout simplement grande. Et l’intérieur… J’ouvre la porte et pose un regard à l’intérieur. Le soleil filtre la lumière et je vois la poussière sortant des fenêtres sans carreaux. Bien que certains endroits témoignent de venues – des bottes ? Des traces de bottes ? – je ne vois pas celui que je cherche, nulle part. Je suis tout de même intriguée, et de ce fait, je rentre, m’enfonçant plus loin dans cet endroit témoignant d’une activité humaine – quelque-chose d’intéressant que je pourrais dire à Papa. Mes yeux se posent sur la poussière au sol, puis sur quelque-chose de reluisant, d’intriguant, par terre. Je prends ce qui semble être un cadre. Des visages familiers apparaissent – familiers ? Pourquoi ? – avant que je reconnaisse les traits de l’homme.

Il y a alors un bruit, m’arrachant de mes pensées. Mes yeux s’écarquillent alors que mon cœur saute un battement – le cadre échappé par terre dans un bruit de verre se brisant, je me retourne pour ne voir que du vide devant moi. Du vide – ce jusqu’à ce que mon regard descende un peu, captant du mouvement plus bas. Aussitôt, je me sens prise d’un mouvement de recul profond, alors que de mes lèvres s’échappent un cri d’épouvante, profond, mes mains venant toucher dans ce mouvement le mur derrière, effleurant la poussière.

    « Oh, dear! Oooh, dear! Go away! Sh-shoo! »
      v.f. : Oh làlà! Oooh, làlà! Va t’en! Sh-shoo!


Je fais des mouvements de main pour faire fuir la créature, la sommer de partir, mais rien n’y fait. Ses yeux jaunes me fixent d’une manière parfaitement alarmante.
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MessageSujet: Re: Insatiable   Lun 10 Sep 2012, 8:00 pm

La petite ombre sans nom s'avançait parmis les boîtes et les dalles, sans réaliser qu'elle foulait le territoire d'une créature dangereuse. Une créature dont les aînés avaient mentionnés maintes et maintes fois: il s'agissait d'un homme, doté d'un coeur ( c'était évident, car pour être une terrible créature, il fallait bien sûr être doté d'un coeur ) légèrement accroupi et qui courait sur les jointures de ses mains ( qui n'étaient pas serties de griffes, étrangement ). Cette descrpition avait fait rêvé Sans-nom ainsi que les autres petites ombres: courir accroupi sur ses jointures, en se dandinant, c'est ce qu'ils faisaient tous! Malheureusement, les aînés parlaient aussi d'une sorte de Griffe allongée dont il se servait pour empaler les siens. Sans-nom était déterminé: en trouvant cette longue griffe et en se dégotant un coeur, il pourrait, lui aussi, devenir une terrible créature! Un titre pareil avait tout ses avantages: tout le monde l'aimerait!

Et à l'idée d'être aimé, Sans-nom se mit à folâtrer à droite et à gauche, sur le bout de ses pattes, léger, tout léger. Il aurait même, si ça lui avait été possible, esquissé un sourire. Ça pouvait le devenir! Il suffisait de trouver un coeur, et il pourrait alors esquisser tous les sourires qu'il voudrait! Mu d'un nouveau courage, l'ombre sans nom se rua sur le monticule d'objets recouvert de poussière, et se mit à empoigner tout ce qui lui tombait sous la main, livres, couettes, oreillers, vêtements. Il se mit à renifler avec empressement chaque objet qu'il touchait, avant d'aussitôt le faire valdinguer par-dessus son épaule, soudain obnubilé par un autre. Il répéta le manège par deux fois, trois, par dizaines, jusqu'à ce que le fond du coffre qu'il farfouillait ne fusse vidé de ses entrailles. L'ombre de l'intérieur du coffre se découpa alors, comme si la lumière à l'intérieur de la maison était devenue plus forte. Intriguée, la créature fit rebondir ses deux antennes vers le haut, osant jeter un coup d'oeil en dehors de la malle pour voir ce qui s'était passé. Elle s'agrippa au rebord du coffre pour s'y hisser, puis, boula en catastrophe à l'extérieur, cul-par-dessus tête. À peine eut-elle regagner l'équilibre dans ses pattes qu'un cri stridant déchira l'obscurité.

Affolé, le sans-coeur sans-nom et sans-détail-notable-le-différenciant-des-autres fit volte-face, les yeux ronds, entrapercevant le reflet d'une femme vêtue modestement d'une camisole blanche, se reculer prestement contre le mur, posant sur lui une paire d'yeux figés dans l'effroi. Ça c'était le reflet, maintenant restait à voir l'animal. Il se raidit.

- Oh, dear! Oooh, dear! Go away! Sh-shoo!
Sans-nom pencha impreceptiblement la tête sur le côté, berçant ses antennes oscillantes. Il sentit l'air remuer vigoureusement autour d'elle, plus particulièrement vers la région de sa main ( qui elle non plus, n'était pas sertie de griffes! ) chassant la poussière d'un mouvement frénétique. Était-ce une invitation? Ça en avait tout l'air! Sans-nom délaissa les livres déchirés et les vêtements trop amples pour se mettre à se dandiner en direction de Jane. Son pas allait de bon-train, jusqu'à ce que le sol lui fonce dessus. Qui avait éteint la lumière?

En réalité, Sans-nom s'était simplement empêtré les pattes dans une couette qui recouvrait le sol, et, faute d'équilibre, s'était affalé de tout son long, dubitatif. Il continuait de grouiller au sol, persuadé qu'il se tenait encore debout.
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MessageSujet: Re: Insatiable   Mer 19 Sep 2012, 2:12 pm

Oh, pendant une fraction de seconde, ai-je osé espérer ! La créature me fixe toujours de ses yeux jaunâtres, comme pour percer mon âme, me trouvant très certainement de son goût – oui, certainement avais-je l’air d’un ravissant dîner. Et ces secondes où je continuais de faire ces mouvements frénétiques de main, j’ai vraiment cru qu’il allait partir, qu’il aurait peur, qu’il allait réagir, du moins, mais rien ! Je ne peux compter combien ces secondes me parurent longues, à espérer vainement qu’elle fuit, tandis qu’elle reste là à me fixer sans rien faire de plus. Ces secondes m’ont paru comme une douloureuse éternité ! L’éternité à me faire fixer par cette créature encore méconnu. Quelle sorte d’animal pouvait être ainsi ? Jamais je n’avais vu, dans mes livres, mes ouvrages, une créature semblable ; aux yeux d’un jaune sans pupille aucune, aux antennes insectes, à la peau noire tournant sur une teinte très foncée de bleu. Mes yeux l’étudient, rapidement, dans toute cette panque dont je fais preuve, sans pouvoir me dégager.

Mais ses antennes, elles semblent bouger d’une manière frénétique à un moment, alors qu’elle me fixe. Et ma main… Ma main faisant ces mouvements intéresse la créature. Et à mon grand désarroi, celle-ci en semble même stimulée, obnubilée ! Elle s’élance vers moi, et, prise d’effroi, un cri d’épouvante déchire à nouveau mes lèvres. Comme j’aurais aimé passer au-travers de ce mur de bois ! Mais évidemment, je ne le pouvais pas. Je me contentais de reculer jusqu’à ce que je tombe, vainement, par terre, glissant sur un bout de tissu, les fesses par terre.

Et mon regard de fixer la créature avec les yeux ronds de panique. Et de remarquer que celle-ci, aussi, est affalée au sol, grouillant tel un insecte, ses petites mains serties de griffe tentant d’atteindre quelque-chose, semble-t-il. Si elle semble passablement effrayante, je prends ce temps de repos et soupire, posant mon livre sur ma tête en un signe de soulagement. Pourquoi de soulagement ? Seulement parce que j’ai le temps de me relever sans que cette… Chose ? ne fasse trop d’histoires.

Dire que tout cela avait commencé par une recherche effrénée d’un homme moindrement vêtu ! Londres était bien loin du compte, c’est une chose que je peux affirmer sans problème, en ce moment.

La curiosité est certes un vilain défaut, peut-être plus que la peur en elle-même, mais disons qu’après avoir été poursuivie par une horde de babouins et avoir parcouru une forêt tropicale entière par la voie des airs… On ne voit pas une simple créature de la même manière que verrait une simple bourgeoise Londonienne. J’avais fait beaucoup de progrès, et je savais très bien m’occuper de moi-même !

Dubitative, je prends mon livre contre moi et tente de contourner la créature qui rôde encore au sol, comme en quête d’une odeur, tel un chien de chasse à la poursuite d’un lapin. Que faire ?

    « Uhm, this is rather uncanny. »
      v.f. : Hum, tout cela est assez étrange.


Je me penche, tentant de mes instincts de biologiste de retrace l’origine de cette petite créature… Sans pouvoir le faire. Sa forme humanoïde et insecte est très particulière… Autant que son instinct… D’attaque ? Autant être prudente.

    « What kind of creature are you? »
      v.f. : Quelle sorte de créature es-tu ?


Je pose mes mains sur mes hanches, toujours pensive. La réponse ne sera certainement pas donnée de celle-ci, mais de parler m’a toujours aidé.
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