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 He is my Master ! | Genesis

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MessageSujet: He is my Master ! | Genesis   Jeu 05 Jan 2012, 6:57 am


Alors que la place était d'un grand calme alentour, il suffit d'une seule personne pour briser ce silence : Demyx. Histoire de l'occuper sans doute, le second du boss avait prit la décision de l'envoyé à Twilight Town en reconnaissance, soit disant qu'ils en avaient besoin... Enfin, tout cela pour dire qu'il ne discuta pas l'ordre et avait entreprit d'ouvrir un couloir obscur pour se rendre dans ce monde-ci. Mais à peine l'avait-il franchit qu'il s'était retrouver face contre terre au milieux de la place des fêtes. Pour la discrétion, il fallait repasser. Heureusement pour lui, il n'y avait personne dans les alentours, aussi s'empressa-t-il de se relever et épousseter son manteau avant de refermer le portail. Maintenant, il était temps de se mettre au travail ! Enfin, façon de parler, parce que évidemment, il n'était pas très motivé et très franchement, il ne voyait pas trop ce qu'il pourrait apporter comme information de plus qu'ils n'avaient pas déjà sur ce monde-ci.

Ceci étant, il obtempéra quand même, bien que Demyx n'y mettait pas toute la volonté du monde. Il prenait bien son temps quand il marchait, regardant vaguement ce qu'il y avait autour de lui. Au moins il devait avouer qu'il avait de la chance, ici il n'y avait pas tellement de sans-coeur, pas comme dans certains mondes et puis c'était joli ici. Rien à voir avec Halloween Town ! Brr, ce qu'il détestait cet endroit, c'était... trop lugubre, trop sombre, il faisait tout le temps nuit aussi, comme à la Citadelle en fait. Et il aime pas trop rester dans le noir, pour faire simple, il a peur des Ténèbres. Enfin bon, il aurait quand même préféré être envoyé dans un monde avec plein d'eau où on ressentirait une joie de vivre certaine, dans lequel il pourrait s'amuser et ne pas être obliger de tout le temps se battre. Ça aussi il détestait ça, être obligé de blesser des gens ou combattre des sans-coeurs. Il a toujours la chair de poule quand il en croise.

Pour le moment, Demyx fouillait distraitement les alentours. Sous la fenêtre d'une maison quelconque, il vit trois pots de fleurs vers lesquels il s'avança. S'accroupissant devant, il souleva le premier pour voir ce qu'il y avait dessus. Rien. Alors il le reposa et souleva le deuxième, plus petit, rien non plus... Ou presque ! Soudain, il vit un petit truc noir bouger, d'abord pas beaucoup, puis le bidule s'avança vers lui. Une araignée !!! Pris de panique, il lâcha subitement le pauvre pot de fleur qui se brisa en heurtant le sol dans un bruit sec. Vite vite, il fit sortir une petit boule d'eau dans sa main qu'il jeta sur la vilaine bestiole – qui avait sûrement dû être écrasée par le pot avant cela. Enfin, plus de peur que de mal. Lâchant un profond soupire de soulagement, il se laissa tomber en arrière s'allongea de tout son long sur le sol, jetant alors son regard sur le ciel rougeoyant. C'était si calme et si paisible qu'il aurait très bien pu s'endormir là, tout de suite, allongé à même le sol. Cependant, ce n'était vraiment pas le moment de faire une sieste. Saïx le tuerait si jamais il revenait après avoir rien fait.

Pff, he just wanted to get rid of me, I'm sure.
v.f Pff, il voulait juste se débarrasser de moi, j'en suis sûr.

Aussi Demyx trouve-t-il le courage de se lever et de repartir fouiller les alentours. Malgré son manque de motivation, il s'en alla vers la place commerçante où il espérait trouver des choses plus intéressantes qu'ici. Oui bon, en même temps il ne s'attendait pas à tomber sur quelque chose de passionnant ici, dans un monde aussi calme, il y avait rarement d'évènements majeurs, en tout cas il n'en avait jamais vu. Peut-être pourrait-il ajouter un peu d'animation en jouant de son sitar ? Il voyait déjà Saïx lui crier dessus en lui disant qu'il était censé rester discret et ne pas se faire repérer. À cette pensée, il ne put s'empêcher de lâcher un nouveau soupir. Mais il s'ennuyaiiiiiit, il n'y avait rien à faire ici et très franchement, il doutait de tomber sur un quelconque changement qu'il y aurait eu depuis la dernière mission de reconnaissance faîte dans ce monde-ci.

C'est donc avec une moue boudeuse qu'il traversa la petit ruelle qui le conduisit dans le coeur même de la ville. Ça avait l'air tout aussi calme ici que dans le reste de la ville, alors Demyx s'avança et marcha un peur au hasard, ses pas suivant la trace des rails du tramway. Mais il ne savait pas quoi faire d'autre, il n'aurait vraiment rien à dire à Saïx quand il retournerait à la Citadelle, en attendant, il allait falloir qu'il soit un patient. Ou sinon ! Il allait dans la forêt et il se mettrait dans un coin tranquille pour jouer de sa musique. Ça aurait été une bonne idée s'il ne faisait pas si sombre là bas. La prochaine fois, il pensera à demander à partir en mission avec quelqu'un, avec son Xiggy par exemple ! Même s'ils devraient se battre, il resterait en arrière, en soutien, parce qu'il est pas question qu'il s'implique dans un combat, c'est vraiment en dernier recours qu'il se laisse entraîner dans ce monde de brutes. Et puis son Xigbar adorait le protègerait ♥. Sinon avec Axel, pour bien s'amuser, ils pourraient déconner ensemble et s'éclater un peu ! Et Rox...

Demyx fut subitement coupé dans l'élan de ses pensées lorsqu'il entendit des bruits de pas non loin. Se ressaisissant rapidement, il partit se cacher, se réfugiant dans la première ruelle qui lui venait. Il se mit ensuite à avancer à petit pas, se faisant le plus discret possible jusqu'à arriver devant l'ouverture qu'il lui permettait de voir le passage dans le mur qui donnait l'accès à la forêt derrière et au vieux manoir à l'abandon. Et tandis que les bruits de pas semblait se rapprocher, il décida de se mettre à l'abri, dans un coin où on le trouverait pas, mais d'où il pourrait voir ce qu'il se passait. Qui sait, peut-être qu'il trouverait quelque chose à dire à Saïx finalement, dans son rapport de mission. Alors à pas feutrés, il se rendit vers la fin de la ruelle et discrètement, s'appuyant contre le mur, il approcha sa tête de la fin de celui-ci, jetant un petit coup d'oeil pour voir quel était donc ces bruits de pas qu'il entendait. À tous les coups, ce devait être les gamins qui habitent ici, peut-être qu'ils étaient comptés s'amuser dans le coin ? Quoiqu'il en soit, il allait jouer les espions.
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MessageSujet: Re: He is my Master ! | Genesis   Ven 06 Jan 2012, 12:03 am

I AM YOUR MASTER.
“ And if the world has me sinking low,
I will clench my hands around someone even lower.”

Melt into me.
Show me deceit.
Darkness and Lights
Do not belong here.


-

Une page tourna dans le silence qui perdurait depuis des heures. On l’entendit sans effort, le son ricochant sur chacune des parois de l’appartement exigu. Froissement de papier simplet, récurrent en ces lieux ternes. Les rideaux, simples échafaudages de tissus grisonnant, demeuraient tirés, la pénombre rampant et recouvrant tout la surface de l’endroit. À vrai dire, depuis son réveil poisseux et humide, les lieux sombres où la noirceur dominait l’indisposaient moins qu’une plaine baignée de soleil le faisait. L’enfant jadis ensoleillé avait laissé place à un homme rongé par des désirs de vengeance qui préférait lire à lueur d’une bougie vacillante. Les rayons lumineux lui picoraient la peau, il n’était plus chez lui en leur centre luminescent et n’y retrouverait jamais sa place tant que perdurerait l’absence d’Angeal, l’absence de rêves tangibles se résumant à plus qu’un contraignant désir de meurtre. Un désir de justice, car one ne lui avait jamais laissé le choix d’être une erreur ou non. D’être un monstre.

Un soupir vaporeux s’échappa des lèvres pleines du lecteur, calmement installé dans le bois relativement inconfortable d’une chaise acheté lors d’une vente de débarras. Être réduit à une telle pauvreté . . . Était-ce ainsi qu’Angeal avait vécu toute sa vie ? Il pinça les lèvres, inconscient de la moue boudeuse qu’il affichait. De la demeure sobre de son partenaire d’enfance, il se rappelait des chaises et canapé confortables, un lit douillet. La compagnie et l’affection rendaient peut-être ce genre d’objets plus doux, plus accueillant . . . Hn. Allez savoir !

Le livre se ferma dans un claquement doux, bref, regard clair serpentant lascivement le long des contours de l’objet. LOVELESS. Entièrement réécrit de mémoire à la main. Il avait en sa possession ce qui était très certainement la dernière version lisible n’ayant pas été réduite à néant du bouquin transcendant. Si l’on ignorait la présence constante de son meilleur ami disparu à l’arrière de son crane, les mots que renfermaient les pages s’avéraient très certainement être la composante la plus précieuse de l’univers de l’homme. Un recueil de vérité, de rêves et de déchéance. Les paroles de la Déesse transcrites par la main de l’homme dans l’épopée grandiose et dramatique de ses disciples. Il avait plus souvent qu’autrement l’impression d’y lire sa vie et l’associait de plus à plus à ce double alterné de lui-même. Celui se trouvant enfermé dans les profondeurs d’une grotte située sous une citée portant l’étrange nom de ‘Midgar’. Le rêve de reflet brisé le hantait passablement, car il semblait plus réel, plus vif, que sa propre existence. Pourtant. . . pourtant, cet homme lui étant identique en tous points, ayant vécu un enfermement similaire au sien n’était que le fruit d’un songe déplorable. . .

Non ?

Qu’importait, pour le moment. Angeal d’abord. Even avant tout.

Posant l’inestimable manuscrit sur la première surface élevée qu’il pu dénicher, il s’éleva de son bas perchoir d’un mouvement fluide, trimballant sa carcasse fracassante dans son androgynie jusqu’à la banalité qu’était son garde-manger. Très certainement vide, maintenant qu’il y pensait. Il n’appréciait pas particulièrement arpenter la ville dans le but de restocker ses vivres. Trop différente de Radiant Garden, cette ville lui donnait plus souvent la nausée caractéristique qui venait en paire avec la nostalgie. Il préférait nettement, lorsqu’il s’aventurait hors de sa tanière improvisée, chercher un moyen de quitter ce monde éclaire par un astre couchant. Le sentiment ne s’était vu qu’intensifier depuis sa rencontre malencontreuse avec cette dame aux mèches roses, oui elle, cette femme qui un instant lui avait permis tous les espoirs du monde. Mais elle ne l’avait pas vu, Angeal. Non. Toutefois, elle venait d’ailleurs, de loin, et représentait son meilleur parti pour fuir le morne monde dans lequel il avait atterri. Il la retrouverait et s’acharnerait de nouveau sur elle . . . en temps et lieux.

Pour l’instant, remplir cette infamie où brillait l’absence de nourriture prouvait être une conduite plus intelligente, quoique moins satisfaisante à court terme. Il n’était pas vraiment d’humeur. Quoique l’avait-il déjà été depuis son réveil ? Un moment de quiétude, un réel moment de sérénité. En paix sur le bord d’une plage laissant les eaux turquoise s’abattre contre le sable fin. Enfilant une veste, rouge, quand ses vêtements n’étaient-ils point rouge ?, il s’extirpa cérémonieusement des confins de sa demeure provisoire. Il trouverait bien un moyen de quitté ces lieux un bon jour. Bientôt avec un peu de chance.

La lumière tamisé, crépuscule constant de Twilight Town, l’accueilli à l’extérieur dans toute sa tranquillité relative. Les gens savaient-ils que des Heartless trouvaient parfois la force de ramper le long des parois de leur chérie conurbation ? Il en doutait fort. Ingénus heureux qu’ils étaient tous. Pourquoi leur monde à eux ne s’était-il pas vu englouti par les ombres ?

Injustice qu’on n’accordait qu’à ceux dont le karma restait intouché par les horreurs de la science, à priori. Les flammes crépitant à l’arrière de son esprit se firent sentir, colère banalisée au fil des ressentis, au fil des années. Il serra les poings. Où trouverait-il un adversaire digne de lui dans cette pitoyable ville. Seifer ne faisait pas le poids et ces hommes en noirs qui allaient et venaient mystérieusement demeuraient insaisissables. Hmm. Sauf ceux qui, armés de sourire figés, pouvaient parfois être aperçus dans les hauteurs de la grande horloge. Il n’osait pas les approcher, pas maintenant, un bon jour peut-être, la ressemblance que l’un des deux êtres entretenait avec le jeune Lea le laissant méfiant, soucieux.

Il se dirigea, sans vraiment se pressé, vers la zone de commerce centrale où siégeait la majorité de la vie et de bruit de la ville. C’était une courte marche à partir de son appartement, très courte, considérant qu’il avait élu domicile, à contre cœur, près de chez une dame qui s’amusait à embaucher des adolescents pour que ces derniers donnent des spectacles mettant en scène des ballons. Des ballons. Combien de fois avait-il été importuné dans ses lectures par le fracas d’un de ces jouets s’abatant fortement contre sa fenêtre ? Soupir condescendant.

Ses pas ricochaient contre le parquet, imité lointainement par une autre âme très certainement entrainée au silence. Mais son ouïe modifier par la science . . . Quelqu’un ? Il passait près d’une ruelle, ses talons amoindrissant graduellement leur fracas sonore . . . Il longea le mur, glissant une paume adroite sur ce dernier, juste au cas où l’être dissimulé ait la puissance de représenter un danger. Il s’approcha posément, se damnant mentalement de ne pas avoir eu la présence d’esprit de trainer sa rapière avec lui. Son ascension vers le pan de mur, tournant obsolète, ennuyant, s’essuya d’un face à face avec le visage enfantin d’un blondinet à l’attrait capillaire aussi notable que l’absence de Heartless.

L’homme vêtu de rouge arqua un sourcil en direction de l’inconnu, interloqué. Pourquoi se cacher ? La question se porte elle-même jusqu’à la réponse, lorsqu’un regard plus détaillé afficha la tenue toute d’onyx, opaque, que portait le groupe mystère qui s’amusait à vagabonder ça et là. Un sourire se dessina sur ses lèvres, moqueur, suffisant, ne dévoilant aucune réelle joie substantive. Il souriait de l’ironie, de la situation, car il lui fallait afficher un visage plaisant pour éviter les enquêtes puériles.


« I’ve seen your kind looming around. Secretive, aren’t you ? »
- J’ai vu les tiens rôder dans le coin. Cachotier, êtes vous ? -

Il fit quelques pas supplémentaire, positionnant ainsi son corps dans l’embouchure de la ruelle silencieuse, ses yeux bleus analysant avec une curiosité amusée le jeune homme se trouvant devant lui. Son étirement de lèvres se fit un tantinet, imperceptiblement, plus brusque, plus vicieux.

« To what do I owe the pleasure of catching one of you ? Dare I ask why you were hiding from me ? »
- À quoi dois-je le plaisir d’attraper l’un d’entre vous ? Oserais-je demander pourquoi tu te cachais de moi ? --

[ Si y'a un problème, n'hésite pas à me le dire que je modifie. <3 ]


Dernière édition par Genesis Rhapsodos le Sam 18 Fév 2012, 12:39 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: He is my Master ! | Genesis   Jeu 19 Jan 2012, 6:40 am

Oups. C'était la seule chose qui venait à l'esprit de Demyx à la seconde où il se retrouva face à face avec quelqu'un. Il avait pensé regarder discrètement celui qui s'avançait sur la place et à peine avait-il décalé sa tête pour jeter un coup d'oeil qu'il s'était retrouvé confronté à un visage. Et il était censé faire en sorte que personne ne le remarque... échec total, en même temps, la discrétion, c'était pas trop son fort, surtout quand on s'avère être maladroit – il n'oubliait pas la chute qu'il avait fait à peine sortit du portail. Dans quoi diable avait-il put se prendre les pieds pour se retrouver face contre terre alors qu'il n'y avait aucuns obstacles alentours ? Oui, c'est tout le mystère de sa maladresse. Et maintenant qu'il s'était fait repéré, comment il allait pouvoir s'en sortir ? Déjà, il allait devoir savoir ce que voulait la personne qui venait à présent le contourner pour se placer en face de lui. Il ne va pas s'en dire que la Mélopée espérait qu'il n'avait pas d'intention meurtrière à son égard ! C'est pas qu'il n'avait pas envie de mourir mais voilà quoi... il s'estimait être encore bien trop jeune pour pouvoir quitter ce monde maintenant !! Juste une envie de survivre quoi. Puis ce serait bête de quitter l'Organisation maintenant alors qu'ils avaient enfin des nouveaux membres sympathiques avec qui il pouvait s'amuser !

Mal à l'aise, Demyx leva timidement les yeux vers l'inconnu, très lentement, si bien qu'il eut l'occasion de le détailler des pieds à la tête. Cela paraissait peut-être idiot à dire comme ça, mais il devait avouer que sa tenue était vachement classe ! Rien à voir avec son uniforme de l'Organisation, toute noire, toute triste. Fallait-il préciser qu'il n'aimait pas le noir ? Quelque soit sa forme, il aimait pas cette couleur, ça lui faisait trop penser aux ténèbres en plus, puis dans le noir on y voit rien, on sait jamais sur quoi on peut tomber et ça lui fait peur. Il préfère nettement être à la lumière du jour et voir ce qui va lui tomber dessus. En plus, c'est vachement plus facile de fuir quand on peut voir où on marche ! En l'occurrence, ici, la fuite n'était pas vraiment envisageable, disons qu'il était un peu coincé. Enfin, il aurait très bien put tenter le coup, hein, mais quelque chose lui disait que même s'il parvenait à s'éloigner d'ici, il n'aurait pas le temps de rejoindre le portail. Juste une idée, comme ça. Un peu flippant cela dit. Surtout que le sourire qu'il affichait n'avait rien de très rassurant, c'était même très inquiétant.

Demyx n'osa pas bouger, comme si le moindre mouvement pouvait lui être fatal. Ceci dit, l'inconnu ne semblait pas être armé, mais il ne pouvait s'empêcher d'être en total confiance, après tout, lui non plus ne semblait pas l'être et pourtant, en quelques secondes, il pouvait invoquer son sitar. Puis on est jamais trop prudent, hein... Enfin c'est ce qu'il se disait, après, ça restait à voir. En tout cas jusqu'ici, ce principe ne lui avait jamais fait défaut, après, la meilleure défense restait toujours la fuite ! Non bah, non, pas l'attaque... il est pas du genre à foncer tête baisser sur quelqu'un pour le blesser volontairement, il préférait encore courir. Et n'allait pas lui dire qu'il devait aimer le sport à l'école parce que ce n'était absolument pas le cas, il détestait absolument tout, et encore plus de devoir pratiquer une activité physique et transpirer pour le plaisir. Mais de toute façon, il ne se rappelle même avoir été à l'école au cours de sa vie humaine. En tout cas, il est certain de détester le sport ! Mais bon, il est évident qu'on ne peut pas nier qu'il est plutôt doué à la course.

Enfin bref, dans le cas présent, cela ne s'avérer pas d'une grande utilité, il était clair qu'il n'allait pas prendre le risque de prendre la fuite. C'est que Demyx était super intimidé là, et … intrigué, oui voilà, c'est ça le mot, intrigué. Il ne savait pas pourquoi d'ailleurs. C'était une des raisons qui le poussait à rester sur place, ce qu'il faisait très bien. 'air un peu bêta, il avait les lèvres légèrement entre ouverte, genre comme si on l'avait mis sur pause avant qu'il n'est le temps de refermer la bouche. Oui, évidemment, il avait l'air totalement stupide, mais à vrai dire, ce n'était pas vraiment pour changer de d'habitude, n'est-ce pas ? Quoiqu'il en soit, il était là, figer sur place à contempler le magnifique beau gosse qui se dressait devant lui telle une statue d'Apollon. Rien que ça. Genre comme hypnotisé, il ne lâcha pas des yeux ses lèvres qui bougèrent pour former différent mots qui lui parvenaient lentement jusqu'à son cerveau un peu ralenti. Et puis d'un seul coup, le petit blond referma la bouche, comme s'il venait de se rendre compte qu'il allait finir par gober une mouche en restant comme ça. En fait ça remplacé plutôt le ravalement de salive quand on sent qu'on est en mauvaise posture et qu'on ne va pas s'en sortir si facilement qu'on l'espère.

En une fraction de seconde, Demyx se sentit comme une souris prise au piège par son prédateur de chat et qui sentait qu'elle allait se faire dévorer d'une seconde à l'autre. En l'occurrence, l'image était tout à fait appropriée, au vu du fait qu'il était coincé dans une petite ruelle. Et qu'il était certainement aussi insignifiant que cette petite créature au pelage généralement gris, gris comme le néant dans lequel il appartenait. Bouh que c'est beau ça ♥. Oui enfin comme situation, c'était pas tellement glorieux, ceci dit, ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait à la place de la victime. C'était même une habitude – puis faut pas se leurrer, il est inconcevable de l'imaginer en train de dominer une situation, quelle qu'elle soit. Rien que le fait d'y songer l'espace d'une seconde, c'était bon pour mourir d'overdose de rire. Ne croyez-vous pas ? En attendant, il allait bien falloir qu'il remue un peu son popotin et qu'il trouve un truc intelligent à dire. Un truc à répliquer pour se sortir de ce guêpier...

Oh, I... I'm not hiding from you, I... I seek just, uh... a thing...
v.f Oh, je... je ne me cache pas de vous, je... je cherche juste, euh... un truc...

Oui bon, en effet, on pouvait faire plus convainquant. Mais c'était Demyx après tout, ça se voyait tout de suite quand il essayait de mentir, parce qu'il n'était pas très doué pour ce genre de chose. Quoique là, c'était pas tout à fait faux, vu que dans un sens, il était censé "explorer" la ville, voir si y'avait des choses qui avait changé ou si c'était toujours aussi calme par ici. Oh, en y repensant, il avait quelque chose à dire à Saïx maintenant ! Un monsieur étrange qui se baladait là, qui ne semble pas être un habitant. Par contre... il faudra peut-être qu'il évite de mettre dans son rapport qu'il s'est fait coincé par cette même personne, alors qu'il était censé rester dans l'ombre... Oui mais bon, c'était un peu trop lui demander, il est pas multifonction le Numéro IX ! Déjà qu'il sache faire une chose ou deux, c'est déjà pas mal, maintenant, que ça convienne pas à l'Organisation XIII, c'était une toute autre histoire. Et l'art de la rhétorique ne faisait pas partie de ses compétences.

I... You... haven't seen suspect things happen here... by chance ?
v.f Je... Vous... n'avez pas vu des choses suspectes se produire ici... par hasard ?
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Genesis Rhapsodos♠ Messages : 122
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MessageSujet: Re: He is my Master ! | Genesis   Sam 18 Fév 2012, 12:37 pm

Phalanges recouvertes de cuirs glissèrent le long d’un mur aux intonations granuleuses, gravier friable compacté pour ériger une défense, pour séparer la ville du crépuscule, d’un monde extérieur qui se profilait et se perdait dans l’horizon. Jusqu’où s’étendaient les contrées entourant Twilight Town, où s’apposaient dont les limites de cette réalité? La perspective d’un endroit immense dont les limites ne pouvaient point être aperçues lorsqu’on scrutait l’eau qui se perdait dans l’infini de part les rebords rocheux de la plage laissait le crépitement incertain des flammes de sa haine vaciller dans la peur de ne jamais pouvoir retourner là d’où il venait, de ne jamais pouvoir retrouver Angeal. Un moyen plus douloureux de punir son existence synthétique existait-il ? Emprisonné, à jamais, jusqu’à ce que toute trace de vie et de fougue l’abandonnent.

Phalanges craquèrent doucereusement, paume s’abattant sur le mur. Iris bleus interrogateurs, espiègles, détaillant l’individu dont les talents d’espion ne resplendissaient pas de leur qualité, Genesis ne put s’empêcher de ressentir une vague de soulagement. Certaines possibilités de libération se présentaient, tout n’était pas perdu. Si ce n’était pas cette femme à la chevelure évoquant des pétales de fleur et à l’attitude disgracieuse qui se montrait utile, les membres de cette organisation rampante, de ce groupe éludant les mains curieuses de Genesis, prendraient sa place sans problème. Après tout, ils allaient et venaient à un rythme fracassant, leurs disparitions et apparitions portant des effluves similaires à celles que le jeune clone de Sephiroth avait répandu tout autour de lui. Des relents d’ombres qui n’appartenaient pas à la ville. Aliens et instoutenable.

Il sortirait d’ici. Il reconquérirait sa liberté, détruirait Even, assujettirait Sephiroth et par-dessus tout, il retrouverait Angeal. Le plus tôt possible. Oui.

Le blondinet, cuir noir et luisant détonant avec son visage d’ange, le fixait, imitation bancale d’un jeune veau séparé de sa mère, bouche entrouverte, yeux laissant entrevoir un ébahissement craintif. Quel drôle de personnage, différent de tout ce que le guerrier cramoisi aurait pu s’imaginer. Après tant de semaines à contempler les allées et venues des cryptiques figures ténébreuses, l’expérience scientifique s’attendait à davantage de professionnalisme, de mystère. L’ébauche d’un danger suintant et lancinant qui lui poserait une forme de compétition et le destituerait de son ennui. Il y avait si longtemps que le métal carmin de sa rapière n’avait pas goûté à l’air frais dans le but de s’entrechoquer avec une cousine. . .

Enfin, un individu aux apparences si impressionnables ne prouverait que plus simple à manipuler, à conformer. Sortir de chez lui pour aller voler au marché s’était peut-être, au final, bien que quelques minutes ne suffisaient pas pour s’en montrer certain, avéré être une idée noble, idéale. Sa lame pouvait patienter. Encore . . .

Le jeune home, adorable, il fallait en convenir, entre une fermeture lente et une ouverture accélérée de son orifice buccal, s’égara dans des propos peu consistants, peu reluisants. Alors il ne tentait pas de se soustraire de la vue des prunelles baladeuses ? Balivernes ! Genesis tiqua de dégoût à l’ouïe du vocabulaire aux tournures simplettes. Une chose. Chose. Il plissa son nez, rechignant presque d’accepter de fournir une réponse au blond, de continuer l’échange. Toutefois, ignorant ses grands chevaux, il se ravisa et demeura dans l’embouchure de la ruelle. Laissé son tempérament bouillant prendre le dessus sur ses actions n’aurait pas profité à ses desseins et, ce faisant, il se contenta d’ouvrir la bouche, couvrant ses mots d’une lourde épaisseur de condescendance. Sarcasme et ironie, surmontée d’une cerise ayant adopté l’apparence d’un sourire cynique.


« A thing ? And such a thing could be found in an alleyway . . . »
- Une chose ? Et une telle chose pourrait être trouvée dans une ruelle . . . -

La question s’avérait, en essence, davantage réthoricale qu’interrogative, donnant à Genesis la possibilité d’exprimer toute l’exaspération qu’un mot aussi hideux et passe partout que ‘chose’ lui évoquait. Vraiment. Le poète retenait presque cet usage accablant comme une insulte. Normalement, la situation aurait elle été moins importante, moins vitale, aurait-il littéralement enterré son interlocuteur sous une foule d’insultes enjolivées de termes colorées, mais, mais . . . Il devait faire passer ses priorités aux devants de ses états d’âme passagers.

Maintenant, la chose s’habillait, revêtissant des parures vaguement suspectes. Le prophète de la Déesse, arqua de nouveau un fin sourcil auburn, interloqué par cette précision qui au final, ne révélait pas grand détails au sujet de la présence de l’inconnu dans une ruelle en retrait de la masse. Masse qui demeurait un mot relativement inutile lorsqu’on décrivait une conurbation comme Twilight Town. Soit. Quelle importance une définition faussée possédait-elle dans la généralité ? L’autre et sa bouille innocente ne se donnait certainement pas la peine de jouer dans la précision . . .

Ricanement suave. L’ex-habitant de Radiant Garden esquissa quelques pas, démarche féline et calculée l’amenant à contourner avec une lenteur pleine d’imminence la silhouette onyx de son interlocuteur. Il ne semblait pas armé, ne semblait pas représenter une quelconque menace, mais les apparences se montraient souvent trompeuses. Il suffisait de songer au Roi Mickey pour bien s’en rendre compte . . .


« Suspicious you say ? »
- Suspectes, dis-tu ? -

Terminant son bref tour du gamin à l’opposé de là où il l’avait commencé, c’est-à-dire dans la région dorsale du jeune homme, Genesis, peu intimidé malgré l’écho de méfiance qui persistait à accompagner les flammes crépitant sans relâche à l’arrière de son crâne, s’adonna à poser une épaule sur la surface du mur, penchant allusivement la tête sur le côté, toisant le blondinet ente amusement et curiosité. Vraiment . . . quelle rencontre particulière, pleine d’opportunités fructueuses et tortueuses.

« Aah, I wonder. . . Have I seen a suspicious thing of some sort laying around this alleyway ? »
- Ahh, je me demande . . . Aie-je vu une chose suspecte quelconque trainer dans cette ruelle ? -

La nuance même de ce qui pouvait être décrit par l’intermédiaire du mot ‘suspect’ d’au travers les prunelles du guerrier vermeil répertoriait une vaste gamme de détails insignifiants. Après tout, il ne venait pas de ce monde, pas de Twilight Town, et les comportements normaux des habitants et leurs coutumes pleines d’idiotie laissaient parfois Genesis en proie à un doute rongeant. Et s’il rêvait encore . . . ?

. . . Ridicule !

Toutefois, d’au travers la lentille d’une loupe commune, la notion de ce qui était suspect changeait pour se faire acérée, menaçante, car, évidemment, le poète savait très bien qu’il détonnait dans le décor morne de la ville faisait de lui une cible parfaite pour l’incertitude. Rouge, hautain, une œuvre d’art parmi des statuettes banales et ennuyante. Suspect, différent. Il ne cherchait pas vraiment à s’inclure dans le manège sociale de la tranquille conurbation, s’aliénant des habitants avec une ironie palpable. Il voulait partir, mais était coincé, rien de plus, rien de moins. Les gens qui ne pouvaient se montrer utiles n’avaient rien à faire dans son cercle vicieux . . .

Yeux bleus inquisiteurs percutèrent des cieux innocents, traçant une ligne indélébile gravant ce dit cercle vicieux à même la chair.


« I have certainly not seen anything looming around here, but I could tell you about a suspicious individual or two if you answer my questions. How about it . . . ? »
- Je n’ai certainement pas vu quoique ce soit trainer dans les alentours, mais je pourrais te parler d’un individu suspect ou deux si tu réponds à mes questions. Qu’en dis-tu ? -

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MessageSujet: Re: He is my Master ! | Genesis   Mar 27 Mar 2012, 10:13 am

Demyx se faisait tout petit dans son coin, renforçant son idée d'être une souris qui avait peur du chat lui tournant autour de lui. L'image était bien appropriée pour lui tandis qu'il triturait machinalement ses manches, visiblement très mal à l'aise. Il ne savait vraiment pas où se mettre alors qu'il avait l'impression que la personne en face de lui le pointait méchamment du doigt en disant "suspect !". Oui parce que franchement, entre eux deux, c'était quand même lui le plus suspect avec sa tenue en simili cuir qui ne passe vraiment pas inaperçu. Oui bon, il ne passait jamais inaperçu de toute façon le petit blond, tenue noire ou pas tenue noire. Mais il fallait le comprendre aussi ! Genre à la Citadelle, c'est tout gris et ça déteint sur les autres qui tirent toujours une sale tronche ! Alors lui, bah, plein de bonne volonté, il s'était proposé pour mettre un peu d'ambiance, une touche artistique de sa musique. Pas sa faute si après, personne n'a l'oreille musicale et qu'ils sont incapable de reconnaître pas son génie créatif. Non, il ne jouait pas faux ! Il ne joue jamais faux, la preuve, quand des notes d'eau sortent de son sitar, elles sont parfaites et pas toute tordue, toute déformée, c'est bien là la preuve qu'il joue correctement.

Mais, Xiggyyyyyy, pourquoi il fallait qu'il soit sur une autre mission ? Ça aurait était cent fois mieux s'il avait pu être avec lui plutôt que de se retrouver tout seul, envoyé dans cet endroit comme pâture pour les lions – enfin, le lion, il n'avait même pas croisé de sans-coeur. Oui, évidemment, il serait surement resté agglutiné à lui, le borgne l'aurait repoussé et puis il serait revenu à la charge, s'accrochant à son bras jusqu'à ce qu'il cède et Demyx aurait afficher un grand sourire triomphant, tout fier de lui. Et puis évidemment, il aurait laisser son chevalier le défendre contre les vilaines bêbêtes noires qui lui voulaient du mal ♥. Oh que oui, il l'adore plus que tout son Xiggy d'amour et quand il est avec lui, il se comporte vraiment comme un gamin – plus que d'habitude quoi. Un gamin tout heureux comme si on venait de lui offrir un bonhomme. Loin de là qu'il avait l'idée de le manger ! Il n'était quand même cannibale, mais voilà, avec son adorable borgne, il se sentait toujours tout heureux, quoiqu'en dise Xemnas comme quoi il n'avait plus de sentiment humain.

En repensant à son boss, Demyx ne put s'empêcher de faire une petite moue boudeuse. Il était toujours en train de lui crier dessus, le rabaisser, lui dire sans cesse qu'il n'était qu'un bon à rien et que s'il ne faisait pas un effort, il le transformerait en reflet. Et donc voilà, il n'avait pas trop envie de finir comme l'un de ces similis tout bête qui n'ont même pas de souvenirs. C'est qu'ils parlent même pas en plus ! Et en devenant un reflet, il ne pourrait même plus faire de câlin à Xiggy, plus qu'il n'aurait certainement plus son sitar, donc plus de musique non plus. Oui, il y avait de quoi le motiver dans cette menace, mais ça ne le rendait pas pour autant plus compétant. La preuve, sa discrétion l'avait conduit à se retrouver nez à nez avec un inconnu qui s'amusait à tourner autour de lui. Lui, le pauvre simili sans défense, la petite Mélopée qui ne pouvait même pas jouer librement de sa musique et qui se retrouvait à présent coincé dans une petite ruelle face à face avec un prédateur qui n'attendait surement qu'un geste de lui avant de le dévorer tout cru.

Mamaaaaaan, euh, non, Xiiiiiiiiiig, à l'aideeeeee. Il était clairement désigné comme une chose suspecte qui s'amusait à traîner dans les petites ruelles. Il allait se faire bouffer, assurément, ça ne faisait plus aucun doute !! Que faire, que faire que faire ? Non, pas se battre, tout mais pas ça, en plus il allait surement se faire ratatiner avant d'avoir eu le temps de finir l'invocation de son sitar chéri et pas question de se servir de ce dernier comme d'une massue ! Ça risquerait de l'abîmer et après, il serait inconsolable, à coup sûr. Mais en attendant, Demyx allait bien devoir se débrouiller tout seul, trouver une solution pacifiste pour se sortir de ce guêpier et avec un peu de chance, rentrer "chez lui" sans la moindre petite égratignure, entier, bref, indemne quoi. Oui oui, il avait bon espoir le petit blondinet, il ne voulait pas non plus se démoraliser tout de suite. Quoi, comment ça il se faisait des illusions ? M-Mais non, pas du tout ! Il était certain, convaincu même, qu'il n'allait rien lui arriver de mal et qu'il ne ferait que parler gentiment avec cet inconnu. Après tout, pourquoi ne serait-ce pas le cas ? La Mélopée n'avait aucune intention de se battre et il espérait bien que son interlocuteur ne trouve pas de raison de l'attaquer en retour. En tout cas, il semblait disposer à dialoguer. Pas d'hostilité.

Ah, okay, I... I'll answer your questions, but I... if this suspicious individuals had black cloth like me, it's probably my, uh... friends...
v.f Ah, ok je... je vais répondre à vos questions, mais je... si ces personnes suspectes ont des vêtements noirs comme moi, c'est probablement mes, euh... amis...

Demyx savait qu'Axel avait pris l'habitude de venir manger des glaces ici avec les deux p'tits nouveaux. D'ailleurs, il faudrait qu'il prenne son courage à deux mains lui aussi, qu'il invite enfin le borgne à venir manger une glace avec lui. Hm, évidemment, Xigbar n'était peut-être pas du genre à manger des "cochonneries" pareil, mais il arriverait certainement à le convaincre. En plus, il avait économiser exprès des munnies pour pouvoir en acheter facilement deux ! Voilà, c'était décidé, à son retour de mission, il l'obligerait à venir avec lui et puis Saïx, bah il attendrait pour avoir son rapport. Priorité à son borgne préféré ! Oui mais bon, il allait d'abord devoir terminé l'affaire en cours ici avant de pouvoir espérer retourner à la Citadelle. En espérant que d'ici là, il ne lui arriverait rien de trop tragique et qu'il ne se dégonfle pas pour lui faire sa demande. Oulah, dit comme ça, il avait l'impression qu'il allait demander Xigbar en mariage (x.x). Non, mais non, quand même pas, ce sera juste une petite sortie toute anodine. Oui, voilà.

Oh, by the way, I... My name is Demyx... If you're interested...
v.f Oh, au fait, je... Je m'appelle Demyx... Si ça vous intéresse...
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MessageSujet: Re: He is my Master ! | Genesis   Dim 26 Aoû 2012, 11:19 pm

Condescendance gauchement fructueuse, sarcasme explosant hors des pores de sa peau. Un sourcil de rouille s’arqua vers le haut, disparaissant partiellement derrière un rideau de mèches cuivrées. Un brin de naïveté, enfantine, idéaliste, prouvait parfois être charmante, mais . . . Ce gamin venait d’admettre qu’il s’englobait lui-même dans le cercle vicieux des gens suspicieux labourant cette morne ville de leur pas, dans la catégorie de ceux qu’il prétendait chercher. Un faux pas qui le catapultait vigoureusement dans un mur, qui laissait paraître ces iris océans plus niais qu’ils ne devaient l’être réellement. Et ce n’était pas tout, l’atrophie lente du niveau d’exaspération de Genesis se poursuivait, traçant une ligne sinueuse à même le parquet de la ville, le destituant presque de toutes envie d’user de ce jeune homme un peu étourdi. Presque. Car une opportunité, dans cet endroit morne et orangé, aussi simplette et boiteuse soit-elle, demeurait une opportunité. Mieux que rien, mieux que la perspective de sombrer dans le néant de ses pensées. Soit, cette opportunité, blonde, balbutiante, nerveuse, se montrait plutôt affligeante au travers de ses mimiques gauches. En effet, comble de la maladresse pour un groupe aux apparences aussi fermées que celui auquel le blondinet appartenait ; les bougres, apparemment, portaient tous les mêmes vêtements. How tacky is that ? Genesis s’accorda un soupir mental, dévisageant le pauvre petit faon et ses grands yeux avec un brin d’exaspération. Après un discours sur des ‘choses’, il se jetait dans la mâchoire fictive de la moquerie innée de l’Ex-habitant de Radiant Garden en s’empêtrant dans ses propres questions sans la moindre grâce. Peut-être qu’au final, cette tactique visait à cacher un jeu plus tortueux ou Genesis lui-même était la proie . . .

Ou peut-être que ce jeune homme aux vêtements inappropriés s’avérait être tout simplement d’une stupidité incroyable. Là où Genesis espérait que sa première option mentale soit celle s’avérant être exacte ( de sorte à ce que l’une des rares parcelles de foi qu’il accordait à l’humanité ne lui soit pas arracher ), il convenait, piètrement ennuyé, que la seconde lui profiterait nettement plus. Un pion à manipuler, une ouverture dantesque vers l’antre de ce groupe vêtu de cuir souple et ténébreux. Esquisse d’un sourire suffisant, l’expérience génétique vînt s’imposer, momentanément, comme dans l’ébauche d’un gracieux pas de danse, dans la proximité intime de son interlocuteur, effleurant un torse vêtu de par l’intermédiaire de phalanges gantées. Oh, petit, insignifiant et, espérons le, utile, Demyx . . . Devrait-il l’apprivoiser par la peur ? Le dompter par le charme ? Comment en arriverait-il à savoir si ce joli bonhomme savait quoique ce soit sur ces buts principaux, connaissait un moyen de quitter Twilight Town ? Question sans réponse pour le moment, mais monsieur Rhapsodos comptait bien y trouver réponse.


« Oh ? Then that makes you suspicious. I think we have found the lucky winner. I happen to see a suspicious individual right in front of me ! »
- Oh ? Alors cela fait de toi quelqu’un de suspect ! Je crois que nous avons trouver le gagnant chanceux ! Il se trouve qu’un individu suspect se trouve pile devant moi !

Vicieux ? Que trop peu. Prenant ses distances par rapport au blondinet auquel il accorda une moue entendue, Genesis, bien conscient de faire partie de la caste des personnalités louches de l’endroit, tenta de rentrer la balle dans son camp. Question de sécurité. Aussi questionnable ce groupe de pseudo-sadomasos se dévoilait-il être, après des années passées enfermé dans un cylindre de verre incassable, Genesis avait appris à ne jamais sous-estimer ses opposants. Quoique parfois l’impulsivité le prenait de force et annulait son bon jugement . . . Angeal aurait tout de même été fier des nets progrès qu’il présentait. L’expérience refoula la douloureuse nostalgie qui vînt tenailler son œsophage, reportant de nouveau son attention sur sa potentielle victime et, si tout se déroulait bien, son éventuel pion. Posséder des connaissances qu’on pouvait utiliser à bon escient dans son entourage ajoutait toujours des cartes à un jeu de possibilités grandissantes. Plus l’un possédait de carte, plus il lui devenait simple d’achever ses buts. Le nombre de cartes à abandonner différait selon le but à atteindre. Au vu des nombreuses épreuves qui se profilaient dans l’horizon de la vie de Genesis, Demyx ne lui serait pas de trop, il ne cracherait pas sur la moindre aide, aussi maladroite soit-elle, piétinerait volontairement son orgueil. . .

Tout pour ses vengeances. Tout pour Angeal.

Ses doigts revinrent valser avec le bord du mur de la ruelle, lents, prédateurs, affichant une patience, une contenance, qui n’existait qu’en surface. Mais Demyx n’avait pas besoin de savoir cela, tout comme il n’avait nul besoin de connaître son nom.


« Thought, isn’t it a bit peculiar that you, the suspicious one, would be wandering around searching for suspects . . . »
- Quoique, n’est-il pas particulier que toi, l’être suspicieux, vagabonde dans les alentours à la recherche de suspects. . .

Cette sordide recherche menée par le blond se rattachait certainement au cœur de cette organisation foireuse à laquelle il appartenait, ces ombres évasives qui perdaient, de seconde en seconde, un peu plus de crédibilité aux yeux de Genesis qui ne passait pas une occasion de juger hautainement. Tout de même . . . qu’est-ce que c’est gens pouvaient bien souhaiter dénicher à Twilight Town ? Sephiroth ? Maleficient ? Peu probable. Peut-être que le rouquin se prenait inutilement la tête, cherchant des épopées là où il n’y avait qu’un morne rite de passage pour une bande toute aussi moche. Une bande qui appréciait porter des vêtements agencés . . .

Toute cette rencontre perdait vite de son sérieux . . . Entre obscurité, mystère et une incongruité si disloquée que Genesis s’en voyait déstabiliser. Quel était dont ce décorum douteux ? Soit, faisant fit de ses impressions, le pyromane s’efforçait tout de même de conserver ses manières flegmatiques, prédatrices, car, peut-être, juste peut-être, que tout ceci allait déboucher quelque part. Lèvres s’entrouvrirent de nouveaux, un chuchotement bas, velouté. Une interrogation.


« What are you hoping to find ? Tell me, Demyx. »
- Qu’espères-tu trouver ? Dis moi, Demyx.

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