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 Will I ever be free ? { Kefka | Terminé.

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MessageSujet: Will I ever be free ? { Kefka | Terminé.   Jeu 16 Fév 2012, 12:19 am


    NOOO ! NO ! DON’T FADE AWAY !
      v.f. : NOON! NON ! NE DISPARAIS PAS !


Sa main se tend. Il ne peut s’échapper. Il tombe. Il tombe, l’ombre tombe et s’échappe. Elle court, elle court, halète, désespère. Il ne peut s’envoler. Il ne peut partir. Il tombe, elle doit le rattraper. Elle court, court, suffoque. Elle l’atteint enfin. Elle atteint le vide, le vide ambiant, le vide qu’elle tente de prendre, de ramener à elle, contre elle, avec elle. Non… Il ne peut pas… Simplement… Elle s’arrête d’une manière brutale, ses souliers claquent sur le sol, écho dans l’endroit vide de son esprit, sa voix résonne toujours. Son cri est distant.

    Don’t… Please, don’t…
      v.f. : Ne disparais pas… Je t’en prie, non…


L’ombre s’échappe, l’ombre coule entre ses doigts. Elle revoit des images floues ; des images de lui. Lui, son corps tombant alors qu’elle le rattrape. Son corps qui s’échappe de son étreinte. Ses yeux s’écarquillent en panique, son corps tente désespérément de le suivre, son cœur saute un battement. Un horrible battement. Un horrible silence. Et son cri, un simple cri. Ses lèvres forment le mot, le nom. Ce nom. Ce nom qui est si familier, si lointain. Ce nom qui, flou, résonne dans son esprit sans qu’elle ne le rattrape.

    No! It can’t be! I won’t let him go!
      v.f. : Non ! Ça ne se peut pas ! Je ne vais pas le laisser partir !


Son nom… Son reflet, son image qui s’échappe. Des lumières dorées qui montent doucement, qui virevoltent lentement vers le ciel… Son cœur ressentant la plus intense douleur. Des souvenirs flous, dans un éclat, un éclair confus et diffus, qui s’alterne, s’alterne… Son nom une nouvelle fois crié entre ses lèvres gamines, alors qu’elle tient une main sur son cœur, alors que tout s’échappe d’elle encore une fois… Elle sent ses mémoires lui échapper, elle tend le bras, écarte le doigts et tente désespérément de tenir bon, de les rattraper, de les garder. Elles s’évanouissent dans les ténèbres, dans la noirceur, dans un gouffre béant. Elle crie ce nom inaudible une nouvelle fois, crie ce nom que dans son rêve elle ne peut entendre.

Ses poings se serrent. Ses yeux se ferment plus durement. La Princesse de Cœur se sent suffoquer, perd le souffle. Elle rouvre les yeux, paniquée, soudainement aveuglée par un voile de blancheur. Le brusque retour à la réalité. Le brusque retour à cette triste réalité. Une douleur vive se fait ressentir au niveau de sa main droite, serrée contre son cœur. Aussitôt ressentie, elle laisse une exclamation s’échapper de ses lèvres, desserrant la poigne de fer qu’elle tenait. Kairi reconnait la texture familière des coquillages de Thalassa. Elle respire un bon coup, s’assoyant sur le sol terne et qui au fil des jours devenait de plus en plus confortable, peut-être par habitude, tentant de calmer sa respiration accélérée, son cœur qui se débat agressivement dans sa poitrine. Une autre. Et une dernière. Elle soupire doucement, ferme les yeux, les rouvre par la suite avec un certain calme qu’elle avait acquis au cours de son pénible séjour dans cet endroit glauque à l’ambiance d’hospice. Le mal de cœur qui la prend chaque fois qu’elle se réveille rampe doucement jusqu’à elle. Elle se sent malade et faible. Peut-être même trop faible pour ce qu’elle pouvait endurer.

Elle fronce les sourcils, ailleurs. Que pouvait-elle faire de plus, maintenant ? Qu’y avait-il à faire, maintenant qu’elle était réveillée ? Une nouvelle fois, elle ne pouvait qu’attendre. Attendre que son tour vienne dans cette pénible histoire, que quelque-chose arrive. Qu’elle soit exécutée, chassée, libérée. Elle ne sait rien de ce qui pourrait arriver. Pourtant, elle ne craint pas le pire, et attend, nerveuse, inquiète, mélancolique. Sa famille lui manque. Elle aurait aimé revoir son père, qu’il le serre dans ses bras et la rassure ; mais que pouvait-elle faire ? Elle est prisonnière. Prisonnière de ce monde inconnu. Elle se lève, en a marre de rester assise.

Et ces rêves continuent de la hanter depuis déjà deux ou trois jours. Chaque fois qu’elle ferme l’œil, à force de remuer dans son esprit ces rêves et ces pensée tout au plus désagréables. Parfois, ces rêves la chavirent. Elle s’entend parler. Entend une voix confuse, une voix qui lui appartient, à lui, cette présence inconnue. Chaque fois qu’elle rouvre les yeux, cette voix redevient confuse, comme si son cœur parlait, sans que son esprit ne veuille avouer des vérités cachées au plus profond de celui-ci. Une nuit, elle court avec Riku et une silhouette noirâtre sur la plage de Destiny Islands. La silhouette semble sur le point de se matérialiser, un visage semble sur le point d’apparaître, mais avant que tout soit clair, elle s’évanouit et tout laisse place à un néant constant et sidérant. Dans un autre, elle entend sa propre voix, elle tend son Wayfinder dans une main gantée. Be sure to bring it back to me. Comme une mémoire effacée. Comme si elle tentait désespérément de rattraper un fragment oublié. Tant de choses étaient obscures. Vingt jours environ. Vingt jours où tout semblait s’être effacé. Subitement, sans rien dire. Et elle, qu’un pressentiment. Un pressentiment qui ne pouvait être faux… Après tout ce qui arrivait… Après tout ça, peut-elle réellement douter ?

Un des cinq bouts pointus de son Wayfinder n’avait cessé de rentrer dans sa peau fragile, y laissant des marques rougeâtres profondes. Voilà ce qui avait été la source de la douleur un peu plus tôt. Elle porte le porte-bonheur à ses yeux et se perd dans le visage souriant dessiné sur l’extrémité. Son regard se perd durant un long moment. Et si c’était réellement lui ? Si ce regard souriant, ce regard par la suite perturbé, était réellement celui du garçon mystérieux qu’elle avait croisé sur la plage ? Son cœur semble s’enflammer bizarrement à cette pensée. Elle se remémore les pensées de son premier bourreau. Le borgne n’avait-il pas nargué le jeune homme quelques temps plus tôt ? Était-ce elle qui avait oublié ou lui qui divaguait ? Comment peut-elle en être certaine ? Comment peut-elle arrêter de douter, de se perdre dans son esprit… ?

Puis, la jeune Princesse a un soudain haut-le-cœur. Elle perd l’équilibre et passe à deux doigts de trébucher contre son soulier. Un étourdissement. Elle connaît cet afflux de ténèbres. Elle le connaît que trop bien. Quelqu’un est sur le point de passer. Serait-ce celui à la peau foncée et aux cheveux gris ? Il semble avoir la plus grande portion de Ténèbres dans ce château. Pourtant, les autres en partagent tous un peu. Son malaise s’accentue. Et pourtant, elle ne semble entendre aucun pas. Aucun son. Dans la morosité du blanc apparaissait alors un afflux de couleurs vives. Elle sursaute, les yeux grands ouverts, dans un petit cri. D’où sortait cet étrange personnage ? Elle le fixe quelques instants, hébétée. Ouah, rien à voir avec les manteaux gris et monotones. Pourtant, ce regard fou, ces ténèbres grandissantes ne signifient rien de bon. Elle recule dans sa cellule. Que lui veut-il ?




Dernière édition par Kairi le Lun 20 Fév 2012, 9:55 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Will I ever be free ? { Kefka | Terminé.   Jeu 16 Fév 2012, 11:30 pm

    BON COMMENT JE COMMENCE ÇA MOI… Ah ouais comme ça c’est bien. Donc donc donc, qu’est-ce qui se passe dans votre petite vie, hm ? Ça ne lui tente pas de se répéter pour la cinquante millième fois qu’il s’emmerde et tout, blah blah blah, vous avez probablement déjà compris et que la cassette commence à devenir franchement ÉNERVANTE NON ?... Vous utilisez vraiment encore des cassettes ? Non mais, vous êtes en involution ou quoi ? DES CASSETTES. La grand-mère de sa grand-mère de son Esper avait ça ! Quelle connerie. Et dire qu’il vous trouvait un peu plus cool que l’autre fois. Maintenant, vous êtes en bas de l’échelle. NON. PIRE. Parce que le bas de l’échelle est réservé, bien sûr, à la jolie petite Terra qui a disparu QUELQUE PART…. Donc, vous, monsieur le lisateur ou madame lisatrice, vous voulez un ballon ? Ils flottent ! Oui ils flottent. Comme ceux d’en bas. Vous voulez flotter aussi ? (ceux qui trouveront d’où vient cette citation auront VRAIMENT un ballon et non un vieux jeune garçon en décomposition qu’il garde depuis quelques mois dans un sous-sol à vin qu’il avait implanté sans que l’Orgie XIII ne le sache) OUI PENSEZ-Y. KEFKA SAOUL. Ce serait son rêve… Mais pas de boire. S’il vient de fucker votre esprit, alors c’est que sa mission a été un succès. LA MISSION DU MESSI. Eh oui. Kefka, c’est Jésus. Qu’est-ce que vous voulez, la vie c’est la vie. LE FILS D’UN DIEU…. Non mais vous y croyez vraiment à ces bullshits, vous ? Il n’y avait qu’un seul dieu dans tous ces mondes. LUI. LE CLOWN LE PLUS FOU QUI A JAMAIS MIS LES PIEDS SUR TERRE…. Ou sur le plafond et les murs aussi. Mais bon, ça ce n’est pas trop commun alors on s’en fou.

    Ouais bon, avec toutes ces divagations, où était-il rendu ? Il descendait… Ouais. Il descendait dans une espèce de gros ascenseur qui aurait pu accueillir au moins toute l’équipe de la NFL. Ces gros gorilles sans talent psychologiques et aucun moyen de penser par eux même à part foncer dans la personne devant soit en faisant DERP DERP DERP. Tss. Comme si ces singes auraient pu avoir l’intelligence du magnifique arlequin. Eh oui. Mais bon. Où avait-il atterri, cette fois ? Tiens, des gros trucs mauves et noirs qui volent… Oh oh oh oh ! Mais c’est qu’il sentait la présence de petites personnes toutes fragiles dans ce qui semblait être des cellules ! VISION RAYON-X. Le clown se mis sur la pointe de son pied gauche en mettant sa main contre son front comme pour essayer de voir plus loin. Les secondes passaient, mais rien ne venait. Pas une seule petite vision rayon-X à la Superman pour lui venir en aide dans un moment CRITIQUE. CRITICAL HIT. Oh ce qu’il était touché Mais… J’AI DIS PLAIE BÉANTE FANG. TU VAS M’ÉCOUTER. SINON. Euh. Ah pis d’la merde. Fait donc ce que tu veux femme, mais tu lui dois un sandwich. Tu retourneras dans ta renardière. Alors, vous vous demandez sûrement pourquoi il n’a pas encore parlé, lui, han ? C’est parce qu’en ce moment. Bah. Il voulait faire une petite surprise à une de ces chères présences ! L’effet de surprise est toujours tellement plus amusant quand la personne réagit en ‘’WTF IS THIS SHIT’’ qu’en ‘’Han va t’en’’ Avec une petite voix toute traumatisée. Ça ressemblait à une prison, cet endroit. Où à un autre pays. Chaque petites cellules étaient un pays différent ! Mais il ne semblait même pas avoir de gabelous à passer. Dommage dommage. Les pousser en bas de cet endroit aurait pu être amusant.

    Bon bon bon bon bon bonbonbonbobiogbfnjhbioduftybdaiuyfviud. Quelle pays choisirait-il ? L’Italie ? L’Espagne ?... Nan trop jaune et vert. Canada ? PFFF pays de poilus. Les USA c’est que des obèses et des psychopathes qui sont sûrs à 98 % que y’a un p’tit méchant monsieur qui les attend dans leur cours avec un sniper calibre .50, prêt à leur éclater leur petite tête remplie de graisse et de pensées perverses. Tiens, celui-là ! Zimbabwe. Parce que ça a un drôle de nom et que… Bah ça lui tentait d’aller là. OUH 700 MOTS JUSTE… À plus là. Tant pis. Saviez-vous que hier, j’avais 111 postes ? Non ? Vous vous en foutez han ? Mais vous lisez quand même pour ovir si ça devient plus intéressant après han ? Ouais bah vos espoirs seront vains, puisque je vais continuer de DIVAGUER COMME UN DÉTRAQUÉ. Ahem. Ouais, donc, le Zimbabwe. Il y avait même une petite fille à l’intérieur. Comment il l’avait vu ? EH BIEN IL ÉTAIT ENTRÉ DEDANS, GANG DE INLOGICAUX.

    Il la fixait. De ses yeux fous et de son sourire démoniaque. Il la fixait alors qu’elle était par terre. Il avait le dos courbé vers le sol, pour être plus proche de son visage. Il la regardait tout simplement sans rien dire. Oh ce que c’était AMUSANT. On aurait dit un diner romantique entre une chèvre et un tigre. Les secondes passaient, mais il ne lâchait toujours pas un mot. Il voulait voir la force d’esprit de cette jeune fille. Qu’est-ce qu’elle faisait là, au juste ? Hmmmmm. Intéressant, intéressant. Puis, il cligna des yeux une seule fois. Son sourire toujours présent, il se décida à parler. Finalement pour lui, puisque ça faisait au moins 5 minutes qu’il n’avait rien prononcé. NON MAIS VOUS IMAGINEZ COMMENT ÇA DOIT ÊTRE DUR ?!!... Ouais donc, bref. Prenant la voix la plus SÉRIEUSE qu’il pouvait faire, le plus sérieux de tous les voix sérieuses qu’il avait pu faire au courant de sa vie. OH XIG EST LÀ… Non pas dans la cellule, sur MSN bande de.



      «You will not survive this next minute »
      Spoiler:
       


    Puis, silence. Les seconds passaient alors que Kefka regardait l’expression d’horreur sur le visage de la jeune femme. COMME C’ÉTAIT DRÔLE. Et dire que cette petite fille allait mourir d’ici… quarante-cinq secondes ? Uh uh uh uh uh. Qu’est-ce que le grand bronzé allait dire ? «Muh tu n’aurais pas dût on en avait besoin blah blah blah » ON S’EN FOU C’EST QU’UNE FEMME. Elles servent à rien anyways. Maintenant, retourne faire tes mots-croisés espèces de cruciverbiste. Les secondes défilaient encore. CARROTES POIRREAUX MOUTARDE. Oui je sais c’est un peu hors contexte, mais depuis quand Kefka ne l’est pas ? C’est ce que je pensais. Puis, la minute passa. Bon, il fallait passer à l’acte… Le détraqué pouffa de rire. Un rire dément. Un rire démoniaque. Juste pour la faire capoter un peu.


      «YOU SHOULD HAVE SEEN YOUR FACE. YOU WERE SO FUNNY…. Oooooh don’t be afraid, I’m not here to kill or hurt you…. Or am I ? Heh heh heh. »
      Spoiler:
       


    Il y avait des…. Pétales de fleurs fanés, par terre. Ça puait. Le clown en ramassa un du bout de ses doigts et le fis prendre en feu.


      «This is just disgusting…. »
      Spoiler:
       


    Seuls ses yeux passèrent du pétale à la petite fille. Puis, la tête suivit et il se téléporta derrière elle. Il se mit alors à marcher d’un coté à l’autre de la cellule. Toujours en fixant la jeune fille comme un fou. Son regard de maniaque ancré sur elle. Oh mais il avait une idée derrière la tête, ce clown. Oh que oui. Ne doutez pas. Un rire mauvais sorti de la gorge de Kefka. Une idée géniale. Que pour s’amuser un peu, voyons.


      «I have a littlly tiny question for you my dear little traumatised rabbit… Imagine you could just…. Disappear ! From this place. Just like that ! Would you come with me ? » Il fit le mime d’une explosion avec ses deux mains avant de sortir un autre sourire machiavélique.
      Spoiler:
       


    C’était comme conclure un pacte avec le diable.
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MessageSujet: Re: Will I ever be free ? { Kefka | Terminé.   Sam 18 Fév 2012, 2:49 am

Déjà, elle se met à trembler. Le regard fou la tétanise. Figée sur place, prise au piège. Une peur bleue des clowns ? Jamais en particulier. Il y a cependant quelque-chose, quelque-chose dans le regard de cet homme – pouvait-elle-même le considérer comme humain ? Un humain que l’on aurait oublié de réhumaniser ? – Son regard n’a rien de rassurant, rien qui aurait eu une petite goutte d’humanité. Dans ce regard, elle trouve cette goutte de folie, mêlé à une explosion de ténèbres – ténèbres qu’elle ressent et qui ne cessent de la faire de plus en plus vaciller. Elle peine à tenir debout, à ne pas sentir un mal-être poignant. Ces ténèbres… Il y en avait assez pour qu’elle perde conscience – au détriment d’elle-même. Kairi souffre en voyant ce sourire, ces yeux, cet accoutrement, comme si au plus profond d’elle, elle sait que rien de bon ne peut arriver dans les instants qui suivent. Non par instinct, mais simplement par l’afflux trop grand des ténèbres venant de cet homme. D’ailleurs, n’était-il pas tout simplement apparu dans sa cellule ? Cet effet de surprise avait certes trop bien fonctionné. Son cœur se débat horriblement dans sa frêle poitrine.

Le noir. Le noir. Des paires d’yeux jaunâtres. Des tonnes et des tonnes d’yeux s’élevant dans les ténèbres. Des images saccadées d’un passé. Son être confus et mort. Un nom murmuré avant rien de plus qu’un vide plus ambiant encore. Des souvenirs ? Des souvenirs… Non, que des songes. Des songes, encore et toujours. Ce même sentiment. Alors qu’il y avait déferlement. Alors qu’un tourbillon mauve s’élevait dans le ciel, que l’île… L’île… La pensée si infernale de l’île coulant dans une marée noire… Riku… Et … Lui. Lui, encore et toujours. Cette silhouette noire, mais du noir qui ne s’apparente pas aux ténèbres et aux créatures sortant du monde ténébreux. Une noirceur qui s’apparente au vide, qui s’accapare le vide que cause la disparition de mémoires… Une chaîne incomplète.

C’était la même noirceur qu’elle ressentait. La même noirceur intense. Quelque-chose de mauvais se prépare. Quelque-chose de si mauvais. Elle tremble une nouvelle fois avant que les paroles de l’arlequin percent l’atmosphère, d’un ton presque mélodramatique. Son sang se glace dans ses veines. Ses yeux s’écarquillent sous ces paroles. La Princesse de Cœur ouvre la bouche, mais aucune exclamation n’en sort. Pas la moindre exclamation de surprise ou de peur. Comme si le choc est trop grand. Néanmoins, elle recule, son bras à l’horizontal devant elle, comme seule protection contre l’homme. La jeune fille ne contient qu’à peine sa terreur ; mais que pouvait-elle bien faire ? Une minute. Les secondes s’écoulent. Le silence continue de s’étendre dans une grâce n’effrayant toutefois aucunement la tension qui s’élevait, qui relevait fébrilement son malaise. Au bout des dernières secondes, son malaise s’accentue au point de laisser s’échapper une plainte craintive de ses lèvres. Rien. Rien de plus que le silence n’accompagne la chose. Et elle tremble. Elle tremble à un point fou. Ses yeux s’humidifient d’une manière fulgurante, au point où, terrorisée, elle est aveuglée par ses propres larmes. Et voilà. Voilà que la tension passe, qu’elle s’accentue dramatiquement d’un rire des plus machiavéliques.

Puis, des paroles. Rien de plus que des paroles. Des paroles criardes qui résonnent tellement dans l’immensité du silence. Elle soupire, mais sans n’être que peu rassurée. La présence de ce clown ne signale toujours rien de bon, ni lui, ni ses ténèbres, qu’elle sait venir de lui. D’autres plaintes étouffées s’échappent entre des sanglots insoutenables. Devrait-elle seulement être soulagée ? Devrait-elle crier ? Pour quelle raison crier l’aiderait-elle ? Kairi reste comme un oiseau en cage ; incapable de sortir d’ici, alors que lui, d’une manière inattendue, ne s’était que … Téléporté dans sa prison. Comme ça, comme si de rien n’était, comme si ça n’était que coutume de venir ainsi pour apeurer les jeunes filles sans défense. Elle s’avouait bien vulnérable. Que pouvait-elle face à une telle anomalie ?

Il ne fait que repleuvoir dans un endroit déjà inondé.

Elle se noie de plus en plus. À chaque seconde, rien de plus que cela ne lui arrive – elle comprend que malgré tout, c’est bien ce à quoi elle doit servir. Elle sert de souffre-douleur. Ils se servent d’elle autant comme appât que comme souffre-douleur. Cet homme doit en être la preuve. La jeune fille reste certaine qu’il n’est pas seulement là pour lui offrir des pignolats, et sûrement pour des desseins beaucoup plus sombres que cette simple affaire. Son attention se détourne d’elle, pour une infime seconde, où elle se permet d’espérer qu’il s’en irait, qu’il mettrait fin à ses étourdissements insoutenables, à ce mal de vivre à en plus finir. Un afflux trop gros de ténèbres n’est-il pas censé avoir sur elle aucun effet ? Certes, mais comment peut-elle éviter une trop grande sensibilité ? Trop jeune. Oui, elle doit être trop jeune pour contrôler son pouvoir, tout simplement. Le clown s’arrête sur des détails insignifiants. Il prend un des pétales lui rappelant son exil de chez elle, la brulant sans problème dans un bruit sourd. Rien de plus qu’un pétale flambé pour émettre l’odeur putride du feu, de la rose que l’on brûle. Mais que devait-elle-même croire de cet étrange personnage ? Pour l’instant, rien ne vient. Elle n’est que traumatisée, apeurée, sans même savoir comment réagir autrement qu’en se tenant loin de lui. Une distance qu’elle sait pourtant qu’elle ne sera pas respectée assez longtemps à son goût.

Il disparaît. Paniquée, elle regarde autour, pour entendre des pas derrière elle qui la font soudainement retourner dans une inspiration surprise, trois pas vacillants où elle passe une nouvelle fois si près de tomber. Il fait inlassablement les cent-pas, son regard profondément ancré dans le sien, toujours aussi apeuré. Que pouvait-elle bien faire de plus ? Un nouveau rire à en glacer le sang transperce son âme et fait passer un frisson désagréable dans son échine. Ce rire dément laisse place à des paroles des moins rassurantes. Disparaître de cet endroit ?

Oh. Elle aurait tout donné pour partir de cet endroit. De retrouver Destiny Islands. De revoir le sourire de Selphie, d’entendre la voix joueuse de Wakka et la naïveté de Tidus. Oh, ce qu’elle aurait donné pour serrer son père dans ses bras, pour revoir Riku, pour échapper à leurs inquiétudes. Ils devaient tellement s’inquiéter. Mais son regard reste planté dans celui du clown. Elle sent ses ténèbres écœurantes. Kairi ravale sa salive, recule une nouvelle fois. Elle regarde un court moment son Wayfinder, la seule chose qui lui importe pour le moment. Si celui qui le prend retourne toujours chez lui… Pourra-t-elle espérer retourner chez elle un jour ? Elle le serre un moment, avant de perdre son regard sur le sol, et de le retourner sur le fou.

    « W-well… I-I… »
      v.f. : Euh... J-je...


Son poing se serre sur son collier. Que doit-elle répondre ? Son instinct lui dicte de ne pas faire confiance à ce fou. Il pourrait facilement détourner ses paroles, l’envoyer ailleurs. Mais ses yeux trahissent son inquiétude, son envie de partir. Son envie de savoir, de savoir ce qui se passe réellement, car rien de ce qu’elle avait pu entendre avait été clair. Pourrait-elle un jour le savoir ?


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MessageSujet: Re: Will I ever be free ? { Kefka | Terminé.   Lun 20 Fév 2012, 1:14 am

    Ce petit bijou qui reluisait trop la Lumière le faisait tellement rire ! Le visage de petite traumatisée qu’elle faisait. On aurait dit un bébé phoque sur le point de se faire battre par des braconniers ! OH QUE C’EST DRÔLE. Si Canal D passait ce genre d’émission, Kefka serait le genre de gros couch potatoe qui mange des chips tous les soirs en se rendant obèse par la suite et en jouant à des jeux vidéo sans intérêts pour finir avec une ITS transmise par la main. Quoi, y’en a qui se reconnaissent ? Comme c’est dommage. LE JUS DE POMME EST UN TRÈS BON PRODUIT POUR REMPLACER LE PLASMA D’UNE TÉLÉVISION À HAUTE DÉFINITION.

    Un rire de fou. De démon. De maniaque. Comme le Joker, mais en pire. Comme Hitler, mais en extra pire. Et en plus, Hitler, on dirait qu’il a un bâton dans le cul, cette espèce de p’tit frustré d’la vie. Avec sa moustache en brosse à dent affreuse. MAIS BON ON S’EN FOU D’HITLER IL EST MORT. Et il n’a probablement jamais existé dans ce monde. BUT WHO CARES ? Le clown retira sa main tout en gardant son grand sourire. Cette jeune fille, elle ne semblait pas tout à fait prête à le suivre han ?

      « You don’t have to be scared of me! I’m not like one of those uninteresting-boring-no-lifers. I won’t bite you. » Il se téléporta sur le plafond, mais continuant de faire les cent-pas, il faisait bouer les bras un peu n’importe comment. « NOW, I can LIBERATE you, you know that ? Think of me like a genie. » Descendant lentement en tournant sur lui-même comme une toupie, le truc qui ressemblait étrangement à un polymino ou bien à Tetris joué par un enfant handicapé de 4 ans, s’arrêta alors qu’il était proche du visage de la jeune fille. « I can accomplish ANY wish that you want !... If it’s for destruction and chaos, of course. EEH EEH EEH oh oh oh oh »
      Spoiler:
       



    Cours 101 de : Comment traumatiser une fillette. Premièrement, vous commencez par lui parler de trucs incompréhensibles qui ne font aucun espèce de sens…. Non. Numéro 1, ce serait de s’habiller comme Kefka. Ce qui fait que l’autre devient Numéro 2 (HAHAHA XIGBAR T’ES QU’UN TRUC QUI DIT DES CHOSES POUR RIEN) et euh… pour les prochains numéros, bah ça, on s’en fou parce qu’en fait, faut juste être Kefka pour pouvoir traumatiser PARFAITEMENT une jeune fille comme ce truc trop lumineux qui se trouvait devant lui. Oh oui il sentait la Lumière émanant d’elle. Ça puait comme du fromage d’entre-orteils. Mmmmm bonne image han ? BREF. L’arlequin se téléporta encore une fois, mais maintenant, sur le mur, à l’horizontal… Ça ne semblait tellement pas solide, ces cellules-là. Il n’avait qu’à utiliser une infime partie de son pouvoir et POUF. Les murs de cette prison ÉCLATERAIENT. Parce que oui, utiliser une porte, pour Kefka, c’est dur. Le clown, il se fait des statistiques personnels dans un bureau d’avocat emprunté à Xemnas qui utilisait ça pour ses trucs de rapports (Pfeuh, à quoi ça sert de lire toujours le même truc de merde qu’un jeune con avec une clé allait péter la gueule à des ‘’Heartless’’ ?) et donc, dans ces statistiques, il y avait la partie ‘’Combien de portes avaient-elles pu être éviter en faisant péter le mur juste à côté’’ Il était rendu à 79. Chiffre magique où tout peut arriver. Comme 4, 8, 15, 16, 23 et 42, par exemple ! Donc ouais. Les murs. Ils devraient être épontillés pour être plus solide, quoi.

      «Have you ever noticed how many people had escape this place ? Hm ? NONE. Because you can only escape if you’re able to teleport, like myself, and/or use that secret code which I don’t know and don’t care. Or is it a password? A card ? Or a magic incantation ? Oh well. » Il se téléporta, couché dans les airs à l’horizontal, se fouillant un peu dans le nez pour le décrotter, face à la fillette. « Are you afraid of me ? Is that because we are strangers ? You’re a good little girl, you know ? NEVER TALK TO STRANGERS, my Mama always said. DON’T EAT THAT, my Mama said. PLEASE DON’T KILL ME, my Mama said. » Puis, il éclata d’un fou rire intensément épeurant et qui donnait froid dans le dos.

      Spoiler:
       



    La seconde d’après, il était ailleurs. Où ? Euh… Bah. En fait, je sais pas trop. Il était sorti de la cellule sans vraiment le vouloir. Ça avait bien pris une vingtaine de secondes avant qu’il ne remarque qu’il était en train de rire tout seul dans l’immensité de cet endroit. Il revint dans la cellule en position ‘’Comme s’il était sur une bicyclette’’ Et il se faisait avancer lentement tandis qu’il ‘’pédalait’’ dans le vide. Il fit retentir une cloche d’on ne sait où avec son pouce avant de disparaître de nouveau. Il réapparut derrière la jeune fille, faisant l’araignée sur sa petite tête… ROUSSE. OUI ELLE ÉTAIT ROUSSE. MON DIEU. Il venait de le voir. Cette jeune fille était rousse… Déjà que les femmes ne servent à rien, il fallait qu’elle soit ROUSSE. Quel dommage. Il n’aurait qu’encore plus de plaisir à lui faire subir toutes sortes de souffrances intellectuelles avant de (peut-être) la tuer. Qui sait ? Peut-être qu’elle se ferait écraser par un catamaran en plein milieu de la mer ? Oh oh oh. Non, il n’allait pas attendre la réponse de la rouquine. Il n’AVAIT pas à attendre. Il était quoi ? Un espèce de men in black sans but ni réelle pensée pour eux même ? (PROBLEM ORGANIZATION XIII ?) Il lui empoigna le bras fortement pour l’empêcher de se débattre. Il s’en foutait s’il lui faisait mal.

    C’est drôle la téléportation han ? Quand on pense que chaque petite cellule du corps de la personne se détache du corps pour aller se refaire à un autre endroit. À deux, c’était peut-être différent. Quoique… Nan. Il ne finirait jamais avec des cheveux roux, voyons. À moitié comme le bossu de Notre-Dame, une tumeur ressemblant à une fillette dans son dos. Il vivrait dans le noir tout le restant de sa vie. Hey ! Il pourrait peut-être rejoindre l’Orgie XIII, en ressemblant à ça ! (Faut pas se le cacher, ils sont tous laid là-bas. On dirait des clowns ! ) Donc, c’est en se téléportant qu’ils se ramassèrent… Qu’ils arrivèrent… Bof, ça me tente plus d’écrire. Vous aurez qu’à attendre le prochain poste ! Goodbye my friends !.. Bon, plus sériewmiwjdmsuidhmos…. Plus sérieusemPOMKOIASNJdIahniadao. D’accord, j’ai compris. Le mot composé de séri- et eusement n’existe pas dans le vocabulaire du clown. PFF ARRÊTEZ DE DIRE QU’IL L’A DANS L’AUTRE POSTE EN HAUT PARCE QUE VOUS AVEZ BESOIN DE LUNETTES. Et ceux qui en ont déjà, allez donc vous faire planter une aiguille dans l’eau à la Dead Space 2. Mais bon. Aux alentours d’eux, c’était noirâtre. Ça ressemblait à l’espace, tiens. Il y avait des mondes un peu partout… Les Lanes Between ? VOUS AVEZ BIEN DEVINÉS.


      «Woops ! I KNEW we should have turn left when we arrived to that sign !»
      Spoiler:
       



    Oh mais c’est qu’elle feelait pas trop bien la petite ! Elle avait l’air à se sentir mal. Est-ce que c’était les Ténèbres environnantes ? Nah. Ça faisait du bien ! Comme un bain de boue… Mais non, il est pas SI con que ça voyons. Oui, okay, il s’était VRAIMENT trompé de place, mais il savait qu’elle souffrait. Oh que oui. Et ça le réjouissait. Il la leva dans les airs devant lui et regarda son petit air tout souffrant.

      « Do you want a Hello kitty plaster? »
      Spoiler:
       



    Un autre sourire démoniaque, puis, une autre téléportation. Ils étaient maintenant à un endroit sombre. Pour seule lumière il y avait la lune qui éclairait. Ça ressemblait à une maison hanté décorée par des jeunes ados qui se pensent drôle mais qui font juste avoir l’air con. He he he he he. Si Kefka savaient vraiment où ils étaient ? Nah. C’était pas son style. Ils aurait bien pu finir une jambe dans le désert, un bras dans la neige et la reste de leur corps éparpillés un peu partout à travers les mondes.

      « DON’T YOU FIND THE AIR REFRESHING ? It smells…. Ew. Okay, it doesn’t smell good, BUT. Don’t you think it’s a nice, welcoming and friendly place ? »
      Spoiler:
       



    Il l’avait lâché pour gambader un peu aux alentours, mais revient vers elle avant qu’elle ne tente de s’enfuir. Prenant une voix qui la prenait sarcastiquement en pitié, le clown fit un autre grand sourire.

      « You don’t seem weeeeeell. What’s happening ? You didn’t though we were going to the beach HUH ? I didn’t bring my swimsuit ! »
      Spoiler:
       



    Pour dernière image, je vous laisse avec celle de Kefka en maillot de bain pour femme à une pièce. Vous me remercierez plus tard.


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MessageSujet: Re: Will I ever be free ? { Kefka | Terminé.   Lun 20 Fév 2012, 9:53 pm

Et ce rire. Ce rire qui perturbe tant la Princesse de Cœur. Kairi ressent le frisson, le malaise, tout au plus profond de son être. Ce clown, ce satané clown. Ce qu’elle aurait voulu qu’il parte. Elle ferme les yeux, vulnérable, à penser qu’il disparaisse, qu’il disparaisse loin d’elle, comme un enfant l’aurait fait. Le noir profond de son regard fermé, comme elle aurait voulu que ce noir se répercute sur ses environs et non pas seulement derrière ses paupières closes. Un noir, néant total, dans lequel ce monstre disparaîtrait, même si elle sait bien que tout cela ne peut arriver. Comme un enfant qui ne sait rien – la naïveté dont elle fait preuve dans ce temps de grande peur pourrait décrocher un sourire doux à n’importe quelle mère – cette mère qu’elle avait jamais connu. Ce rire continue cependant de détonner dans ses oreilles délicates. Il ne partirait pas, ça, c’était bien certain. Si seulement en les bloquant de ses mains, elle pourrait le faire disparaître. Et ses mains prennent place sur ses oreilles ; protection inutile contre la menace que représentait ce monstre aux ténèbres surabondantes, maladives. Elle aurait voulu perdre tous ses sens pour ne plus devoir l’endurer, même s’il ne serait pas parti pour autant. Mais elle l’entend toujours entre ses doigts – elle le sent toujours de ce sixième sens qu’elle a toujours eu.

Oh, ce qu’elle aurait voulu disparaître et ne plus avoir à le voir. Tout, bien sûr, allait prendre un tournant beaucoup plus dramatique qu’elle ne l’aurait pensé. Elle ne voulait même pas regarder ses conneries, tout ce qu’il pouvait bien penser à faire comme singerie, comme simagrée. Tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il la laisse tranquille. Comment écouter un monstre ? Tout ce qu’il ferait, c’est lui rendre la vie dure. Elle le sentait, tout en lui reflétait la malice. Alors faire confiance à une telle chose ? Non. Pas à ce point. Kairi n’est pas dupe. Elle sait. Plus même que certaines personnes pourraient penser qu’elle saurait. Non, ce monstre ne la duperait pas de cette manière. La voix perçante, criarde de l’entité diabolique continuait de briser la barrière tremblotante de ses mains, et les paroles continuaient tout autant de la tourmenter. Que pouvait-elle bien répondre à une telle chose ?

    « I… I don’t w-want to… Just… please, l-leave me alone… »
      v.f. : Je… Je ne v-veux pas… Juste… S’il vous plaît, l-laissez moi…


Certes. Elle voulait sortir. Elle voulait s’enfuir, mais à quel prix ? Quel serait le prix d’un tel désir ? Rien de bon ne pourrait se passer. Non, rien du tout. Elle ne serait que plus heurtée par une dure réalité. Transportée ailleurs pour revenir avec de plus grands châtiments, toujours avec une grande fracture au niveau de ses mémoires, un trou sans fond qui continue sans relâche de faire l’effet désiré sur son cœur. Une chose dont elle ne peut percer le secret dissimulé au plus profond d’elle-même d’aucune manière. Sauf ce sentiment… ce sentiment profond qui avait défié sa peur quand le jeune homme était revenu vers elle… Ce sentiment… Si doux, suave, emportant. Son regard baigné de larmes se relève doucement vers le clown, comme pour vérifier s’il était parti. Non. Il était toujours là, devant elle, embrouillé par ses larmes, mais bien présent. Son habit beaucoup trop extravagant le mettait en valeur dans l’endroit trop blanc. Elle se sentait déjà mourir à petit feu, avait un mauvais pressentiment, comme si elle savait pertinemment ce qui s’en venait. Comme si, à la manière d’un Oracle, elle avait déjà tout vu venir d’avance. Seulement dans ces yeux pleins de malice, seulement dans ce sourire maquillé, ces dents trop blanches et ces manières plus qu’étranges.

De poser ses mains sur ses oreilles ne changeait rien à son audition. Et pourtant, ce restait une manière de la rassurer, elle et ses petites manières. La rassurer de ce mal qu’il représente. Qu’une petite chose, oui, mais tout de même rassurante. Elle souffrait déjà assez pour que ce simple geste lui permette de se sentir un tantinet mieux qu’elle l’ait espéré en la présence du clown démoniaque. Si seulement. Il continuait de parler, de lui faire peur, d’une manière à l’inciter à venir avec lui, d’une manière à lui faire comprendre qu’il voulait la faire partir d’ici. La faire ‘disparaître’ de ce monde maudit. Mais non, elle tenait bon, elle aussi. La Princesse avait beaucoup trop peur pour lui faire confiance ne serait-ce qu’un court moment. L’intuition, que cette intuition qui la tenaillait de plus en plus, qui donnait ce sentiment désagréable à son cœur, comme si cela pouvait faire exploser l’enveloppe péricardique, plus la discussion avançait. Il n’était pas parti. Il restait et continuait de la tourmenter. Et ses yeux faisaient effet de fontaine coulant sur ses joues pâles et rosées par les autres larmes ayant tracé ce trajet avant leurs prédécesseurs. Et à son grand étonnement, le clown disparaissait de sa vue, d’un seul coup, comme ça, comme s’il n’avait alors jamais existé. Elle recule encore, de telle manière que son dos se cogne contre le mur violet, qu’elle lève le regard pour regarder tout. Sans rien voir.

Pendant près d’une minute.

Une minute où elle reste là, à se demander ce qui va se passer. Une minute interminable où elle n’a qu’à peine le temps d’absorber cette quelconque liberté. Où elle n’a plus le goût d’une quelconque anacatharse dû à son malaise. Où les ténèbres flottent ailleurs pour disparaître. Dissipées, attirées, sorption loin d’elle… Comme si jamais ils ne reviendraient, comme si elle était enfin libérée de ce malheur – mais elle savait que son malheur était loin d’être fini. Ele continue d’analyser son environnement. Mais toujours plus près. Elle regarde nerveusement son environnement – chaque mur, le plafond, sans rien voir. Jusqu’à ce que d’un seul coup, sans aucun bruit, la silhouette revient et la fait violemment sursauter. Il réapparaît avec ce regard fou, alors qu’il fait des gestes que jamais alors elle aurait bien pu prévoir. Des gestes si hasardeux qu’ils paraissent même drôles, des drôleries qui auraient bien pu être intéressantes, mais qui avec le personnage à qui ils appartenaient, semblaient tout simplement effrayants. Son cœur se débat violemment dans sa poitrine. Un son de clochette, puis il disparait encore. La jeune fille, paniquée, avance, regarde autour d’elle, sans pour autant le voir, non, comme s’il venait de disparaître à nouveau. Mais quelque-chose monte, des doigts dans sa nuque, sur sa tête. Un grand frisson la prend, elle fige, se retient malgré tout de hurler, ses poings se serrant alors que tout c qui sort est une exclamation étouffée. Et cette même main arrêtait de la toucher, puis lui empoignait solidement le bras, arrachant cette fois un hurlement de la part de la petite.

Autres larmes alors qu’elle tente de se débattre. Elle sent son pouls pulser dans son membre engourdi ; la poigne est trop solide et commence à lui faire de plus en plus mal. Elle est prise au piège – comme il y a de cela seulement quelques jours. Encore une fois, elle revoit le borgne, mais ce bourreau-là n’était rien comparé à celui qui venait. Oh, comme elle s’en rendait compte. Cette vérité s’engouffrait en elle, cette vérité détestable et oh combien cruelle.

    « NOOO! NO, LET ME GO! »
      v.f. : NOON ! NON, LÂCHEZ-MOI !


Pauvre petite.

Il y eut la disparition, dans laquelle son cri ne fut qu’audible dans un monde de ténèbres où lumières scintillaient au loin. Tant de petites lumières – tant de mondes qui voletaient au loin, sans qu’elle ne puisse les atteindre, et Destiny Islands qui était quelque-part entre ces mondes, cachés entre deux étoiles. Et les ténèbres ici étaient si denses qu’elle avait du mal à sentir autre chose que celles-ci. Ténèbres poignantes, sans qu’elle en soit affectée. Non, point affectée, son cœur était aussi pur que la lumière des mondes, mais alors, elle allait bien finir par s’y habituer. Un jour, alors qu’elle serait confrontée à tant de ténèbres que son pouvoir pourrait lui donner moins la nausée désagréable qu’elle donnait. Elle tente en vain de se débattre dans ces ténèbres alors que le clown parle. Mais rien n’y fait. Que pouvait-elle bien faire de plus ? Le clown prenait connaissance de son malaise, lui posait une question.. Une question étrange, qu’elle ne comprit pas, qu’elle ne comprendrait d’ailleurs jamais. Elle ne tente aucune réplique, mais sur le coup arrête de se débattre – comprenant que s’il la lâche ici – et il pourrait bien le faire – elle finirait par errer toute sa vie entre les mondes sans jamais retrouver son chemin vers Destiny Islands, vers le garçon mystérieux, vers Riku… Vers quiconque. Elle n’ose pas le regarder, se perd dans le vide de ses yeux de tanzanite ; profonds comme la mer de noir dans lequel elle est plongée.

… Avant de se retrouver dans un monde. Un autre monde, aussi noir que l’entre-monde dans lequel elle était quelques minutes plus tôt. Un autre flot de paroles qui déferlent sur elle, sans qu’elle n’écoute, sans qu’elle ne veuille dire quoi que ce soit. La poigne de l’homme se desserre de son bras, et, dans un élan de panique, elle regarde autour d’elle, se dirige instinctivement dans un coin où elle eut cru pouvoir se cacher. Mais il réapparait devant elle, la faisant reculer de trois pas avant qu’elle ne tombe presque. Elle se reprend dans la mesure qu’elle peut. La plage. Comment a-t-il su ? Destiny Islands. Ses yeux se remplissent une nouvelle fois de larmes. Pourrait-elle un jour revoir son monde ? Déjà qu’elle ne se souvenait qu’à peine de son monde natal… Lui enlever son monde d’adoption… Pouvait-elle réellement survivre à cela ? Son regard se perd sur le ciel, les nuages et la lune effrayante, puis les citrouilles épars sur le sol carrelé et irrégulier. Les formes tournantes, les arabesques, les arbres à branches tournées, les maisons anguleuses… Quel était cet endroit ? Quel était ce monde ? Et pourquoi était-ce si … Vide ? Elle l’eut cru, pendant un moment, avant qu’une silhouette ne passe furtivement dans son regard, qu’elle ne sursaute. Ses yeux se plantent alors dans ceux du clown, de cette manière toujours apeurée.

L’endroit semblait plus accueillant que lui.

Mais…

Que pouvait-elle faire ?

La plage. La plage. Destiny Islands. Elle voulait retourner chez elle. Elle ne voulait pas rester ici, dans ces allures effrayantes. La silhouette furtive… Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Kairi retient un sanglot, recule encore une fois. Refuge. Elle devait trouver refuge, se sauver de ce clown. Au plus vite, s’il le fallait. Elle ose tourner les talons, pour entendre des rires plus glacials les uns des autres alors qu’elle entame une course démesurée, poussée par son adrénaline et sa terreur. Elle voulait lui échapper. Elle voulait tant échapper à cette horreur. Se sauver de lui. Sauver de cette horreur. La jeune Princesse ose se retourner avant de tourner le coin. Le clown avait disparu. Elle était maintenant seule, laissée à elle-même. Seule dans un monde d’épouvante et noir. Où tout pouvait arriver.

Pauvre petite. Peut-être aurait-elle dû savoir. Savoir que la liberté aurait un prix.


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Will I ever be free ? { Kefka | Terminé.

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